En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV

Logo Gazette.fr

4

Commentaires

Réagir
Imprimer

Métiers de la fonction publique : animateur territorial (Cat. B)

Publié le 26/07/2010 • Mis à jour le 24/07/2012 • Par Martine Doriac • dans : Statut

Imprimer

4

Commentaires

Réagir

Ce cadre d’emplois de catégorie B relève de la filière animation. Il comprend les grades d’Animateur territorial, Animateur principal de 2e classe, Animateur principal de 1ère classe.

 

I. MISSIONS

Les membres du cadre d’emplois coordonnent et mettent en oeuvre des activités d’animation. Ils peuvent encadrer des adjoints d’animation. Ils interviennent dans le secteur périscolaire et dans les domaines de l’animation des quartiers, de la médiation sociale, de la cohésion sociale, du développement rural et de la politique de développement social urbain. Ils peuvent participer à la mise en place de mesures d’insertion. Ils interviennent également au sein de structures d’accueil ou d’hébergement, ainsi que dans l’organisation d’activités de loisirs.

Les titulaires des grades d’animateur territorial principal de 2e  et 1ère classe ont vocation à occuper des emplois qui, relevant des domaines d’activités mentionnés ci-dessus, correspondent à un niveau particulier d’expertise. Ils peuvent concevoir et coordonner des projets d’activités socio-édcatives, culturelles et de loisirs, encadrer une équipe d’animation, être adjoints au responsable de service, participer à la conception du projet d’animation de la collectivité et à la coordination d’une pou plusieurs structures d’animation. Ils peuvent être chargés de l’animation de réseaux dans les domaines sociaux, culturels ou d’activités de loisirs. Les animateurs territoriaux principaux de 2e et 1ère classe peuvent également conduire des actions de formation. 

II.MODES D’ACCES

Le recrutement en qualité d’animateur territorial ou d’animateur principal de 2e classe intervient après inscription sur liste d’aptitude établie après admission à l’un des trois concours organisés par les centres de gestion ou par promotion interne.

Section 1 : Animateur territorial

Par concours de la fonction publique

Concours externe sur titres avec épreuve : il est ouvert pour 30 % au moins des postes à pourvoir aux candidats titulaires du brevet d’Etat d’animateur technicien de l’éducation populaire et de la jeunesse (BEATEP) ou du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) dans les spécialités correspondant à la définition des missions confiées aux membres du cadre d’emplois et dont la liste est précisée par un arrêté du ministre chargé des collectivités territoriales, du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé de la jeunesse (« loisirs tous publics », « techniques de l’information et de la communication », « pêche de loisirs », « animation culturelle », animation sociale »).  

Concours interne sur épreuves : il est ouvert pour 50 % au plus des postes à pourvoir aux fonctionnaires, agents publics et agents en fonction dans une organisation internationale intergouvernementale, justifiant de quatre ans au moins de services publics au 1er janvier de l’année du concours, compte non tenu des périodes de stage ou de formation dans une école ou un établissement ouvrant accès à un grade de la fonction publique.

Troisième concours : Il est ouvert, pour 20 % au plus des postes à pourvoir, aux candidats justifiant de l’exercice, pendant une durée de quatre ans au moins, d’une ou de plusieurs activités professionnelles correspondant à la coordination et à la mise en oeuvre d’actions d’animation, éducatives, de développement local ou de médiation sociale, d’un ou de plusieurs mandats de membre d’une assemblée élue d’une collectivité territoriale ou d’une ou de plusieurs activités accomplies en qualité de responsable d’une association.

Par promotion interne

L’inscription sur une liste d’aptitude est également possible pour les membres du cadre d’emplois des adjoints territoriaux d’animation titulaires des grades d’adjoints d’animation principal de 1ère classe et d’adjoint d’animation principal de 2e classe, comptant au moins dix ans de services effectifs en position d’activité ou de détachement dans un emploi d’une collectivité territoriale ou de l’Etat , dont cinq années au moins dans le cadre d’emploi des adjoints territoriaux d’animation. Cette inscription ne peut intervenir qu’au vu des attestations établies par le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) précisant que l’agent a accompli, dans son cadre d’emplois ou emploi d’origine, la totalité de ses obligations de formation de professionnalisation pour les périodes révolues.

Section 2 : Animateur territorial principal de 2e classe

Par concours de la fonction publique

Concours externe sur titres avec épreuves : il est ouvert pour 50 % des postes à pourvoir, aux candidats titulaires d’un des diplômes homologués de niveau III ou d’une qualification reconnue équivalente selon les modalités prévues aux articles 7, 8 et 10 du décret du 22 mars 2010. Les diplômes homologués sont les suivants : le diplôme d’Etat de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DEJEPS), spécialité « animation socio-éducative ou culturelle », le diplome universitaire de technologie (DUT) carrières sociales, option « animation sociale et socio-culturelle », le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST) « animation ». 

Concours interne : il est ouvert pour au plus 30 % des postes à pourvoir

Troisième concours : il est ouvert pour 20 % au plus des postes à pourvoir. 

Par promotion interne 

Peuvent être inscrits sur la liste d’aptitude les fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des adjoints territoriaux d’animation titulaires des grades d’adjoint d’animation principal de 1ère classe et d’adjoint d’animation principal de 2e classe, comptant au moins douze ans de services effectifs en position d’activité ou de détachement dans un emploi d’une collectivité ou de l’Etat, dont cinq ans au moins dans le cadre d’emplois des adjoints territoriaux d’animation et ayant été admis à un examen professionnel organisé par les centres de gestion. L’inscription n’intervient qu’au vu des attestations du CNFPT certifiant que l’agent a suivi ses obligations de formation de professionnalisation. 

III.  STAGE, TITULARISATION ET FORMATION OBLIGATOIRE DES ANIMATEURS TERRITORIAUX

Après un concours de la fonction publique

Durée du stage : 1 an
Prolongation exceptionnelle de stage : 9 mois maximum
Les candidats sont nommés stagiaires durant un an avant d’être titularisés.

La titularisation en tant qu’animateur territorial intervient au vu notamment d’une attestation de suivi d’une formation d’intégration, établie par le Centre national de la fonction publique territoriale (décret n° 2008-512 du 29 mai 2008 relatif à la formation statutaire obligatoire des fonctionnaires territoriaux).

Lorsque la titularisation n’est pas prononcée, le stagiaire est soit licencié s’il n’avait pas auparavant la qualité de fonctionnaire, soit réintégré dans son cadre d’emplois, corps ou emploi d’origine.

Après une promotion interne

Durée du stage : 6 mois, en position de détachement auprès de la collectivité ou de l’établissement qui a procédé au recrutement.
Prolongation exceptionnelle de stage : 4 mois maximum

Formation statutaire obligatoire

Après avoir suivi une formation d’intégration de cinq jours, les membres du cadre d’emplois sont astreints à suivre une formation de professionnalisation au premier emploi de cinq jours dans un délai de deux ans après leur nomination ou leur détachement. Cette durée peut être portée à dix jours, par accord entre l’agent et l’autorité territoriale dont il relève.

A l’issue de ce délai de deux ans, les animateurs territoriaux sont astreints à suivre une formation de professionnalisation tout au long de la carrière à raison de deux jours par période de cinq ans, durée qui peut être protée à dix jours en cas d’accord entre l’agent et l’autorité territoriale

Lorsqu’ils accèdent à un poste à responsabilité, ces agents doivent suivre, dans un délai de six mois à compter de leur affectation sur l’emploi considéré, une formation d’une durée de trois jours, qui peut être portée à dix jours en cas d’accord entre l’agent et l’autorité territoriale.

IV. EVOLUTION DE CARRIERE

Par avancement d’échelon et de grade

Le grade d’animateur territorial comprend treize échelons. Le grade d’animateur principal de 2è  classe comprend treize échelons. Le grade d’animateur principal de 1ère classe comprend onze échelons. L’avancement d’un échelon à l’autre s’effectue selon des durées précisées par les articles 24 et 25 du décret du 22 mars 2010

Pour en savoir plus sur les règles de détachement, d’avancement et d’intégration, se reporter au décret régissant ce cadre d’emplois (référence ci-contre). 

V. REMUNERATION

Elle comprend un traitement indiciaire brut auquel s’ajoutent le cas échéant un supplément familial de traitement (SFT) et une indemnité de résidence dans certaines régions. Elle peut être complétée par des primes et indemnités variables d’une collectivité à l’autre. Celles qui sont liées au grade constituent le régime indemnitaire.

Traitement indiciaire brut

Animateur territorial
Le traitement brut mensuel d’un animateur territorial varie entre 1 435,39 euros au 1er échelon (indice majoré 310) et 2 250,32 euros au 13 ème échelon (indice majoré 486).

Animateur territorial principal de 2è classe
Le traitement brut mensuel d’un animateur territorial principal de 2e classe varie entre 1 514,1 euros au 1er échelon (indice majoré 327) et 2 384,6 euros au 13 ème échelon (indice majoré 515).

Animateur territorial principal 1ère classe
Le traitement brut mensuel d’un animateur territorial principal de 1ère classe varie entre 1 690,06 euros au 1er échelon (indice majoré 365) et 2 551,29 euros au 11 ème échelon (indice majoré 551).

Nouvelle bonification indiciaire

La NBI est attribuée aux agents de catégorie B exerçant des fonctions d’animation à titre principal dans les zones urbaines sensibles ou dans les services et équipements situés en périphérie des ZUS et en relation directe avec leur population ou assurant les fonctions de maître d’apprentissage agréé ou de régisseur d’avances ou de recettes.

Régime indemnitaire

Les membres du cadre d’emploi des animateurs territoriaux peuvent en outre percevoir :

  • des indemnités horaires pour travaux supplémentaires (IHTS)
  • une indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS) à partir du 6e échelon du grade d’animateur
  • une indemnité d’administration et de technicité (IAT) jusqu’au 5e échelon du grade d’animateur
  • une indemnité d’exercice de missions des préfectures (IEMP)

Pour plus de précisions sur les primes, consulter le fascicule « Spécial primes » publié chaque année par La Gazette des communes, des départements et des régions en partenariat avec le centre interdépartemental de gestion de la grande couronne Ile-de-France.

Haut de page

Aujourd'hui sur

les Clubs Experts de la Gazette

Agenda 21 : les collectivités répondent aux attaques de la Cour des comptes

La Cour des comptes demande une remise à plat des agendas 21. Voire un abandon pur et simple du dispositif. A Besançon, à Orléans, ou bien sûr au Comité 21, on défend le bilan d’un outil toujours pertinent pour structurer une politique de développement ...

Baisse des dotations : comment adapter le service public local ?

Lors des 19e assises de l’Afigèse, à Avignon, plus de 400 responsables financiers des collectivités locales ont planché sur l’épineuse question de l'adaptation du service public local à la brutale baisse des ressources. Une équation jugée par certains ...

La cigarette interdite dans les espaces publics pour enfants, les PM habilités à contrôler

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a dévoilé le 25 septembre 2014 un plan de lutte contre la cigarette. Parmi les mesures annoncées : l’interdiction de fumer dans les espaces publics de jeux pour enfants et dans les voitures transportant des enfants de ...

Emplois d'avenir : la dynamique est enclenchée dans les collectivités

Comme l’ont exprimé des représentants d'élus au colloque organisé sur les emplois d’avenir mardi 23 septembre 2014 à Paris par le CNFPT, leur principal motif de satisfaction tient au financement de ces emplois, assuré à hauteur de 75 % du Smic par l’Etat ...

Imprimer

4

Commentaires

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés Médiation

6 Commentaires

Ajouter un commentaire

Du plus récent / Du plus ancien

  1. 1. Révolutionnaire Aujoud'hui, 16h56

    Il faut faire des efforts ....on entend que cela mais nos élus ne sont pas prêts à en faire pour eux. Toujours autant de Sénateurs inutiles, de nombreux députés biens payés et absents de l'assemblée, des conseillers généraux ? que font-ils ceux-là ?Des conseillers régionaux ?....mais tout cela a un coût et avant de demander encore aux autres de se serrer la ceinture il faudrait montrer l'exemple et être des sénateurs , députés etc... ordinaires et un salaire ordinaire entre 2500 et 3000 euros serait largement suffisant pour le temps de présence.la fronde monte et je vous assure que lorsque l'étincelle va démarrer il n'est pas dit que le feu soit circonscrit % d’augmentation sur les timbres, 2 cts par litre sur le gasoil etc...point d'indice gelé, augmentation des transports , EDF, GDF etc...La baisse des dotation et la mise en place des régions et métroples va avoir un effet pervers avec la diminution des agents territoriaux, de l'état et de l'hospitalière mais quand la gamelle est vide le 15 mois c'est dangereux: un vieux proverbe paysan dit ceci: quand il n'y a plus de foin à l'étable, les ânes se battent. A méditer.

  2. 2. TansonHenri Aujoud'hui, 12h30

    Cette baisse des dotations semble inéluctable. Nous devons donc nous préparer à des années difficiles. Pour les citoyens, pour les entreprises, pour l'emploi, etc...
    Et nous ne pouvons rien faire d'autre que de dire que nous ne sommes pas contents, pas d'accord. Mais qui nous demande notre avis. Et puisque l'Etat dit qu'il n'y a plus de sous, que pouvons nous faire? Essayer de comprendre pourquoi l'état nous dit cela? Et imaginer d'autres explications, d'autres solutions? Zut. Là, il faut faire de la politique et remettre en cause pas mal de choses. Mais qui est prêt à le faire?
    Qui dira que nous sommes gouvernés par des gens qui ne semblent pas mettre en avant l'intérêt des Français dans ses décisions. Qui obéit aux directives de Bruxelles sans se poser de questions. Qui accepte cette idée que la dette contractée auprès des banques privées doit être remboursée, maintenant, alors que d'autres pays, et pas des moindres, ont largement dépassé notre niveau d'endettement sans s'inquiéter! Qui essaye de nous persuader que notre travail est trop cher et que nous devons acçepter des sacrifices. Qui oublie de dire que notre travail n'est cher que par rapport aux coûts de main d'œuvre des pays sans protection sociale, les Chinois, les Bulgares, les Roumains. Etc...
    Il faut se poser les bonnes questions, essayer de comprendre et agir.
    Mais là, nous acceptons, résignés, de nous faire tondre, comme si il n'y avait pas de solution... Il y en a pourtant. J'en suis convaincu. Et pacifique en plus!

  3. 3. parisienne Aujoud'hui, 11h43

    Il aura donc fallu la diffusions d'une émission consacrée à la protection de l'enfance et à ses dérives pour qu'enfin, les conseils généraux s'en soucient enfin ! Et pour faire quoi ?
    Ah oui, un guide pour l'autodiagnostic…c'est vrai que c'est diablement efficace…

  4. 4. Yann Aujoud'hui, 09h02

    Transition énergétique en façade et destruction de la nature par les forces armées de l'Etat de l'autre...
    Et les médias dominants, en n'informant pas des violences policières qui ont lieu actuellement contre les oppsants au barrage sont complices!

  5. 5. bazane 30/09/2014, 14h34

    Pour les besoins de sa démonstration JC Mailly inverse la relation de causalité : c'est parce que l'économie des petites villes périclite et que leur population diminue, notamment en raison de la densification urbaine dans les grandes agglomérations, que les services publics de proximité ferment, et non l'inverse.
    Quant à "sauver le service public" : M. Mailly a un égo hypertrophié pour le moins.

  6. 6. sylvie 30/09/2014, 12h43

    Nous confirmons ici notre profond mécontentement quant à la « cannibalisation » des plages de Juan les Pins par ces « paillotes » du bord de mer. En effet, des appartements, nous ne voyons que des toits disgracieux au lieu du sable. Des restaurants du boulevard, impossible d’y voir un grain. Pour la promenade à pied, aucune vue non plus, vue sur les toits avec le gras des friteuses et avec les odeurs de cuisine en plus.

    De plus, de nombreuses plages privées nous empêchent de profiter de la mer, ne respectant pas la loi sur la protection du littoral qui date de 2006 !

    Nous tenons à signaler que contrairement aux dires de ces "plagistes financiers aux grosses Mercedes", la majorité des Antibois sont pour l’application de cette loi. En effet, de nombreux habitants ne vont plus à la mer faute de place durant l’été, voir quittent la ville pendant deux mois, faute de plage disponible gratuitement. D’autres déménagent définitivement devant ce littoral détruit et massacré.

    Aussi, nous espérons que personne reviendra sur cette loi, afin que Juan les Pins retrouve une part de civilité urbaine.

    Rendre les plages à ses habitants nous paraît juste.

    1. Ajouter un commentaire

        Votre e-mail ne sera pas visible

      Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.