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L’ARF doit être un vrai interlocuteur de l’État, selon Philippe Richert

Publié le • Par • dans : France

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Candidat à la présidence de l’Association des régions de France (ARF), le président de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL), Philippe Richert (Les Républicains) plaide pour de nouvelles relations entre le gouvernement et les régions. L’association, qui deviendrait un « Conseil des Régions de France », jouerait un rôle moteur dans le partenariat avec l’État.

 

La rumeur courait depuis quelques semaines. Lors de ses vœux adressés à la presse, le 12 janvier, le président de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL), Philippe Richert (Les Républicains), a confirmé qu’il briguait la présidence de l’Association des régions de France (ARF). Fort du soutien à la fois de ses homologues des régions de droite et d’Alain Rousset (PS), président sortant de l’ARF et président de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Philippe Richert devrait donc en toute logique être élu, le 26 janvier, à la tête de l’association comptant désormais huit présidents de droite et du centre et sept de gauche.

Être l’interlocuteur de l’État

Pour celui qui a été le seul président de région de droite à siéger à l’ARF depuis 2010, l’enjeu est aujourd’hui de renforcer la décentralisation, l’ARF ayant son rôle à jouer. Selon lui, à l’instar de l’Association des maires de France (AMF) et de l’Assemblée des départements de France (ADF), elle doit devenir un véritable interlocuteur du gouvernement de Manuel Valls sur ce sujet. Philippe Richert proposera d’ailleurs qu’elle devienne le « Conseil des Régions de France », l’idée étant que l’association dépasse son rôle de caisse de résonance des bonnes pratiques et des politiques régionales. Avec François Bonneau (PS), président de la région Centre-Val de Loire, qui devrait « assurer le leadership des régions de gauche au sein de l’ARF », un projet droite-gauche « pour montrer l’envie commune et exigeante de travailler avec l’État » sera élaboré, a précisé l’ancien ministre des collectivités territoriales.

Nouvelle gouvernance et partenariat renforcé avec l’État

Dans cette perspective, l’heure est donc de revoir les relations entre l’État et les régions, selon lui. Regrettant l’absence de rencontres régulières avec l’exécutif depuis le début du quinquennat de François Hollande, Philippe Richert propose de renouveler la gouvernance. « Je souhaite que le dialogue avec l’État puisse être placé sur de nouvelles bases et permette effectivement d’envisager la décentralisation sous un nouveau jour. La décentralisation, c’est de parler d’égal à égal », a-t-il déclaré. Avec le changement d’échelle, les nouvelles régions ne font pas seulement face à « un défi organisationnel et administratif ». « Il s’agit d’inventer et de construire de nouvelles politiques dans ces nouveaux territoires et d’organiser le partenariat avec l’État. » Un partenariat dans lequel « ce qui aura été décidé d’un commun accord devra être respecté par ce dernier ».

Expérimentation sur la formation des demandeurs d’emploi

Philippe Richert est également revenu sur sa rencontre avec le Premier ministre, Manuel Valls, trois jours après son élection à la tête de l’ACAL, le 7 janvier, au cours de laquelle il lui a justement fait part de sa volonté de définir de nouveaux rapports avec le gouvernement et partenariats en matière de développement économique et d’aides aux entreprises par des interventions en fonds propres et de développement des infrastructures numériques (fibres optiques et très haut débit). À cette occasion, Philippe Richert a plaidé auprès du chef du gouvernement pour que les régions reprennent les compétences de Pôle emploi en matière de financement de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi afin que ne subsiste qu’un circuit unique d’attribution des crédits en la matière. « Manuel Valls est prêt à accompagner les régions dans une démarche d’expérimentation » en la matière, a précisé le président de l’ACAL, indiquant que le sujet pourrait être abordé lors d’un prochain séminaire sur l’emploi auquel les régions seraient invitées par le président de la République, François Hollande.

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Thèmes abordés DécentralisationRéforme territoriale

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