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Culture

Les projets de Romain Joulia, nouveau président de l’IABD

Publié le • Par • dans : France

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Romain-Joulia-UNE © R. Joulia

Romain Joulia, directeur des Archives municipales de Rennes (Ille-et-Vilaine), a été élu le 30 novembre 2015 président de l’Interassociation Archives-bibliothèques-documentation (IABD). Son mandat s'annonce particulièrement dense, avec des projets de loi en débat, l'entrée en vigueur de plusieurs textes législatifs en 2016, et des dossiers de fond cruciaux pour l'avenir des trois professions.

 

Pour la première fois, un archiviste devient président de l’Interassociation Archives-bibliothèques-documentation (IABD) : il s’agit de Romain Joulia, qui dirige le service des Archives municipales de Rennes (Ille-et-Vilaine) et préside la section Archives communales et intercommunales de l’Association des archivistes français (AAF). Autant dire que les pages de son agenda seront bien noircies.  Ce d’autant plus que 2016 sera marquée par une actualité particulièrement riche pour les trois professions.

Qu’est-ce qui réunit les archivistes, bibliothécaires et documentalistes ?

Nous sommes tous des professionnels de la gestion de l’information, à des stades divers. Les documentalistes travaillent sur les informations contemporaines ; tout comme les archivistes, qui interviennent, aussi, sur les documents historiques et patrimoniaux ; enfin, les bibliothécaires oeuvrent pour la lecture publique, avec des fonctions d’animation autour des ressources documentaires, voire d’ingénierie pour ce qui est des BDP. Les trois professions assurent la communication de ces ressources et valorisent leur potentiel, quel que soit leur support. Toutes les trois sont des vecteurs de connaissances et d’épanouissement. Elles occupent donc une place importante dans le champ culturel.

La montée en puissance du numérique a-t-elle accéléré ce rapprochement ?

Le numérique n’est qu’un facteur parmi d’autres. En tout cas, il atteste des problématiques particulières qui nous sont communes : son développement a un impact direct sur nos trois métiers, dans notre relation au public, dans nos modes de traitement des documents, dans notre façon d’accéder aux ressources. Ces évolutions vont nous occuper encore de nombreuses années. Elles nous imposent de nous réinventer en profondeur, et de faire converger nos pratiques, comme le montrent, par exemple, les expériences de portail documentaire commun.

Jusqu’à présent, l’IABD a été présidée par des bibliothécaires. Faut-il voir dans l’élection d’un archiviste une accélération du rapprochement entre les trois métiers ?

Non, dans la mesure où l’AAF fait partie des membres fondateurs de l’IABD. En revanche, c’est le résultat de la volonté de l’AAF de prendre son tour dans la gouvernance de l’interassociation. De même, le conseil d’administration de l’IABD souhaite que l’interassociation reflète vraiment les trois professions, donc qu’elle ne soit pas identifiée à un président et à sa profession spécifique. Ainsi, on pourrait très bien imaginer que le prochain président soit un ou une documentaliste.

Qu’apporte l’IABD aux trois professions ?

Elle porte une voix commune sur les questions qui touchent les trois professions. Et les sujets ne manquent pas, notamment en 2016 ! Nous avons affaire à

Plus largement, nous voulons être force de proposition pour les politiques publiques. Cela a été le cas, par exemple, à l’automne 2015 avec notre contribution à la plateforme du projet de loi « Lemaire ». Cela suppose bien entendu d’exercer une veille assidue sur les sujets d’actualité.

Quelles sont vos priorités immédiates ?

Le calendrier législatif nous conduit logiquement à poursuivre notre mobilisation sur le projet de loi « CAP », et celui pour une République numérique. De même, nous allons dès maintenant suivre la mise en œuvre de la réforme territoriale.

Comment abordez-vous ces différents dossiers ?

Plutôt avec confiance. Concernant le projet de loi sur le numérique, la démarche inédite, qui a consisté à organiser une consultation pour recueillir les propositions des uns et des autres, mérite d’être soulignée. Et nous pensons que nos propositions sont de nature à être retenues, comme l’ont été, pour la plupart, celles que nous avions émises avec l’AAF dans le cadre du débat à l’Assemblée nationale sur le projet de loi « CAP ». Pour ce qui est de la réforme territoriale, nous pensons que les CTAP (4) vont constituer des lieux d’expression et de débats sur les politiques publiques. Ce type d’instances n’existait pas jusqu’à présent. Nous allons surveiller de près les sujets dont elles s’emparent et examiner la façon dont nous pourrions y introduire les questions qui nous préoccupent.

Mais les professionnels ne sont pas représentés dans les CTAP

Non, mais cela peut se faire par le biais de nos relations avec les élus. Leur développement figure parmi nos priorités. Avec des initiatives concrètes. Par exemple, l’IABD devrait être présente au prochain Salon des maires et des collectivités locales (5), sur un stand commun avec l’AAF. Cette dernière y tient déjà un stand depuis deux ans pour sensibiliser les élus aux problématiques des archives. De même, nous comptons nouer des relations régulières avec la FNCC. Par ailleurs, pour faire avancer nos revendications relatives aux évolutions statutaires des agents, le CSFPT nous paraît un interlocuteur privilégié pour la situation des territoriaux.

Un rapprochement informel devenu fédération active

Initié en 2003 de façon informelle, le regroupement de ces trois professions s’est transformé, en 2010, en fédération d’associations professionnelles impliquées dans les débats sur les politiques publiques. Elle compte aujourd’hui 17 adhérents. Son nouveau bureau, élu le 30 novembre 2015, et présidé par Romain Joulia, se compose de

  • trois vice-présidents : Nathalie Berriau pour l’ADBS, Lionel Dujol pour l’ABF, Carole Letrouit pour l’ADBU
  • une secrétaire : Laëtitia Bontan pour l’ADBDP, et une secrétaire adjointe : Charlotte Maday pour l’AAF
  • d’une trésorière : Juliette Lenoir pour l’ADBGV, et un trésorier adjoint : Michel Noguier pour Interdoc

Le 20 mai 2016, l’IABD organisera son deuxième « camp » (6) dans les locaux de l’Ecole nationale des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib), à Villeurbanne (Rhône).

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    Notes

    Note 01 - Loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République - Retourner au texte

    Note 02 - Loi n° 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral - Retourner au texte

    Note 03 - Loi  n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles - Retourner au texte

    Note 04 - prévues par la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles - Retourner au texte

    Note 05 - prévu du 31 mai au 2 juin 2016, à Paris - Retourner au texte

    Note 06 - rassemblement informel de professionnels d’un secteur - Retourner au texte

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