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Le service civique gagne encore à être développé chez les pompiers

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, France, Toute l'actu RH

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pompiers casque rang UNE © Flickr CC by nd llyglad

Le nombre de jeunes qui exercent un service civique chez les sapeurs-pompiers peine à décoller en raison notamment de l'indispensable formation que suppose le métier. Dans ce contexte, certains SDIS expérimentent avec succès un "service civique adapté".

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A l’occasion de ses voeux à la jeunesse pour l’année 2016, François Hollande a formulé le souhait que d’ici 2018, le service civique, lancé en 2010, puisse accueillir 350.000 jeunes.

Parmi les 120.000 jeunes de 16 à 25 ans qui effectuent cette mission d’intérêt général, ce n’est encore qu’une infime partie qui passe par la galaxie des sapeurs-pompiers : 250 jeunes étaient en contrat au 31 décembre 2015, contre 129 dans 58 différents services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) en 2014, selon le ministère de l’Intérieur. “Trop peu de jeunes sont accueillis en service civique dans la sphère de la sécurité civile”, a reconnu le préfet Laurent Prévost, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises, lors d’une journée d’études organisée le 27 janvier à Paris par l’Institut français de la sécurité civile. Et d’appeler les efforts à être “décuplés” en 2016 pour que ces missions puissent être un “puissant facteur d’engagement et d’intégration”.

Un vivier pour recruter des pompiers - Depuis le printemps, un préfet, Alain Régnier, a été nommé pour assurer le “déploiement du service civique”, notamment dans les SDIS. Plusieurs fiches détaillées de tâches ont déjà été conçues par le ministère de l’Intérieur. Ces jeunes, qui suivent une formation PSC 1 au début comme les autres volontaires du service civique, participent ainsi aux missions de prévention des accidents courants, à la formation aux gestes qui sauvent ou aux secours aux personnes. L’objectif est notamment de recruter des futurs sapeurs-pompiers volontaires, alors que les effectifs de ceux-ci ont diminué de 15.000 en dix ans.

“Le service civique permet de développer des actions de sensibilisation auprès du grand public, notamment des enfants dans les écoles. Ils nous aident à préparer ces interventions et vont aussi en immersion dans les casernes.”, détaille le capitaine Céline Guilbert, chargée de la jeunesse, de la prévention et de l’éducation du citoyen face aux risques à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). Une intention louable qui, pour certains, est encore “un peu moins naturelle” : “les SDIS sont pour beaucoup dans une relation administrative, hiérarchique alors que l’engagement du service civique demande une autre forme d’accueil. On doit être sur la collaboration, l’accompagnement d’un jeune vers un projet d’avenir”, explique-t-elle.

Adaptations locales - La « Fédé », membre du comité stratégique de l’Agence du service civique, soutient certes le développement du service civique au sein des SDIS mais cet accueil comporte des limites, notamment la participation des jeunes aux opérations à risques comme les incendies faute de formation au préalable et de durée suffisante sur le terrain. En Lorraine, une expérimentation de 9 mois a été mise en place dans les SDIS de Meurthe-et-Moselle, des Vosges et de la Meuse pour accueillir 12 jeunes capables d’accompagner les sapeurs-pompiers dans toutes leurs missions et sélectionnés par les missions locales. Un “service civique adapté” qu’a supervisé le commandant Bertrand Lepoutere du SDIS 54 :” Nous avions eu auparavant deux promotions de service civique classique. Mais il y avait une double frustration : lorsqu’ils viennent chez nous, c’est bien pour être sapeur-pompier avec toutes les missions que cela comprend. On les formait aussi pendant deux mois à être de futurs sapeurs-pompiers volontaires mais ils ne partaient pas sur le temps de service civique”.

Pour convaincre l’Agence du service civique de soutenir une telle initiative, financée initialement pour 6 mois de mission, il lui a fallu chercher une subvention supplémentaire du conseil régional afin d’assurer trois mois supplémentaire de service à ces jeunes. “On a eu zéro décrochage et ils sont tous restés sapeurs-pompiers volontaires”.. Pour l’instant, ce dispositif n’a pas été répliqué à l’exception d’une initiative similaire qui vient d’être lancée en janvier dans le Nord et accueillant 11 jeunes jusqu’à septembre. “Le ministre en charge de la jeunesse, Patrick Kanner, nous a déjà dit qu’il était pour la généralisation du service adapté. Mais notre limite, ce sont les effectifs. On ne pourra pas absorber des centaines et des centaines de jeunes à former et à encadrer ensuite dans les SDIS”, nuance Bertrand Lepoutere. En Meurthe-et-Moselle, il espère accueillir une vingtaine de jeunes en service civique chaque année.

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