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Lutte contre les déserts médicaux

Accroître la présence médicale en zone désertée : gros plan sur la «V2» du Pacte territoire santé

Publié le • Par • dans : France

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sante-medecin-UNE © Rhoda Baer - National Cancer Institute / Public Domain

Le Pacte territoire santé 2 s’applique à encourager les jeunes à s’installer dans certains territoires, où remplacer les médecins en retraite tient de la gageure.

 

Il n’y a jamais eu autant de médecins en France, pourtant, les déserts médicaux en campagne et dans les zones périurbaines se développent. Ce constat, établi par le conseil national de l’Ordre des médecins, renforce le ressenti d’élus locaux de plus en plus nombreux à devoir trouver des solutions pour pallier le départ en retraite du ou des médecins de ville, non remplacés.

Pour lutter contre ce fléau, la ministre des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Marisol Touraine, a lancé, en 2012, le Pacte territoire santé, conforté dans la loi « santé » récemment adoptée. La ministre poursuit ainsi la « dynamique ». « Pour prendre l’exemple des maisons de santé, on en dénombre 800 à ce jour sur l’ensemble du territoire, contre 150 en 2012″, met-elle en avant.

« Donner envie »

Dix nouveaux engagements ont donc été pris pour résorber un problème que la ministre ne veut pas appeler « déserts médicaux ». « La présence médicale dans certains territoires est un vrai sujet, mais les Français peuvent compter sur un système de santé performant et les élus n’aiment pas que l’on parle ainsi de leurs territoires ! » explique Marisol Touraine.

Il n’en reste pas moins que peu de jeunes médecins veulent s’installer dans les zones sous-dotées. Pas question néanmoins de leur imposer le lieu où ils devraient ouvrir leur cabinet. « Alors que pour beaucoup, la question était “Comment obliger les médecins à s’installer dans certaines zones ?”, pour moi l’enjeu était clairement “Comment leur en donner l’envie ?” Je suis convaincue que la coercition ne fonctionne pas », affirme Marisol Touraine.

Les contrats de « praticien territorial de médecine générale » (PTMG) ont été créés à cette fin, en 2012. Ils garantissent au jeune installé en zone désaffectée une rémunération de 6 900 euros brut par mois pendant deux ans. « Cela fonctionne ! se réjouit la ministre. Près de 540 médecins se sont installés dans ces territoires, grâce à ces contrats. J’ai donc porté l’objectif à atteindre à 1 000 contrats, d’ici à 2017. » « Les deux tiers [ayant signé un PTMG] ont moins de 35 ans, cela offre des perspectives positives en termes de renouvellement des générations », ajoute-t-elle. Néanmoins, ce dispositif est réservé aux généralistes. Les spécialistes ne peuvent bénéficier que du nouveau contrat de praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA), beaucoup moins avantageux puisqu’il ne s’agit que d’une aide en cas de congé de maternité ou de paternité. Marisol Touraine précise toutefois que le contrat « pourra évoluer en fonction des attentes exprimées sur le terrain ».

Des étudiants mieux formés

Afin de réduire les disparités régionales, la ministre a également annoncé que le numerus clausus serait relevé dans « dix universités situées dans des régions manquant de médecins ». Au total, 135 places supplémentaires seront offertes aux étudiants. Pour autant, les internes diplômés à Clermont-Ferrand s’installeront-ils en Auvergne ? Un « programme de fidélisation » sera appliqué, répond Marisol Touraine.

« L’expérience de plusieurs facultés, et celle de Tours en particulier, montre que les étudiants qui effectuent la totalité de leur formation de la première année à l’internat dans la même faculté s’installent dans les territoires alentour (75 % pour Tours), alors qu’une majorité de ceux qui rejoignent une faculté à l’occasion de l’internat vont s’installer dans une autre région (25 % des cas à Tours). » Les régions bénéficiaires profiteront donc également « d’un renforcement de leur capacité de formation auprès des praticiens de ville, par exemple, par la création de postes de médecins libéraux chef de clinique, notamment en médecine générale ».

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  1. 1. JO 02/02/2016, 10h33

    "Je suis convaincue que la coercition ne fonctionne pas », affirme Marisol Touraine. Pourtant cela marche pour les instituteurs.

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