Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club RH

[Opinion] Fonction publique

Fonctionnaires, nous ne sommes pas problème mais solution !

Publié le 07/12/2015 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions, Toute l'actu RH

marianne_img_une
pict rider - Fotolia.com
Je l’affirme et le signe : nous, employés de mairie, cadres territoriaux, bref fonctionnaires, ne sommes pas problème mais solution.
Boris Petroff

Boris Petroff

Administrateur territorial

J’emprunte ce titre à une phrase de l’excellent livre de Bruno Tardieu (« Quand un peuple parle : ATD Quart Monde, un combat radical contre la misère ») qui explique, en particulier, que les pauvres, pardon les personnes en situation de pauvreté, ne sont pas problème mais solution. Ce qui paraît paradoxe et ne l’est point. Il ne faut pas les regarder avec compassion comme d’irrémédiables exclus mais reconnaître leurs droits et apprendre d’eux comment vivre avec son environnement, avec sa planète.
Mais là n’est pas mon propos.

Je l’affirme et le signe : nous, employés de mairie, cadres territoriaux, bref fonctionnaires, ne sommes pas problème mais solution.

La presse bien pensante, c’est-à-dire toute la presse audiovisuelle, voire écrite, nous assène que nous coûtons, les discussions de comptoir et la plupart des politiques, philosophes ou économistes pas du tout atterrés le confirment : nous sommes coupables et il est temps de mettre fin à ce statut de protégé sans cause ni raison dont nous jouissons abusivement !

Et si c’était tout l’inverse : pour avoir écouté avec attention Bernard Friot et sa théorie du salaire à vie, j’ai pris conscience des termes du débat sur l’avenir possible, et dont nous sommes un élément clé.

La véritable novation du statut, mais on l’oublie trop facilement, est que nous ne sommes pas payés au regard du travail fourni mais au regard de nos capacités. Nous sommes propriétaires de notre grade et ne dépendons pas du bien vouloir de notre employeur pour équilibrer nos fins de mois.
Résultat ? On travaille bien mieux que dans le privé !

Aberration managériale

Ne vous faites pas avoir par la propagande la plus éculée : ouvrez les yeux sur la qualité globale de votre prestation, sur celle de vos collègues. La vraie motivation, une fois dégagés des contraintes pécuniaires et parce que nous le sommes, c’est le travail bien fait, c’est la concordance entre notre vision du monde et nos activités quotidiennes, c’est la reconnaissance intime et celle des autres. Un salaire à vie, qui est notre lot sans vraiment en avoir conscience, c’est précisément LA condition de cette excellence professionnelle.

Bref, tout le contraire de cette aberration managériale du salaire au mérite qui exclut ceux qui ne méritent pas, démotive ceux qui ne mériteraient plus, subjective la paie et crée la zizanie là où seule la coopération est efficace.

Je sais, il y a dans la fonction publique des tire-au-flanc. Sans doute sont-ils mal encadrés. Des infâmes profiteurs ? Pas plus que dans le privé. Et quand bien même : ce n’est pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Au demeurant les véritables profiteurs sont ailleurs…

Nous sommes la solution : il faut que petit à petit toute l’économie nationale et mondiale s’inspire de cette vérité : pas de travail de qualité toute sa vie durant sans salaire à vie… Sans statut.

Alors soyez fiers, soyez combatifs, soyez heureux. Vous êtes, nous sommes ceux qui tracent la voie, ceux qui doivent être imités pour que ce monde tourne enfin à l’endroit !

Cet article est en relation avec les dossiers

5 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur le Club RH

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Fonctionnaires, nous ne sommes pas problème mais solution !

Votre e-mail ne sera pas publié

heureux

08/12/2015 11h26

Enfin des propos qui font plaisir à entendre… mais qu’il faut tempérer pour respecter nos obligations par:
« si les élus nous donnent les moyens pour exercer nos missions ».

En effet, tout agent qui aime son métier pense que sa mission est essentielle; alors que l’Elu, par le statut que lui donne le Peuple en étant le seul représentant légitime de la population, en charge de l’intérêt public doit faire des choix qui ne répondent pas toujours aux ambitions des agents.

Et c’est bien normal!

Memoria

08/12/2015 02h38

Merci. Ce message fait du bien. Pas naïvement puisqu’il invite à réfléchir. Réfléchissons, mais vraiment.

michel82

08/12/2015 04h16

merci de cette belle réflexion. à vrai dire, à force de recevoir des « coups », on n’en devient plus fort.
je rajouterais cette phrase à la pensée de notre collègue :  » notre statut nous permet aussi une indépendance totale vis à vis de nos missions par rapport à tout bords politiques de nos élus ».. certes, des fois mis à mal, mais si vrai.

Daniel

08/12/2015 08h39

Qui dit privé, dit appel d’offre ! Donc prestations réduites au détriment du/des prestataire-s et de l’agent car concurrence avec d’autres sociétés !
Alors que dans le public, l’agent qui aime son travail, sa mission le fait avec plaisir; donc le travail est fait du mieux qu’il le peut pour l’usager…

geronimo

09/12/2015 10h16

Bonjour et bravo Boris !

Enfin un discours qui rétablit une réalité simple face aux contrevérités bavées sur les plateaux TV par des experts dont le fond de commerce est « le buzz » sur des thèmes faciles. Ils ne connaissent même pas le statut des fonctionnaires et accumulent les clichés façon café du commerce. C’est consternant !

Merci pour cette mélodie

Commenter
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
 
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X