En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV Fournisseurs du secteur public

Logo Gazette.fr

 

Réagir

Développement économique

La guerre métropole-région n’aura pas lieu

Publié le • Par • dans : France

0

Commentaire

Réagir

Colombe-paix-UNE © OpenClipartVectors - Public domain via Pixabay

La loi "Notre" et la mise en place des nouveaux grands ensembles obligent les élus régionaux et métropolitains à s’entendre.

 

Le scrutin régional des 6 et 13 décembre voit l’avènement d’une cohabitation d’un nouveau type dans les territoires. Dans la majorité des cas, les couleurs politiques des nouveaux exécutifs régionaux et des métropoles ne coïncident plus. Une situation lourde d’antagonismes à venir sur le front du développement économique, terrain d’intervention privilégié de ces deux échelons ?

Pour les élus concernés, la loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi « Notre », du 7 août 2015 a bien fait les choses. Les régions disposent du leadership en la matière. Elles élaborent un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation qui s’impose à toutes les parties. Mais un régime d’exception a été instauré au profit des métropoles. Une approche coopérative est, dans un premier temps, privilégiée. A défaut d’accord, « la métropole élabore un document d’orientations stratégiques qui prend en compte le schéma régional ».

Jeu à la nantaise

Dans les Pays de la Loire, où la présidence de région est tombée dans l’escarcelle de Bruno Retailleau (LR), Johanna Rolland (PS) se montre confiante. « Signé avec la région et portant notamment sur le développement économique, l’enseignement supérieur et la recherche, notre contrat métropolitain repose déjà sur un leadership partagé », se félicite la présidente de Nantes métropole. Et de filer la métaphore footballistique avec « le jeu à la nantaise », réputé pour ses vertus collectives.

A Toulouse, la présidente du nouveau grand ensemble languedocien, Carole Delga (PS), s’est engagée à reprendre le schéma économique de la métropole. C’est ce qu’indique le patron du groupement urbain, Jean-Luc Moudenc (LR). « La gouvernance de la nouvelle région sera moins impériale que celle de Martin Malvy en Midi-Pyrénées ou de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon. De plus, le schéma économique ne constituera pas sa priorité première. Il lui faudra, au préalable, harmoniser des politiques publiques dont les critères divergent à 95 %. »

Au sein de la super-région Auvergne – Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez (LR), Olivier Bianchi (PS) se fait moins définitif. Patron d’une communauté d’agglo, celle de Clermont-Ferrand, qui souhaite devenir métropole, il préfère prendre les devants. Son interco va « muscler » sa politique de développement économique dans les prochains mois. En jeu : un schéma qui sera sans doute adopté avant celui de la région.

Haut de page

Cet article est en relation avec

0

Commentaire

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés DécentralisationDéveloppement économiqueRéforme territoriale

0 Commentaire

Ajouter un commentaire
  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.