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Grand Paris

Métropole du Grand Paris : Patrick Ollier se pose en pacificateur

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Régions

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Patrick-Ollier-UNE © MEDEF / Flickr CC 2.0

Porté le 22 janvier à la tête de la métropole du Grand Paris, Patrick Ollier se fait le chantre de la gouvernance partagée. Il entend nouer des relations de confiance avec la présidente de la région Valérie Pécresse (LR), très hostile au groupement urbain.

 

Il était, in fine, le candidat unique à la tête de la métropole du Grand Paris après le retrait, le 21 janvier, du premier magistrat de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent (UDI). Le député-maire (LR) de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) Patrick Ollier (LR) a été élu, le 22 janvier par 192 voix sur un total de 209 membres.

Une quasi-unanimité qui tient à un accord de gouvernance gauche-droite. Aux termes de ce deal, la maire de capitale, Anne Hidalgo (PS), décroche la première vice-présidence. Super-ambassadrice du Grand Paris, elle assurera le rayonnement international de la métropole et la préparation des grands évènements. En tête de ses priorités : la candidature de la capitale aux Jeux Olympiques de 2024.

Casting au cordeau

Gilles Carrez, candidat malheureux contre Patrick Ollier à la primaire LR, obtient la deuxième vice-présidence et la responsabilité des finances. Un rôle naturel pour le premier magistrat du Perreux (Val-de-Marne). Gilles Carrez préside en effet la commission des finances de l’Assemblée nationale. 18 autres vice-présidences et 7 postes de conseillers métropolitains délégués ont été aussi attribués ce 22 janvier.

L’opposition parisienne, contrairement au souhait initial d’Anne Hidalgo, y est représentée. Mais Nathalie Koscisuko-Morizet (LR) ne fait pas partie du casting. Aux conseillers de Paris LR, sont réservés des fauteuils subalternes. Daniel-Georges Courtois (LR) hérite d’une 19ème vice-présidence et Claude Goasguen (LR) d’un hypothétique poste de questeur.

Pour Patrick Ollier, l’essentiel est sauf. La séance d’installation de la MGP marque « la seule étape sérieuse et officielle du fait métropolitain » dans une région-capitale où « il ne s’est quasiment rien passé depuis le général de Gaulle ». « La métropole n’aura pas des pieds d’argile », lance-t-il jugeant désormais inimaginable « d’opposer la ville de Paris à la petite couronne ou l’Est à l’Ouest ».

La grande couronne dans la boucle

Sa tâche ne sera pas simple. Valérie Pécresse, la nouvelle présidente (LR) de la région Ile-de-France ne perd pas une occasion pour souhaiter la dissolution de la métropole. Faute de parvenir à ses fins, elle pourrait se montrer jalouse de ses prérogatives. « En tant que présidente du STIF (NDLR : Syndicat des transports d’Ile-de-France), elle ne peut se passer du soutien des maires de la métropole », relativise un acteur du dossier.

« Nous n’allons pas engager des programmes d’action économique différents de la région », assure de son côté Patrick Ollier. La métropole va même créer une conférence territoriale. Y prendront part :

  • les présidents des 12 territoires ;
  • la présidente de région ;
  • les présidents des huit départements d’Ile-de-France ;
  • les présidents des grands syndicats métropolitains ;
  • les présidents des EPCI de grande couronne.

Année zéro

L’œuvre d’évangélisation sera longue. La MGP ne fait toujours pas l’unanimité dans le paysage institutionnel fort encombré de la région-capitale. « Cela fait dix ans qu’on nous dit que nous n’arriverons jamais à créer cette métropole. Maintenant qu’elle est là, on nous explique que cela ne marchera pas. On ne prêtait pas trois semaines à la IIIème République. Elle a vécu 70 ans », rappelle le sixième vice-président de la métropole, le maire des Lilas (Seine-Saint-Denis) Daniel Guiraud (PS). « Notre métropole est quelque chose d’unique dans le paysage français à cette échelle-là », renchérit Anne Hidalgo (PS).

Définition d’un dessein commun, lien avec les 12 nouveaux établissements publics territoriaux, mise en place de mécanismes de solidarité financière… : la feuille de route de la MGP n’a guère été abordée lors de la séance d’installation. Patrick Ollier a simplement indiqué que serait instaurée une commission du projet. Lors de la prochaine réunion du conseil métropolitain, le 19 février, devraient être fixés les périmètres de 17 vice-présidents et de six conseillers métropolitains délégués. Pas sûr, que la MGP dont les compétences sont réduites, trouve de véritable occupation pour tous ces élus.

 

Le blues des pionniers

Ils étaient, le 5 décembre 2001, de la fameuse réunion à la maison de la RATP où ont été jetées les bases de la réconciliation entre Paris et sa banlieue. Chevilles ouvrières de la conférence métropolitaine, ils se sont ensuite retrouvés bien des mardis matin à 8 heures au bureau de Paris Métropole. Philippe Laurent (UDI) et le maire de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) Jacques JP Martin (LR) ont même présidé le syndicat mixte. Le député-maire (PS) de Cachan (Val-de-Marne) Jean-Yves Le Bouillonnec y a joué un rôle majeur. Aucun d’entre eux, pourtant, ne fait partie du bureau de la MGP. Candidat à la présidence jusqu’à la veille du scrutin, Philippe Laurent devrait devenir le représentant de Patrick Ollier au sein de la conférence des maires et du conseil de développement de la MGP. Mais entre « la métropole libre de maires libres » qu’il appelait de ses vœux et la séance du 22 janvier, il y a, selon lui, un monde. Pour Jean-Yves Le Bouillonnec aussi, la pilule est amère. Le socialiste a été supplanté par des camarades plus en cour rue de Solférino, tel le sénateur-maire vallsiste d’Alfortville (Val-de-Marne) Luc Carvounas. Mais paradoxalement, c’est un franc-tireur, tenant d’une métropole forte, qui s’en tire le mieux. Malgré les réserves, exprimées en séance, par le maire (LR) de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) Eric Berdoati, Philippe Dallier entre au bureau de la métropole. Il devient le cinquième vice-président de la MGP.

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