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Baromètre des territoriaux

Faut-il réserver 10 % des places en crèche aux enfants des familles pauvres ?

Publié le • Par • dans : Dossiers d'actualité, France

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BAROMETRE_380x253 © Pascale Distel

Parce que votre opinion nous intéresse, La Gazette a constitué un panel de fonctionnaires territoriaux que nous interrogeons sur l'actualité des politiques publiques et du statut de la fonction publique. Cette semaine : faut-il réserver 10 % des places en crèche aux enfants des familles pauvres ?

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Cet article fait partie du dossier

Baromètre : l’opinion des fonctionnaires territoriaux, chaque semaine

 

Leçon n° 1 - Une grande indécision

Les crèches devront progressivement accueillir 10 % d’enfants pauvres. C’est une des mesures du Plan de lutte contre la pauvreté. Des études montrent, en effet, que si les enfants des familles les plus modestes sont sociabilisés dès leur plus jeune âge – et donc placés en crèche -, ils souffrent moins d’exclusion dans leur vie future. L’objectif de 10 % est fixé, mais n’est pas encore effectif et il continue de diviser. Alors qu’en février 2013, un mois après l’annonce de la mesure par Jean-Marc Ayrault, les « pour » étaient 47 % et les « contre » 37 %, ils sont aujourd’hui 50 % à penser que c’est une bonne chose. La part des opposants a certes reculé, mais c’est surtout au profit de ceux qui préfèrent ne pas se prononcer sur la question.

Leçon n° 2 - Le nombre d’habitants importe peu

Si les réponses diffèrent selon le type de collectivités (lire la leçon n° 3), la taille importe peu. Le nombre d’habitants dans le territoire, s’il peut pourtant faire varier de façon importante la demande générale de places en accueil collectif, influe peu sur l’avis des territoriaux. Sauf dans les petites collectivités entre 5 000 et 10 000 habitants – des zones rurales ou périurbaines – qui connaissent les situations les plus tendues, avec une demande parfois importante, mais une offre limitée (souvent car les crèches privées ne s’installent pas dans ces zones).

 

Leçon n° 3 - Plus on traite du sujet, plus on est indécis

La petite enfance n’étant pas une compétence obligatoire, aucune collectivité ne se doit donc d’offrir aux habitants des places d’accueil aux jeunes enfants. La compétence est néanmoins souvent prise en charge par les mairies, parfois déléguée aux intercommunalités. Certains départements proposent également des places. Ce sont les fonctionnaires travaillant dans les régions qui sont le plus ouvert à la proposition gouvernementale. Mais, dans les collectivités où la question de trouver des places en accueil collectif pour toutes les familles qui le demandent est concrète, les avis sont beaucoup plus partagés.

 

Références

Réalisé par « La Gazette » auprès d‘un échantillon représentatif de 1 355 fonctionnaires territoriaux sur internet le 10 décembre 2015 (407 répondants).

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Mots-clés

Thèmes abordés Enfance et famillePetite enfanceSocial

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  1. 1. Gattini Odile 14/02/2016, 11h29

    Si une réflexion est engagée au sujet de l'accueil des tout - petits issus de familles défavorisées, c'est que le constat est le suivant : il est de plus en plus difficile pour certaines familles d'assumer le quotidien dans ses réalités financières. De plus, il y a de plus en plus de familles mono-parentales...La crèche est un lieu ordinaire d'accueil collectif des tout-petits et de leurs familles, c'est un lieu honorable, de proximité, et de prévention (rôle du travailleur social qu'est l'éducateur de jeunes enfants, spécialiste du tout- petit !). D'ailleurs, on méconnaît son travail, son rôle^. J'espère que ce corps de métier ne disparaîtra pas...Alors "OUI", je dis oui à ce 10%, même si je le trouve minime ne correspondant pas à une réalité sociale des familles. Il y a presque un faux débat autour de ces 10 %...car le réel défi, n'est pas là. Pour moi, le principal défi est la place que l'on accorde aux familles (toutes les familles, et peut - être différemment les familles dites défavorisées) comme acteurs de notre société et de notre humanité. La place du tout petit, de l'enfant dans notre société au - delà de sa place participant à l'économie de notre pays. Au niveau politique, que faudrait - il faire pour que l'accueil du jeune enfant soit pris en compte avec plus d'intérêt, dans l'intérêt de l'enfant ? Ce fameux intérêt de l'enfant ! Je pense aussi à l'embauche et la formation professionnelle des accueillants qui pour certains, certaines (majorité de femmes) font un travail qui prend beaucoup d'énergie, mais tellement riche humainement... Il y a aussi cette réalité du nombre possible de capacité d'accueil des structures. En fait, je ne sais pas trop quoi répondre à cette "intention" des 10%...L'enfant est au centre d'un "problème" qui regarde nos politiques, qui ont avant tout des priorités de rentabilités, et de gestion néo-libérale. Cette question d'accueil des tout-petits me fait penser aussi à l'accueil de nos personnes âgées...(presque le même débat de fond). Et puis...la question de ces 10%, tient elle compte du Territoire sur lequel se met en place cet accueil des jeunes enfants ? La réalité n'est pas la même sur un territoire rural, semi-rural et urbain... Bref...il y a à débattre...avec tous les professionnels qui participent de prés comme de loin à l'accueil du jeune enfant et de sa famille.

  2. 2. Parent qui travaille 02/02/2016, 09h46

    Le problème n'est pas de réserver un quotat de places mais d'ouvrir davantage de places. Les parents qui travaillent ont besoin d'une place en crèche pour reprendre leurs activités et en vivre, tout comme ceux qui cherchent un emploi. Puisqu'il y a trop de chômage qu'est-ce qu'on attend pour ouvrir davantage de formations concernant les métiers de la petite enfance plutôt que des voix de garage et attribuer cette compétence à une collectivité comme obligatoire plutôt que de continuer à laisser des compétences partagées entre 3 ou 4 niveaux de collectivités qui financent des projets qui ne créent aucun emploi. Soyons pragmatiques, le taux de natalité est élevé en France, investissons dans les structures adéquates et créons de l'emploi.

  3. 3. Gestionnaire de crèche 01/02/2016, 19h41

    Le vrai sujet n'est pas de réserver 10% des places aux familles pauvres, elles y ont déja accès avec la PSU et son principe d'universalité et de mixité social. En effet la tarification plancher revient à environ 0.50€ de l'heure soit 20 fois moins cher que la moyenne européenne ! Le vrai sujet, ce sont les commissions d'attribution de places de crèches par les collectivités qui imposent d'avoir un emploi ! Et sans place de crèche, pas de retour à l'emploi notamment pour une mère célibataire...

  4. 4. Le Monolecte 01/02/2016, 09h56

    Pourquoi seulement 10% quand on sait qu'au moins 20% des enfants vivent dans des familles pauvres, qu'une grande majorité sont des familles monoparentales où les femmes cumulent tous les handicaps, y compris et surtout de ne pouvoir accéder à des modes de garde accessibles?

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