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CESE

Patrick Bernasconi élu à la tête du Conseil économique, social et environnemental

Publié le • Par • dans : France

Source : http://www.lemoniteur.fr 

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conseil-economique-social-une © Flickr by CC alainalele

Les 233 membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ont élu, mardi 1er décembre, leur nouveau président. Bien connu du monde des travaux publics, Patrick Bernasconi, 60 ans, vice-président du Medef et président de la FNTP de 2005 à 2013 prend la tête de la troisième Assemblée de France. Il promet de réhabiliter le CESE comme institution, reconnue et entendue.

 

C’est une lourde tâche qui attend Patrick Bernasconi, le nouveau président du CESE, élu au premier tour avec 131 voix (63 pour Jean-Paul Delevoye, le président depuis 2010 et 30 voix pour Gérard Aschieri, tous deux également candidats). Car le CESE n’a pas que des amis.

Considéré comme obsolète par certains qui voudraient sa disparition ou comme « cadeau» offert aux proches des présidents de la République pour services rendus, la chambre de la société civile fait l’objet de nombreuses critiques. Y compris par la Cour des Comptes qui dans un rapport rendu public en février dernier ne ménage pas cette troisième assemblée du pays derrière les deux assemblées parlementaires que sont l’Assemblée nationale et le Sénat.

Le CESE a pour mission première de donner son avis sur les projets de loi qui lui sont soumis par le Gouvernement et, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, par le Parlement et par voie de pétition sur tout problème de caractère économique, social ou environnemental. Pour autant, « malgré ces évolutions institutionnelles et une réforme organisationnelle qui se veut ambitieuse, la place du CESE auprès des pouvoirs publics n’a guère évolué, relève la Cour des Compte. Elle reste caractérisée par la faiblesse du nombre des saisines gouvernementale (5 en 2013, 2 en 2012, 11 en 2011) et parlementaire (une seule à ce jour) et l’insuccès, pour l’heure, de la formule de la pétition ».

En fait, l’essentiel des rapports produits par le CESE, qui dispose d’une administration de 140 agents et d’un budget annuel de 38 M€, le sont désormais sur sa propre initiative, on en compte une vingtaine par an (19 en 2013, 18 en 2012, 15 en 2011), souvent de qualité mais qui restent dans les murs du palais d’Iéna.

Faire du CESE « un moteur de progrès »

Or pour les défenseurs du Conseil, c’est là que se construit l’expression de la société civile ; d’autant plus dans une période de crise de confiance vis-à-vis des institutions. Le CESE doit être ce lieu où se discutent, se construisent et s’élaborent entre toutes les composantes de la société des propositions à la hauteur des enjeux.

Attaché au rôle et à l’importance de la troisième Assemblée de France, Patrick Bernasconi, chef d’entreprise d’une PME dans les travaux publics, se dit prêt à relever le défi. En juillet dernier dans Les Echos, alors qu’il annonçait sa candidature il livrait sa vision du CESE de demain : « Il jouerait le rôle de transmission au monde politique de la modernité que la société recèle en elle. Il serait discret dans ses travaux mais offensif dans l’expression de ses avis. Il gagnerait à être composé de personnalités aussi impliquées dans l’Institution qu’au sein du corps social. Il se saisirait des sujets déterminants pour l’avenir de notre pays : des libertés individuelles à l’ère du numérique, à l’« ubérisation » de notre économie ou aux conséquences des évolutions climatiques; des nouveaux modèles familiaux aux nouveaux modes de travail ; mais aussi l’évaluation de la mise en oeuvre des politiques publiques qui fait partie, comme les pétitions citoyennes, des compétences du CESE trop peu investies; ou encore la progression inacceptable de la pauvreté en France. »

Homme de conviction, il met le sens du collectif, le dialogue et le consensus au cœur de ses préoccupations. « Je veux réhabiliter le mot de consensus qui est la seule voie pour notre société », a indiqué Patrick Bernasconi lors de son discours de candidature, juste avant le vote. Fervent partisan du dialogue social, il a mené des négociations au niveau local, interprofessionnel et national : « Dans toutes ces fonctions, je me suis attaché à édifier des ponts entre des acteurs trop souvent catalogués comme opposés. La méthode créatrice de convergences que j’y ai construite, je veux aujourd’hui la mettre au service du renouveau de notre institution pour contribuer au renouveau démocratique dans notre pays. »

Concrètement, l’ancien vice-président du Medef (il a démissionné de ses fonctions il y a quelques jours) veut que le CESE soit beaucoup plus fréquemment saisi par le gouvernement qu’il ne l’est actuellement, en particulier sur les sujets d’actualité même sensibles. Il va dans les prochaines semaines mettre le Conseil en ordre de bataille, comme il l’avait fait pour la FNTP lors de sa nomination en tant que président, pour lui redonner un sens.

Article publié initialement par lemoniteur.fr

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