En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X

Club Prévention Sécurité

 

Réagir

Vidéosurveillance

Les caméras de la ville de Lyon au service des pompiers

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, Régions

0

Commentaire

Réagir

videosurveillance cameras Lyon © Ville de Lyon

En visionnant en direct le théâtre d'une intervention, les sapeurs-pompiers peuvent ajuster les moyens à déployer.

 

Chiffres-clés

451 caméras installées à Lyon, reliées à une « boucle » par laquelle transitent les images des collectivités du département.

Depuis un an, les hommes du service d’incendie et de secours du département du Rhône et de la métropole de Lyon, dit « service départemental et métropolitain d’incendie et de secours » (SDMIS), peuvent avoir accès en direct aux images des 451 caméras de vidéoprotection installées à Lyon.

Transmission en direct - « Lorsqu’une alerte est donnée, si nous estimons que le visionnage du théâtre de cette intervention est nécessaire pour mieux évaluer les moyens à déployer, nous pouvons demander au PC sécurité de la ville de nous transmettre en direct le flux d’images de cette zone, que nous visionnons depuis notre propre PC sécurité », explique le lieutenant-colonel Lionel Chabert, chef du groupement « opérations et coordination des secours » du SDMIS.

Sur le plan technique, ce dispositif a pu se concrétiser dans le Rhône car les services de l’Etat ont développé, il y a plusieurs années, un dispositif technique innovant : une « boucle », sorte de bande passante par laquelle transitent les images des caméras des collectivités et autres opérateurs utilisant la vidéoprotection. Les caméras lyonnaises sont donc reliées à cette boucle technique. « La salle de commandement du SDMIS est, elle aussi, connectée à cette boucle, raison pour laquelle nous pouvons visionner les images en direct depuis nos installations, sans avoir eu à mettre en place des moyens techniques dédiés », précise le lieutenant-colonel.

Un cadre strict - Sur les plans administratif et juridique, ce dispositif est régi par une convention signée fin 2014 par la ville et le SDMIS. « Lyon met gratuitement ses images à la disposition du SDMIS, mais les conditions de la mise en œuvre de ce service sont très précises », souligne Jean-Yves Sécheresse, adjoint au maire chargé de la sécurité, également président du SDMIS. La convention liste, notamment, les cadres du SDMIS autorisés à demander le visionnage et précise que les sapeurs-pompiers ne peuvent en aucun cas enregistrer ces images. Par ailleurs, si ce document est établi entre le SDMIS et la ville, la préfecture a dû adapter son arrêté pour intégrer le SDMIS dans la liste des destinataires des images des caméras de vidéoprotection de la ville de Lyon.

Situations anormales - Le SDMIS a eu recours une dizaine de fois, depuis un an, à ce dispositif qui s’étend (lire ci-contre). Lionel Chabert y voit bien des avantages, mais aussi des limites. « Les images nous ont été très utiles sur une intervention qui se situait dans une zone compliquée d’accès, puisque très vite nous avons pu déployer des moyens spécifiques, alors que le témoin de cet incendie n’était pas en mesure de nous décrire l’environnement. En revanche, sur des feux d’appartement, la limite vient du fait que nous ne pouvons pas visionner les parties privatives », analyse-t-il. Les agents du PC sécurité de la ville vont désormais passer quelques heures avec leurs homologues du SDMIS afin que ces derniers puissent les former au repérage des situations anormales (malaises sur la voie publique, départs de feu, etc.).

Le dispositif s’étend peu à peu

Signée fin 2014, la convention qui lie le SDMIS et la ville de Lyon a fait tache d’huile. Depuis, la métropole de Lyon, qui gère notamment les caméras installées dans les tunnels, mais aussi le Sytral, gestionnaire du réseau de transports en commun, et les villes de Villefranche-sur-Saône, Saint-Priest, Givors et Neuville-sur-Saône ont paraphé ce document.

Des discussions sont par ailleurs en cours avec d’autres villes du département ainsi que le club de football lyonnais, la SNCF, l’aéroport Saint-Exupéry, le centre commercial de la Part Dieu et l’Etat.

Haut de page

0

Commentaire

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés Sécurité civileVidéosurveillance

0 Commentaire

Ajouter un commentaire
  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.