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Pourquoi la CGT, FO et Solidaires appellent à une journée d’action mardi 26 janvier

Publié le • Par • dans : A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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Manifestations © Fotolia

Les trois syndicats de la fonction publique ont expliqué, durant une conférence de presse lundi 25 janvier 2016, les raisons de la colère des agents de la fonction publique qui les poussent à appeler à une journée d'action mardi.

 

La principale revendication de la CGT, de FO et de Solidaires porte sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Ils appellent à une mobilisation forte pour peser dans la négociation salariale annoncée pour la fin février.

« Plus la mobilisation sera forte, plus nous pourrons peser dans la négociation », a souhaité Denis Turbet-Delof, délégué général à la fonction publique de Solidaires, au cours d’une conférence de presse lundi 25 janvier 2016.

Situation « absolument inédite »

Entre 110 et 120 manifestations sont attendues dans toute la France, a aussi expliqué Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UGFF-CGT, qui a rappelé que la situation sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires était « absolument inédite », avec pour la première fois un gel du point d’indice qui dure depuis 2010.

Et cette perte du pouvoir d’achat est à rattacher à l’augmentation des cotisations retraite en cours pour aligner le public sur le secteur privé. « Nous l’estimons à environ 10%, ce qui est considérable », a insisté Jean-Marc Canon, qui a également indiqué que la part des salaires, primes et retraite avait connu sur les vingt dernières années une baisse de 0,5 point de PIB, soit 10 milliards d’euros. « Une réalité qu’on refuse souvent de voir », a observé le représentant syndical.

La contraction des effectifs de fonctionnaires figure aussi à la liste des mécontentements. « Dans la plupart des secteurs, on observe des tensions en termes d’effectifs. Dans de nombreux endroits, les déroulements de carrière sont bloqués, les conditions de travail sont excessivement dégradées », a énuméré Didier Bernus, secrétaire général de la fédération FO des personnels des services publics et de santé.

Trains de restructurations

La fonction publique subit en outre « des trains de restructurations importants », a-t-il souligné. « Même si Marylise Lebranchu a annoncé lors des vœux du conseil supérieur de la FPT une pause dans le processus de réforme territoriale, les réformes sont bel et bien là pour les agents : loi Notre, fusion des régions, métropoles, développement de l’intercommunalité… Nous comptabilisons des mouvements sociaux sur le territoire pratiquement chaque semaine car les agents ne savent pas ce qu’il vont devenir, quel seront les contours de leur poste, leur régime indemnitaire, leur protection sociale complémentaire, etc. », a insisté Yves Kottelat, secrétaire général de la branche territoriale de la Fédération des services publics et de santé FO, qui a également expliqué que les perspectives de promotion sont parfois gelées, comme au sein de la métropole d’Aix-Marseille-Provence pour laquelle un contentieux est en cours.

« Les agents étaient en droit d’attendre un sort meilleur. Ils sont plus que mécontents. Ils sont aussi inquiets, face à des réformes manifestement anxiogènes », a analysé Denis Turbet-Delof.

De nombreuses collectivités assurent en outre qu’elles ne remplaceront pas tous les départs à la retraite, et qu’elles ne renouvelleront pas les contrats des contractuels, a rappelé Yves Kottelat.

« Il faut que la politique d’austérité soit revue. La baisse des investissements publics a aussi des répercussions très concrètes sur l’emploi dans le secteur privé », a insisté Didier Bernus.

Quelle que soit la hauteur de la mobilisation de ce mardi, les syndicats souhaitent ne pas en rester là. La CGT, FO et Solidaires ont prévu de faire le point dès le 27 janvier. « Ce mouvement ne sera pas un coup d’épée dans l’eau », a assuré Jean-Marc Canon.

Des syndicats qui ne souhaitent pas faire pression

Certains syndicats qui n’ont pas appelé à se mobiliser mardi expliquent leur choix dans des communiqués. Ainsi, l’Unsa fonction publique considère qu’un appel à la grève ou à manifester pour faire pression avant la négociation salariale « ne correspond plus au syndicalisme d’aujourd’hui qui est le sien ». Pour ce syndicat, « les condi­tions sont réu­nies pour per­met­tre au gou­ver­ne­ment qui prône le dia­lo­gue social, d’ouvrir des négo­cia­tions sala­ria­les au mois de février ».

La FA FP indique pour sa part qu’elle ne s’associe pas au mouvement mais qu’elle « reste solidaire des revendications portées de manière unitaire depuis plus de deux ans avec la CGT, FO, FSU et Solidaires sur la défense du service public, de l’emploi public et du pouvoir d’achat ». « Tout mouvement social est regardé avec attention par l’ensemble des acteurs de la vie publique, et le risque d’une faible mobilisation à quelques jours du rendez-vous salarial prévu dans le cadre de l’accord « PPCR » produirait des effets contraires à ceux recherchés », souligne-t-on également.

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