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Gouvernance

Politique de la ville : trois associations d’élus s’associent pour mieux se faire entendre

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

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Une commission commune à France urbaine, l’AMF et Ville & Banlieue a été mise en place, mercredi 16 décembre, sur les thématiques de la politique de la ville et de la cohésion sociale. Objectif : « travailler dans une démarche partenariale sur ces problématiques à forts enjeux politiques et sociaux », afin de pouvoir interpeller d’une même voix les pouvoirs publics, à l’heure où la réforme de la politique de la ville doit prendre forme sur le terrain en 2016.

 

Alors qu’il ne reste plus qu’une vingtaine de contrats de ville à signer et que l’Etat prévoit d’ores et déjà de réaliser un bilan quantitatif mais aussi qualitatif courant 2016, les élus de l’association des maires de France et France urbaine ont décidé, mercredi 16 novembre, de mutualiser leurs commissions « Politique de la ville et cohésion sociale. »

Le président de Toulouse Métropole, premier édile de la ville rose, présidera ce groupe de travail, accompagné des maires de Rouen et Chanteloup-les-Vignes, Yvon Robert et Catherine Arenou, ainsi que du sénateur-maire d’Auch, Franck Montaugé. Les membres de Ville & Banlieue ont d’ores et déjà annoncé qu’ils les rejoindront lors de leur prochaine réunion, prévue le 17 février prochain.

A les entendre, il faudrait voir dans ce rapprochement l’aboutissement d’un travail engagé depuis des années. L’ACUF, l’AMGVF et Ville & Banlieue avaient déjà planché ensemble sur le sujet lors de l’élection présidentielle 2012, l’AMF et l’AMGVF ayant pour leur part commencé à faire converger leurs points de vue lors de la concertation sur la loi Lamy, avant que le président de la commission « Villes » de l’AMF, Jean-Luc Moudenc, ne soit finalement nommé président de France Urbaine. D’autres associations d’élus, dont notamment l’Assemblée des communautés de France (AdCF) qui s’est également fortement investi sur le sujet au cours des derniers mois, pourraient éventuellement être tentées de rejoindre cette  commission à l’avenir.

L’Education et le Travail dans le viseur

Estimant qu’il n’y avait pas plus de l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre les différentes positions sur la politique de la ville exprimées par les différentes associations d’élus, ils ont souhaité faire converger leur programme de travail. Objectif : partager et capitaliser sur les bonnes pratiques des uns et des autres, mais aussi et surtout constituer une parole qui pèse pour être force de proposition et défendre l’intérêt des collectivités territoriales abritant un ou des quartiers prioritaires.

« L’idée n’est pas de faire de la basse politique et d’aller chercher des poux au gouvernement parce qu’il serait de gauche ou de droite. Néanmoins, nous ne nous ferons pas prier pour demander des comptes au ministère du Travail et de la formation professionnelle ainsi qu’à l’Education nationale, étant donné le passif qui nous oppose à eux dans les quartiers prioritaires » confie un chargé de mission d’une des trois associations.
Plusieurs territoires de couleurs politiques différentes ont effectivement fait part de leur étonnement de voir leurs contrats de ville acceptés et signés par les préfets, alors que les recteurs  et les DIRECCTE se seraient contentés du strict minimum.

Quels financements en 2016 ?

Bien que les partenaires soient censés fixer leurs objectifs et les moyens qu’ils comptent y consacrer, ces deux administrations déconcentrées se seraient seulement contentés d’inscrire ce qu’ils avaient réalisé jusqu’à présent dans les quartiers prioritaires. Une autre chargée de mission, souhaitant elle aussi conserver l’anonymat, ne peut s’empêcher d’y voir la preuve que l’Etat a privilégié la forme sur le fond.

Toujours au cours de cette première réunion introduite par le ministre de la Ville et ayant réuni près de soixante collectivités (élu, DGS ou chefs de projets), Patrick Kanner a dressé un pré-bilan portant sur les contrats de ville déjà signés avant d’aborder un autre sujet délicat : le financement à moyen-terme du nouveau programme de renouvellement urbain (NPNRU).
Les échanges ont également porté sur la prévention de la radicalisation, le cabinet du ministre insistant pour qu’un avenant spécifique à ce phénomène soit rédigé et intégré aux contrats de ville dans les prochains mois.

La prochaine séance de travail sera consacrée aux financements des contrats de ville, qui devront commencés à être traduits en actions concrètes. Les élus aborderont donc l’épineuse question de la mobilisation peu effective des moyens de droit commun de certains ministères, mais aussi le fléchage des crédits spécifiques de la politique de la ville ainsi que la difficulté d’établir des pactes financiers et fiscaux dans les intercommunalités où il n’y a toujours pas de projets de territoire.

D’autres rendez-vous sont prévus au printemps 2016, notamment pour aborder un thème tout aussi compliqué pour les collectivités : les modalités de la participation citoyenne.

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