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Elections régionales : la droite l’emporte sur le fil

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, France

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carte-regions-2-tour-2015-une © FranceTV Info

A l’issue du second tour des élections régionales, le 13 décembre 2015, l’opposition parlementaire glane 7 des 13 régions métropolitaines. Pour présider l’Association des régions de France, deux noms circulent à ce stade : Philippe Richert et Bruno Retailleau.

 

Un nationaliste rafle une région ce 13 décembre. Mais contrairement à ce que pouvaient laisser envisager les résultats du premier tour, le 6 décembre, il n’est pas issu du FN. Victorieux en Corse, Gilles Simeoni menait, au second tour, une liste rassemblant les différentes chapelles du nationalisme insulaire.

Cette édition 2015 des régionales, marquée par un sursaut de la participation entre les deux tours (59,5 % le 13 décembre contre 49,1 % le 6 décembre), est celle de toutes les surprises.

L’alliance LR / UDI / MODEM relève la tête. Témoin, le succès sur le fil de l’UDI Hervé Morin en Normandie (36,4 % contre 36,1 % au profit du socialiste Nicolas Mayer-Rossignol).

A la faveur du retrait du PS, la droite engrange deux autres succès face au Front National. En Nord-Pas-de-Calais /Picardie, elle creuse un écart de plus de 15 points : 57,8 % pour Xavier Bertrand (LR) contre 42,2 % en faveur de Marine Le Pen (FN).

Des électeurs FN en renfort pour Valérie Pécresse

Plus surprenant, le « droitier » Christian Estrosi (LR) fait aussi le plein des voix de gauche. Il l’emporte aussi assez facilement en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) face à Marion Maréchal-Le Pen : 54,8 % contre 45,2 %.

En Alsace / Lorraine / Champagne-Ardenne, le score honorable (15,5 %) de Jean-Pierre Masseret (Divers gauche), qui s’était maintenu au second tour malgré les injonctions de la rue de Solférino, ne change rien. Philippe Richert (LR) devance largement le FN Florian Philippot (48,4 % contre 36,1 %).

Dans le même temps, Bruno Retailleau (LR) reprend les Pays de la Loire à la gauche.

Enfin, le parti Les Républicains s’empare de Rhône-Alpes / Auvergne ainsi que l’Ile-de-France. Un dernier succès acquis grâce au report d’une partie des électeurs du FN (- 4,4 points entre le premier et le deuxième tour pour le candidat Front National Wallerand de Saint-Just) vers l’UMP Valérie Pécresse (43,8 %). Un phénomène auquel n’est sans doute pas étranger le propos de Claude Bartolone (42,2 %) accusant son adversaire de droite de défendre « la race blanche »…

Au final, la droite remporte ces régionales. Cerise sur la gâteau, elle se trouve à la tête des trois régions les plus peuplées du pays : Ile-de-France, Rhône-Alpes / Auvergne où s’impose Laurent Wauquiez (LR) et Nord-Pas-de-Calais / Picardie.

L’échec de la candidate d’Alain Juppé

Mais avec 5 régions métropolitaines sur 13, la gauche résiste mieux qu’aux départementales (34 présidences sur un total de 101). Le meilleur exemple de cela ? Le Centre / Val-de-Loire : après avoir été défaite au printemps dans tous les départements, la gauche gagne d’un cheveu. Le sortant (PS) François Bonneau (35,4 %) distance de seulement 0,8 % l’UDI Philippe Vigier (34,6 %).

Dans la région Bourgogne / Franche-Comté, promise à la droite depuis des mois, la gauche incarnée par Marie-Guite Dufay (34,7 %) bat un autre UDI, François Sauvadet (32,9 %). De quoi, pour certains élus LR, s’interroger sur les têtes de liste accordées aux centristes…

Par ailleurs la gauche maintient ses positions dans le Grand Ouest, placé à l’abri des ravages de la désindustrialisation. En Bretagne, Jean-Yves Le Drian (PS) obtient, et de loin, le meilleur score de ce second tour dans une triangulaire : 51,4 %.

En Aquitaine / Limousin / Poitou-Charentes, l’expérimenté Alain Rousset (PS) repart pour un quatrième mandat à la tête de la région. La candidate d’Alain Juppé (LR), Virginie Calmels (LR) enregistre un sévère revers (34,1 % contre 44,3 % à son adversaire).

Fusionnées, les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon restent dans l’escarcelle de la gauche. La nouvelle patronne de l’ensemble, Carole Delga (PS), 44 ans, incarne la seule marque de renouvellement parmi les présidents socialistes de région. Tous quatre sexagénaires, ses collègues PS étaient en effet déjà en place.

Troisième tour en deux temps

Sans réserve de voix venues d’autres partis, le FN ne parvient pas à percer le plafond de verre du second tour. Il se maintient cependant juste en dessous de la barre des 30 %, battant au passage son record de suffrages (6,8 millions contre 6 au premier tour). Il triple son nombre de conseillers régionaux (358, contre 110 en 2010), ce qui devrait un peu plus favoriser Marine Le Pen dans sa quête des 500 signatures pour postuler à la présidentielle.
En PACA et en Nord-Pas-de-Calais / Picardie, le Front National constituera même la seule force d’opposition.

Dans les six régions métropolitaines qui n’ont pas fusionné, le troisième tour se déroulera le 18 décembre. Cela concerne :

  • Ile-de-France,
  • Corse,
  • Centre,
  • Bretagne,
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • et Pays de la Loire.

Dans les sept nouveaux ensembles, l’élection à la présidence aura lieu le 4 janvier. Sont concernées les nouvelles régions suivantes :

  • Aquitaine / Limousin / Poitou-Charentes,
  • Alsace / Lorraine / Champagne-Ardenne,
  • Nord-Pas-de-Calais / Picardie,
  • Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées,
  • Bourgogne / Franche-Comté,
  • Normandie
  • et Rhône-Alpes / Auvergne

Le renouvellement de la présidence et du bureau de l’Association des régions de France (ARF) est, lui, programmé le 26 janvier.
La droite se trouve position de force. Elle détient neuf régions (Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pays de la Loire, Alsace / Lorraine / Champagne-Ardenne, Nord-Pas-de-Calais / Picardie, Normandie et Rhône-Alpes / Auvergne, La Réunion et Mayotte) contre 7 à la gauche (Centre, Bretagne, Aquitaine / Limousin / Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées, Bourgogne / Franche-Comté, Guadeloupe et Guyane).

La droite ne dispose cependant pas de la majorité absolue, deux autres régions étant aux mains de nationalistes : Gilles Simeoni (Corse) bien sûr, mais aussi Alfred Marie-Jeanne (Martinique).

Le soutien de Dominique Bussereau à Bruno Retailleau

Pour présider l’ARF, deux noms, à ce stade, circulent au sein de l’opposition. Seul président de droite déjà en poste avant le scrutin, l’ancien ministre des collectivités territoriales (2010-2012), Philippe Richert ne cache pas ses ambitions. « Cela peut m’intéresser. J’ai vu combien elle (NDLR : l’ARF) n’avait pas été efficace avec ce gouvernement. Je suis reconnu et respecté, y compris par la gauche », a-t-il confié durant la campagne à L’Opinion.
L’actuel patron de l’ARF, Alain Rousset (PS), se montre plutôt acquis à la candidature de Philippe Richert. De là à imaginer un soutien de l’ensemble des présidents la gauche, il y a un pas…

A la veille de la primaire pour la présidentielle, Nicolas Sarkozy se mêlera sans doute du scrutin. A ce stade, on ne lui connaît pas de favori. Bruno Retailleau pourrait mettre tout le monde d’accord.

L’ancien lieutenant de Philippe de Villiers est apprécié de l’aile droite du parti, mais pas seulement. Patron du groupe LR au Sénat, ce partisan de François Fillon séduit aussi parmi les modérés. Lorsqu’on évoque la présidence de l’ARF, le patron de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau n’hésite pas longtemps. « Un garçon comme Bruno Retailleau serait indiqué. Il sait parler avec l’Etat et les élus. Il n’a rien d’un excité. C’est un sénateur. Un sage. » Un soutien de poids parmi les associations d’élus locaux, mais la prudence reste de mise. Pour l’heure, Bruno Retailleau n’a pas fait acte de candidature.

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  1. 1. Gump 17/12/2015, 14h48

    @Henri Tanson "Chacun son rôle", je vous rappelle juste que les élus ne sont pas une caste à part, hors sol. Se sont des citoyens désignés par d'autres citoyens pour les représenter. La "crise" de notre système politique actuel est, à mon sens, lié à cette perte du sens premier de la démocratie et de ce qu'est un élu. On sépare les politiques du reste de la société alors qu'ils n'en sont que l'émanation. Chaque citoyen peut (devrait?) devenir politique et ceci d'autant plus si ses idées ou aspirations profondes ne sont pas représentées.
    Il y a toujours un choix, celui de s'engager.

  2. 2. Henri Tanson 17/12/2015, 08h31

    @Gump
    Merci de me citer...
    Mais je crois que vous n'avez pas bien lu ce que j'ai écrit...
    Les citoyens qui ne votent plus retourneraient aux urnes s'ils trouvaient enfin que leurs idées sont défendues par d'autres.
    Chacun son rôle.
    Dans une démocratie représentative, à chaque élection, les citoyens peuvent choisr, en connaissance de cause, pour une offre politique qui leur correspond.
    Faut-il qu'ils soient suffisamment intéressés et informés de l'existence d'alternatives...
    Ça aurait dû être le rôle des médias...
    Ces offres politiques sont délibérément oubliées Pour des raisons qui n'ont rien de démocratique.
    Quand je vois quelle loi "nos députés" viennent de voter hier, pour empêcher encore un peu plus, que des offres différentes soient connues...
    C'est sans espoir.
    La dictature, c'est un candidat unique à chaque élection: chez nous, c'est l'alternance unique ! Droite ou gauche, idem. FN ? Impasse.
    Elle est belle notre "démocratie"...

  3. 3. Gump 16/12/2015, 15h40

    @Henri Tanson: vous écrivez "ne trouvant pas dans l'offre politique la raison de prendre parti" et je crois que cela résume malheureusement trop bien la situation actuelle.
    Une élection ce n'est pas comme se rendre au supermarché pour opter pour telle ou telle offre politique c'est participer de la vie de la cité, de la chose commune (la Res Publica!). Des citoyens (peut-on encore les qualifier ainsi?) sont en désaccords? Et bien qu'ils s'engagent qu'ils participent au changement qu'ils souhaitent voir.
    L'erreur des parties politique est peut être là de ne pas avoir accompagner cet engagement mais c'est également celle des pseudo-citoyen de n'être que spectateur de ce qui se passe, de dénoncer un système qu'ils ne connaissent même pas alors qu'il s'agit "juste" de l'organisation administrative du pays dans lequel ils vivent.

  4. 4. Henri Tanson 15/12/2015, 22h49

    Peut-on dire que les partis ont gagné ?
    Ce qu'ils ont obtenu, ils l'ont escroqué en utilisant des moyens malhonnêtes.
    Ce fut une escalade de démagogie, de fausses promesses et de recours à la peur d'un niveau encore jamais vu... Que seront les prochaines élections si l'escalade continue ?

    @D'accord: pas d'accord.
    Nous n'avons pas besoin d'un projet commun de tous ces élus dont le seul but semble être, soit de conserver leurs bonnes places, soit de récupérer celles des autres. la page doit être tournée: le jeu est corrompu, tous les acteurs sont disqualifiés. Aucun n'en sort indemne.

    Le FN est un parti artificiel qui, en échange de sa complicité à permettre aux deux autres partis de se faire élire, est autorisé à profiter de sa part du gâteau.
    C'est le cas depuis sa création par son parrain FM. Et ça le restera encore un moment.
    Tout se fait sur le dos des naïfs électeurs.

    Il y a en France des gens honnêtes qui croient encore en la politique et qui veulent lui redonner des couleurs; dans l'intérêt des citoyens, de tous les citoyens.
    Il faut croire que le renouveau est possible même si tout nous persuade du contraire. Combien ont baissé les bras ?...

  5. 5. D'accord 15/12/2015, 12h27

    Souvent les propos de Henry Tenson peuvent sembler exagérés et présenter un point de vue singulier.
    Tel n'est pas le cas de ce commentaire du 15-12-2015 qui s'inscrit dans la suite des propos des hommes politiques rapportés par les médias.

    Chaque équipe a gagné! Mais gagné quoi?
    La gauche a sauvegardé des Régions, la droite en a gagné un certain nombre et la FN ouvre des portes pour des jours meilleurs.
    Mais quelle indifférence pour la volonté du Peuple à être entendu, a obtenir des réponses "politiques" (au sens initial de gestion) aux questions qu'il se pose dont le chomage est loin d'être en dernière position.

    Si les Partis ont gagné, chacun à sa façon, la Démocratie n'en sort pas grandie. La France est à un tournant, à la fois démocratique, financier et organisationnel.
    Si on continue à opposer les uns contre les autres, comme on le fait trop souvent en France, le temps perdu pour résoudre les problèmes ne sera jamais rattrappé.
    Il est temps que TOUS les élus partagent un projet commun pour répondre aux attentes des citoyens.
    Ce n'est qu'alors que l'on pourra affirmer que la Démocratie (et son Peuple) aura gagné ces élections§

  6. 6. Henri Tanson 15/12/2015, 08h39

    On peut avoir un autre regard sur ce qui vient de se passer.

    En analysant les résultats en pourcentages par rapport au nombre d'inscrits, les résultats ont peut-être plus d'intérêt.
    41% des Français se sont abstenus, ne trouvant pas dans l'offre politique la raison de prendre parti. Dégoûtés, je pense, par la mascarade de cette pseudo-démocratie qui veut que nous ne puissions voter que pour les mêmes, qui proposent au final, la même politique. Il n'est qu'à voir leur facilités à s'arranger entre eux !...

    Parmi ceux qui se sont exprimés, il y a près de 750.000 électeurs qui ont pris la peine de se déplacer pour dire non à la droite, la gauche et à l'extrême-droite.
    Il faudrait aussi comptabiliser les bulletiens nuls qui expriment le même rejet mais sous d'autres formes (bulletins barrés, raturés, etc.)
    Encore une fois, les Français dans leur quasi majorité, refusent cette mascarade et ne veulent plus partager la moindre responsabilité en participant.

    Les analyses des résultats des suffrages exprimés sont à prendre avec beaucoup de recul.
    D'abord, les pourcentages oublient complètement les abstentions, les blancs et les nuls.
    On ne devrait parler, comme pour les non-électeurs précédents, que des pourcentages par rapport aux inscrits.
    41% d'abstention et FN à 16%... Premier parti de France ? L'abstention...
    La droite et la gauche disqualifiée pour avoir bafoué les électeurs: comment peut-on s'opposer pendant la campagne du premier tour et aller main dans la main au deuxième tour sans se moquer des électeurs? Le Président Hollande a bien démontré que les promesses n'engageaient que ceux qui y croyaient...
    Dans ces conditions, comment expliquer le sursaut de votes au 2ème tour?
    La peur. Meilleure alliée du politique, avec la démagogie et le mensonge...
    Le FN a basé l'essentiel de sa campagne sur la peur de l'autre, de l'étranger maghrébin, du musulman. Peur.
    La droite et la gauche elles, ont utilisé la peur du FN, de l'extrémisme: le diable. (Écouter le discours du premier ministre Valls...)

    Conclusion: élections, piège à cons... Le slogan est éternel !

    Le problème est sérieux et s'attarder à analyser les péripéties, c'est se tromper de problème.
    La démocratie française est en danger: non pas à cause de la "montée" du FN, parti présenté comme extrémiste; la politique de Hollande est aussi extrémiste, non ?
    Autre sujet... (priorité à la finance, destruction des acquis sociaux, "contrôle" des libertés, guerre illégale, peine de mort rétablie (en Syrie)...).

    Le documentaire sur Arte hier soir, éclaire le cynisme de Mitterrand et de ceux qui l'ont suivi, d'un jour nouveau: pour rester au pouvoir, tout est possible.
    La fabrication du FN et son gonflage permanent ne servent que des intérêts électoraux.

    L'intérêt des Français ne compte pas. Il est peut-être temps que cela change.
    Il y a des solutions, mais elles sont ailleurs; en dehors de ces partis qui ne représentent plus qu'eux-mêmes et pas du tout les Français...

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