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Réforme territoriale

Paris Métropole : Patrick Devedjian clôt une présidence atypique

Publié le • Par • dans : Régions

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PATRICK DEVEDJIAN © OLIVIER RAVOIRE

Plutôt satisfait de la gestation de la métropole du Grand Paris, le patron (LR) des Hauts-de-Seine quitte les manettes du syndicat mixte de l’agglomération parisienne. Mais Patrick Devedjian entend jouer tout son rôle lors de l’élection à la présidence de la métropole du Grand Paris, le 22 janvier 2016.

 

Le tourniquet de Paris Métropole repart de plus belle. Comme chaque année, la présidence du syndicat mixte de l’agglomération parisienne change de tête. Ce 1er décembre aux Lilas (Seine-Saint-Denis), le patron des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian a transmis les clés de la structure au maire (Apparenté PCF) de Nanterre (Hauts-de-Seine), Patrick Jarry.

L’épilogue d’une présidence atypique. Premier patron de département et premier poids lourd politique à occuper ce poste en décembre 2014, Patrick Devedjian rompt avec le profil œcuménique de la plupart de ses devanciers. Pour lui, la métropole doit être compétitive face au Grand Londres, là où certains élus PS la veulent, avant tout, solidaire.

Du chef de clan au rassembleur

Jusqu’au printemps 2014, et la victoire, dans l’agglomération parisienne, de la droite aux municipales , Patrick Devedjian se montre fort discret à Paris Métropole. Le député des Hauts-de-Seine réserve son ironie mordante et son goût pour l’opposition frontale aux joutes parlementaires. Dans son viseur : la métropole du Grand Paris (MGP) à la façon de la loi MAPTAM du 27 janvier 2014. Un monstre technocratique et centralisé aux yeux de l’ancien ministre délégué aux Libertés locales.

Grâce à une alliance, à l’automne 2014 avec la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) et l’immense majorité des élus locaux, il obtient le scalp du transfert de l’ensemble de la fiscalité économique à la MGP au 1er janvier 2016. Hissé à la tête de Paris Métropole deux mois plus tard, le leader du 9-2 hérite d’un rôle-clé. C’est lui qui, avec le préfet de la région Ile-de-France, copréside la mission de préfiguration de la MGP qui verra le jour au 1er janvier 2016. Découpage des établissements publics territoriaux (EPT) et préparation des ordonnances financières : tout est à faire.

Dans le cadre du projet de loi NOTRe, Patrick Devedjian mène bataille pour revoir à la baisse les pouvoirs, en matière d’aménagement et d’urbanisme, de la métropole et alléger sa gouvernance. Le chef de clan se fait, alors, rassembleur. « Il a veillé scrupuleusement à maintenir l’unité de Paris Métropole. A la veille des régionales, le climat est très constructif », salue son prédécesseur, le maire (PS) des Lilas, Daniel Guiraud.

Toujours au côté de « NKM »

Avec le gouvernement, la négociation est serrée. L’amendement destiné à évincer Nathalie Kosciusko-Morizet de la gouvernance de la métropole, raidit les positions. A l’été 2015, Patrick Devedjian rue dans les brancards. Le Conseil constitutionnel censure la mesure controversée. Au moment de faire le bilan de la loi NOTRe, Patrick Devedjian préfère voir « le verre à moitié plein ». Alignement, ou presque, des compétences des établissements publics territoriaux sur les communautés d’agglomération, suppression de l’avis conforme de la métropole sur les plans locaux d’urbanisme des EPT, assouplissement des conditions d’entrée des communes « aéroportuaires »… : autant de bons points aux yeux du patron du 9-2.

« Dans sa forme actuelle, la métropole du Grand Paris est à l’état d’embryon politique et budgétaire », pointe-t-il cependant. Le « bébé » métropolitain verra le jour le 22 janvier, lors de l’installation de la MGP. Patrick Devedjian ne participera pas à l’évènement. En tant que président de conseil départemental, il ne peut siéger au conseil métropolitain.

Mais nul doute qu’il pèsera dans l’élection à la présidence. Patrick Devedjian défend l’option NKM. Un soutien discret en cette période de scrutin régional. Un scénario dont ne veut, en tout cas, toujours pas entendre parler Anne Hidalgo. « Si on commence sur ce territoire-là à créer les conditions d’un affrontement politicien, nous perdrons tous », a prévenu la maire de la capitale, lors du conseil syndical de Paris Métropole, le 1er décembre aux Lilas. Avant d’ajouter très ferme :  « Je n’accepterai pas qu’on me manque de respect et qu’on manque de respect à Paris. »

Une passerelle avec la grande couronne

Elu à l’unanimité moins une abstention (celle de la représentante de la mairie FN de Mantes-la-Ville) président de Paris Métropole, le premier magistrat (apparenté PCF) de Nanterre, Patrick Jarry rappelle volontiers que son syndicat mixte dépasse les frontières d’une MGP circonscrite à Paris et à la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Il épouse même les contours de la plupart des communautés d’agglomération d’au moins 200 000 habitants en cours de création en grande couronne. « Nous n’avons donc pas vocation à faire concurrence à la métropole du Grand Paris, explique Patrick Jarry. Nous sommes le seul endroit où tous les types de collectivités (région, départements, intercommunalités et communes) peuvent échanger. Nous ne voulons pas que se crée une nouvelle frontière. Les termes de deuxième couronne sont, à cet égard, révélateurs d’une hiérarchie avec laquelle il faut rompre. »

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