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Des formations d’intégration plus longues et plus individualisées pour les cadres

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Speaker at Business convention and Presentation © kasto - Fotolia

En ordre de marche pour répondre à l’allongement à dix jours des formations d’intégration des cadres, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a mis en place au 1er janvier un nouveau dispositif en deux phases et forme ses formateurs à l’accompagnement des stagiaires.

 

Chiffres-clés

  • En 2014, le CNFPT a organisé une formation d’intégration pour 5 000 agents de catégorie A, 8 200 agents de catégorie B et près de 40 000 agents de catégorie C.
  • Le coût de l'allongement des "FI A" et des "FI B" est estimé à 3,5 millions d'euros par an.

Les organisations syndicales mais aussi les représentants des employeurs réclamaient depuis huit ans l’allongement des formations d’intégration des cadres A et B. Il est effectif pour seize cadres d’emplois de catégorie A et dix cadres d’emplois de catégorie B depuis le 1er janvier 2016, suite à la publication du décret n° 2015-1385 du 29 octobre 2015 relatif à la durée de la formation d’intégration dans certains cadres d’emplois de la fonction publique territoriale.

Intronisation express

Avant la loi n° 2007-209 du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale qui l’avait réduite à cinq jours, la formation initiale d’application des catégories A durait deux mois, avec un stage dans une autre collectivité. Un éloignement dès la prise de poste dont les employeurs se plaignaient. Sans pour autant demander la portion congrue qu’a représenté depuis 2008 l’intronisation express réalisée en cinq jours. Généralisée aux trois catégories, la mesure avait cependant profité aux agents « C » qui n’en bénéficiaient pas auparavant.

Intégration revisitée

Mobilisé, malgré la baisse de la cotisation, sur cette mesure qu’il demandait lui aussi, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) organise depuis le 1er janvier une intégration revisitée pour les nouveaux cadres stagiaires : la première phase est similaire à l’ancienne formation d’intégration de cinq jours.

Elle sera suivie un à deux mois après d’une seconde phase de cinq jours, axée sur une étude de cas collective qui devrait permettre aux jeunes cadres territoriaux d’appréhender plus concrètement et plus rapidement la mise en oeuvre des politiques publiques et le management – toujours délicat – des ressources humaines.

Muscler les cadres

« Les collectivités faisaient le constat que les formations d’intégration étaient trop courtes. Au CNFPT, nous souhaitions pouvoir muscler les nouveaux agents sur la compréhension des enjeux de l’action publique, les fondamentaux du management et les valeurs du service public », décrit Martine François, récemment nommée directrice générale adjointe chargée du développement de la formation du CNFPT.

Pour étoffer le second module de cinq jours, l’établissement public compte s’appuyer davantage sur l’expérience professionnelle de ces jeunes cadres et les mettre en situation, notamment de gestion de projets tout en les invitant à échanger leurs pratiques.

Animation et accompagnement

La nouveauté pédagogique tiendra aussi à un accompagnement plus personnalisé en intersession et, après le second module par des formateurs actuellement formés à moins dérouler leur savoir pour adopter davantage une posture d’animateur et d’accompagnateur, avec des outils et méthodes que le CNFPT souhaite étendre aux autres formations.

« Le formateur suivra le groupe, l’animera, répondra aux questions. L’étude de cas lui fera apporter les compléments nécessaires en finances, droit ou ressources humaines », complète Martine François. La création de e-communautés de stages devrait également inciter les stagiaires à prolonger leurs échanges au delà des formations.

Stratégique ou opérationnelle

Plus orientés sur la stratégie pour les catégories A formés dans les quatre instituts nationaux spécialisés des études territoriales (Inset), les études de cas seront plus opérationnelles pour les cadres B, accueillis dans les délégations ou leurs antennes. Tous bénéficieront d’une information pour continuer à se former et à évoluer tout au long de leur carrière, la formation d’intégration signant le début d’un parcours.

Juste mesure

« Cet allongement est plutôt une bonne chose. Cela renforce la professionnalisation des cadres. Entre cinq jours et plusieurs mois, il y avait une juste mesure à trouver. La comparabilité des formations des cadres territoriaux par rapport à ceux de l’Etat reste posée. Mais il appartient aussi au management local d’intégrer les nouveaux venus au quotidien. Après, est-ce que le CNFPT pourra assumer cette charge alors que ses moyens ont été réduits ? » s’interroge Claude Soret-Virolle, directrice générale adjointe du Centre interdépartemental de gestion de la grande couronne Ile-de-France et présidente de l’association des dirigeants territoriaux ADT-Inet.

S’adapter aux nouvelles perspectives

« Cette formation d’intégration situe les jeunes fonctionnaires dans leurs rôles respectifs dans les collectivités, mais aussi dans l’environnement territorial. La faire passer de cinq à dix jours était une mesure attendue par l’Union nationale des cadres territoriaux (UNCT). Pour ceux qui n’ont pas une photographie de la FPT, qui évolue très vite, bénéficier d’un programme plus affiné et de l’information liée au développement de la carrière et au statut est intéressant. Il est important que les fonctionnaires puissent évoluer avec toutes les chances de s’adapter aux nouveaux territoires et aux nouvelles perspectives et compétences », estime de son côté Roland Viguier, secrétaire national de l’UNCT et directeur du pôle « affaires juridiques » de la ville de Saint Gilles (Gard).

Déjà prévus, un bilan d’étape et un autre à un an devraient permettre d’évaluer le nouveau dispositif.

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