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Les grandes tendances de l’emploi territorial pour 2016

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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Pancarte emploi © Fotolia

Les employeurs ont souhaité disposer de leur propre étude annuelle sur l'état et les tendances de l'emploi territorial. L’AMF, le CNFPT et la FNCDG, en collaboration avec le CSFPT, ont présenté le 15 décembre 2015 la première édition de "HoRHizons, tendances de l'emploi territorial et politiques RH des collectivités territoriales et des EPCI".

 

Chiffres-clés

Les dépenses de personnel représentent 30 % du budget de fonctionnement des collectivités interrogées.

Dans cette première étude annuelle sur les grandes tendances de l’emploi territorial (1), l’AMF, le CNFPT et la FNCDG, en collaboration avec le CSFPT, souhaitent mettre les choses à plat. « Il n’y a pas de tabou ; nous voulons bien discuter de nos politiques RH. Mais attention aux critiques systématiques des élus locaux, soi-disant mauvais gestionnaires. Il faut disposer de données fiables et récentes », explique François Deluga, président du CNFPT et vice-président de l’AMF.

Selon le sondage CSA réalisé pour cette étude, les dépenses de personnel stagnent pour 51 % des collectivités interrogées, ou augmentent dans 40 % d’entre elles. En cause surtout : la mise en place de l’aménagement des rythmes scolaires.

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« Nous sommes limités pour ce qui concerne l’objectif de baisse des recrutements. En effet, pour certains métiers par exemple (enfance, jeunesse), nous sommes soumis à des quotas », témoigne Daniel Leroy, premier adjoint au maire de Moussy-le-Neuf et rapporteur de la commission « FPT et RH » de l’AMF.

Un effet de la baisse des dotations

Par ailleurs, 74 % des employeurs estiment que la baisse des dotations va impacter la politique RH de leur collectivité.

82 % des répondants n’envisagent pas de recruter (95 % en ce qui concerne les communes de moins de cinq agents et 90 % des communes de moins de 3 500 habitants).

50 % des recrutements dans les services techniques

Dans les collectivités qui prévoient d’embaucher, les potentiels recrutements concerneraient des emplois permanents (pour 77 % des collectivités interrogées), des emplois aidés (70 %) ou des apprentis (27 %). A noter : 52 % indiquent que les recrutements prévus seront essentiellement des remplacements pour pallier les départs. « Seuls 20 % des potentiels recruteurs invoquent des créations de poste », notent les auteurs de l’étude. La moitié de ces répondants expliquent que les recrutements auront lieu dans les services « aménagement et développement » et les services techniques.

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Pas de remplacements dans une collectivité sur cinq

44 % des collectivités pensent en outre ne pas remplacer tous les départs prévus. Et 19 % envisagent de n’en remplacer aucun.
L’étude des employeurs procède aussi à un état des lieux en matière de mutualisation. Elle fait état d’un taux de 63 % de communes ayant engagé une démarche de mutualisation.

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Et 421 projets de communes nouvelles recensées et 48 créées au 1er octobre 2015, selon l’AMF.

En termes de gestion des compétences, l’étude insiste sur le fait que toutes les collectivités ne disposent pas des mêmes leviers pour maîtriser leur masse salariale et leur politique RH. 70 % des collectivités interrogées disposent de fiches de postes ; 46 % ont un plan de formation, et parmi celles-ci, 71 % ont fait appel au CNFPT pour le mettre en place.

Discussions sur le temps de travail et le régime indemnitaire

Pour maîtriser la masse salariale, les collectivités interrogées comptent utiliser plusieurs leviers en 2016 :

  • accorder plus d’importance à la formation (79 %) ;
  • généraliser les entretiens professionnels (72 %) ;
  • améliorer le dialogue social (71 %) ;
  • organiser une réflexion sur le temps de travail (51 %) ;
  • adapter le régime indemnitaire (43 %).

L’avancement d’échelon est aussi utilisé par 55 % de collectivités, en particulier les petites communes, pour maîtriser la masse salariale, précisent les auteurs de l’étude.

Références

L'étude complète

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    Notes

    Note 01 - L'étude a été réalisée du 1er au 25 septembre 2015 auprès d'un échantillon de 811 employeurs publics locaux issus de 623 communes, 168 EPCI et 20 départements et régions. 29% des répondants sont des responsables administratifs, 71% des élus locaux. - Retourner au texte

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Thèmes abordés DotationEmploiFonction publique territoriale

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  1. 1. Henri Tanson 24/12/2015, 12h05

    Est-ce qu'un simple citoyen, fonctionnaire de surcroit, pourrait donner son avis sur la tendance pour l'emploi public en 2016 ?

    Il y a un objectif imposé de baisse des dépenses de fonctionnement, dans tous les secteurs de la Fonction publique. Cette volonté est clairement imposée par les RPP édictées par la Commission européenne, adressées à la France chaque année.
    On les trouve sur internet, en cherchant un peu.

    Nous appliquons donc ces injonctions. Notre gouvernement ne fait que les mettre en pratique. (Que...)
    Quelle est donc la volonté de la Commission, qui est en charge de l'application des traités?
    Il faut se poser la question pour comprendre ce qui nous arrive.

    Il est de bon ton de dire que la fonction publique est mal gérée, qu'elle gaspille, surtout la Territoriale... Histoire de pouvoir la réformer sans que plus personne ne réagisse.
    Il y a un dicton qui parle de chien, de rage, et d'euthanasie... Il y a des similitudes.

    Si vous essayez de comprendre quelle est la volonté qui s'exprime dans les traités européens, vous passerez un temps infini (c'est fait pour...) avant de réaliser qu'elle veut de la concurrence partout... Même dans les secteurs actuellement gérés par le Public.

    Et il n'est pas besoin de faire de longues études pour comprendre que le Service public ne peut pas être concurrentiel puisque sa mission est d'offrir le même service à tous les Français, même dans des zones géographiques, des secteurs enconomiques, non rentables...
    Donc, c'est perdu d'avance. Et c'est le but poursuivi par la Commission européenne: libérer tous les secteurs d'activités pour le laisser géré par le privé pour générer le maximum de bénéfices...

    En général, c'est rare que ce soit l'individu qui soit bénéficiaire...

    Donc, tout sera fait pour réduire l'importance de cette Fonction publique.
    Ça passera par une baisse continue des finances, par une réduction du périmètre concerné, par la suppression de certaines actions, par la vente du patrimoine public aussi, que les collectivités, dans ces conditions, n'auront plus les moyens de gérer.
    Si tout cela était fait dans l'intérêt des Français, nous applaudirions des deux mains, non ? J'ai juste peur que la réalité soir un peu différente.

    Cette austérité imposée qui ne mène nulle part (notre dette n'a pas baissé d'un centime malgré tous les efforts consentis...), deviendra de plus en plus contraignante et nous obligera à abandonner tout ce qui faisait notre force: notre modèle social, nos acquis sociaux déjà bien entamés... Qui est prêt à se passer de nos Services publics, comme c'est le cas dans les pays qui nous font une concurrence déloyale ? Personne....

    Ce n'est que mon avis de simple citoyen; très inquiet pour les générations futures mais pas pour l'avenir de nos élus...

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