Voirie

Le réseau routier sacrifié sur l’autel de la rigueur ?

| Mis à jour le 14/12/2015
Par
Routes-entretien-voirie-UNE

Chris / CC 2.0

Alors que les dotations aux collectivités continuent à baisser, la voirie pourrait être la victime invisible des coupes budgétaires. Invisible car, comme souvent pour les infrastructures lourdes, un défaut d’investissement ou d’entretien ne prête à conséquence que des années plus tard ; invisible, parce qu’il n’existe tout simplement pas de chiffres consolidés concernant les dépenses des collectivités en matière de voirie.

Le réseau routier français, cité régulièrement comme l’un des plus denses et des mieux entretenus au monde, serait-il en danger ? En octobre 2014, l’Association des petites villes de France publiait un sondage indiquant que, face à la baisse des dotations, le deuxième poste à subir des coupes budgétaires en 2015, après la culture, serait la voirie : près de la moitié des communes s’y préparait alors. Aujourd’hui, les présidents de département, qui ploient sous le fardeau du revenu de solidarité active (RSA) et des prestations sociales, n’hésitent pas à assumer des baisses de dépenses sur le réseau dont ils ont la charge.

Variable d’ajustement

« Nous ne sommes pas obligés de réparer les trous dans les routes, mais nous sommes obligés de payer le RSA ! Tous les autres budgets deviennent ...

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Commentaires

5  |  réagir

10/12/2015 12h03 - ORQUASI

L’application InCity permet aux citoyens de signaler la collectivité des problèmes sur l’espace public (nids de poule, accessibilité, éclairage défaillant, mobilier urbain cassé, etc…).

www.incityapp.fr

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09/12/2015 08h51 - Henri Tanson

Il est facile de savoir ce qui va advenir des routes…
L’état n’ayant plus les moyens, les collectivités devant assumer les baisses de dotation de l’Etat sont obligées de « faire des sacrifices ». C’est d’une logique comptable simple…
Économies: la culture, le patrimoine et la privatisation des services.
Les routes, comme l’ont été les autoroutes, seront… privatisées !
Des projets sont en cours.
Ce qui est géré par les fonctionnaires. C’est pas bien ! Ça coûte trop cher, etc…
Donc, hop, au privé.
C’est d’ailleurs, étrangement, la volonté des traités européens de retirer l’Etat de tout secteur économique pour le laisser aux mains du secteur concurrentiel privé.
Adieu la culture, les opéras, les orchestres, les associations subventionnées.
Adieu tout notre patrimoine historique, ou pas.
On vend les aéroports, les barrages hydro-électriques… L’Etat se retire du capital des entreprises qui étaient autrefois nationalisées…
Pour le plus grand bien des citoyens ? Euh, pas vraiment.
Mais c’est comme ça; puisque ce n’est plus nous qui décidons, faut faire avec.
Ou ruer dans les brancards…
Mais ce n’est pas avec ce ramassis de carriéristes sans figures que nous prenons pour des politiques, que la France pourra se sortir d’affaire.
Qui pourrait encore y croire? Surtout en cette période de cuisine électorale et de petits arrangements entre amis….

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08/12/2015 11h42 - Papi

L’entretien au sens large des routes a plusieurs objectifs. D’abord permettre à la population de circuler sur des voies en toute sécurité; mais aussi donner du travail aux entreprises des travaux publics…

Rien d’anormal a tout cela. Mais on peut s’interroger sur les fréquents aller-retour de la nature des investissements routiers!

Dans les années 1970 (eh oui, au siècle dernier), la « mode » était à la construction des rond-points que l’on a détruit quelques années plus tard pour les remettre au goût du jour à la fin du siècle.

Pour des raisons obscures, il n’existe pas en France une route digne de ce nom san s ronds-points (NB: j’ai mis des « s » car il n’y en pas qu’un seul!).
Certains vous diront qu’ils permettent d’assurer une meilleure fluidité de la circulation, de réduire la vitesse et donc le nombre d’accidents…

Mais on peut s’interroger sur les raions pour lesquels nos voisins des autres pays européens n’ont pas adopté ce type de mesure.
Comme on aime bien se comparer à l’Allemagne, comparonns:
- La population en Allemagne est de l’ordre de 80 M d’habitants pour 60 – 65 M en France,
- La vitesse est limitée à 100 km/h sur les routes, hors certaines autoroutes et à 90 km/h en France (sur ce point, la France est le seul pays d’Europe a ne pas avoir fixé la vitesse maximale à 100 km/h!!! et on envisage de la réduire à 80 km/h???),
- Le nombre de morts est plus faible qu’en France (étonnant si on suit la logique française en affirmant que la vitesse est la cause de tous les maux).
- Et il y plus de ronds-points en France qu’en Allemagne (les mauvaises langues affirment que la France compte plus de ronds-points que tous les autres pays européens réunis – je ne sais pas si c’est vrai, mais on n’en est certainement pas loin!).

Certains diront que c’est normal qu’il y ait moins de morts en Allemagne: vous savez, la rigueur germanique…
Mais alors comment expliquer qu’en Catalogne on observe les mêmes résultats qu’enn Allemagne?

Je m’interroge: si on arrétait de construire des ronds-points, combien de kilomètres de chaussée pourrait-on entretenir?

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08/12/2015 11h02 - ugottale

déjà , pour rouler à 130 , sur des chaussées en bon état , avec des aires d’arrêt accueillantes , des WC propres , et la meilleure sécurité possible , il faut payer un droit d’usage , sinon , c’est gratuit , mais avec 110 maxi , avec les immondes panneaux « trous en formation » , avec des WC bouchés et avec une moins bonne sécurité !

faudra – t – il , aussi , un droit d’ usage , pour avoir des RD , en bon état , comme avant l’an 2000 ?

de 1985 à 2000 , de nombreux départements avaient quadruplé leurs investissements routiers , avec , certes , quelques tronçons de 2 fois 2 voies injustifiés , là où des 3 voies , cadencées par des giratoires , auraient coûté 4 fois moins cher , c ‘est alors , qu’ils ont reçu un ultime cadeau empoisonné de RN ordinaires , mal entretenues , ajouté au cadeau social , si bien que la route n’est plus un instrument de pouvoir !

heureusement , grâce à INTERNET , chacun pourra rester chez lui !

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08/12/2015 09h32 - bélier55

Cet état de dégradation du réseau routier français est malheureusement général et d’ailleurs certaines autoroutes ne sont pas épargnées
Mais il faut savoir ce qu’on veut ! Depuis une quinzaine d’années, les pouvoirs publics trouvent bien plusieurs centaines millions par an pour installer des radars qui évidemment rapportent beaucoup d’argent mais, qui n’est même pas réinvestie pour l’amélioration du réseau routier
Où est l’erreur ?

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