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Réforme territoriale

Le Grand Paris en data (3) : des inégalités sociales entre l’est et l’ouest de la métropole

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, Régions

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MGP_social-UNE © Capture d'écran Cartodb

La Gazette consacre une série d'articles à l’analyse en données de la métropole du Grand Paris. Notre troisième volet se concentre sur les inégalités sociales. L'étude des taux de pauvreté et de chômage et de la répartition des logements sociaux montre une grande disparité entre l'est et l'ouest parisien.

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Cet article fait partie du dossier

Grand Paris : un débat capital

 

Chiffres-clés

Agenda : 22 juin

Ne manquez pas la conférence Grand Paris organisée par la Gazette : comment relever les défis institutionnels, financiers et économiques de la nouvelle métropole.

Programme et inscription

La Métropole du Grand Paris verra le jour le 1er janvier. L’objectif majeur de sa création est de permettre un rééquilibrage entre les territoires riches et ceux les plus pauvres. Une ambition plus que louable mais qui va demander un travail considérable au regard des disparités est-ouest constatées.

 

Le calque « Taux de pauvreté » est coché par défaut, vous pouvez en sélectionner un autre dans le cartouche « visibles layers », en haut à droite. De façon générale, il faut garder à l’esprit que chaque ensemble présente en son sein des disparités plus ou moins importantes, aucun n’est vraiment homogène. Pour connaître le détail des taux ou indice par ville, cliquez sur les ensembles.

L’Ouest privilégié

La carte des taux de pauvreté par établissement publics territorial (EPT) montre clairement les inégalités de revenus entre les habitants de la métropole. Dans les trois territoires de l’Ouest, autour des pôles que sont la Défense et Boulogne-Issy-les-Moulineaux, le taux de pauvreté est inférieur ou égal à 10 % quand il atteint 35,8 % à Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), où se situent Aubervilliers, La Courneuve ou encore Saint-Denis.

 

 

Si les cartes ne sont pas totalement identiques, l’étude des taux de chômage se rapproche de celle du taux de pauvreté. « La pauvreté ne reculera dans notre pays de façon importante que si le chômage décroît », assurait d’ailleurs en 2013 , François Chérèque, à l’époque inspecteur général des affaires sociales. Les fortes poches d’inactivité devront donc constituer une priorité pour les EPT.

« On observe un contraste entre le Sud-Ouest et le Nord-Est, l’Est est dans une positon intermédiaire », indique Vincent Gollain, directeur du département « Économie et développement local » de l’IAU Ile-de-France. Le Nord-Est fait face à une « tendance historique » : « Ce sont des bassins industriels, la fermeture d’usines, comme par exemple à Aulnay-sous-Bois, a laissé des actifs sur le carreau. Cette tendance impacte les populations, en particulier les résidents, mêmes si de nouveaux pôles d’emploi se développent. » Au contraire de ces emplois peu qualifié, « au Sud-Ouest, la population comporte beaucoup d’actifs qualifiés », note le chercheur.

La problématique du logement social

Autre priorité du Grand Paris : le logement. La tâche est, une fois encore, grande : les logements manquent et l’habitat social est très mal réparti sur la métropole. Le déséquilibre entre l’est et l’ouest de la métropole est criant. La constitution des EPT a néanmoins permis, dans la plupart des territoires de l’Ouest, de lier des villes avec un fort taux de logements sociaux avec des communes ne respectant pas les 20 % imposés par la loi SRU. Dans le territoire 4 La Défense, plus de la moitié des communes ne respectent pas la loi SRU, notamment Neuilly-sur-Seine et Vaucresson qui ne possèdent que 5 % de logements sociaux. Et pourtant le découpage de l’interco, en intégrant Nanterre où près de la moitié des habitations sont des logements sociaux, permet d’obtenir une moyenne pondérée de 23,6 %, supérieure à 20%, et même pas très éloignée du seuil de 25% imposé par la loi Alur.

Dans l’ensemble limitrophe T3 Grand Paris Seine Ouest, seule intercommunalité préexistante de l’ouest parisien qui n’a pas été modifiée par la réforme, aucun équilibre n’a pu être réajusté. Concernant le logement social le constat est sévère puisque cela fait de GPSO le territoire le plus faiblement, avec une moyenne pondérée de 17 %.

Au contraire, au Nord et Nord-Est, les taux dépassent très largement les demandes de la loi Alur : 33 % dans le territoire 5 Boucle nord des Hauts-de-Seine, 38 % dans le T8 Est ensemble et jusqu’à 40 % dans le T6 Plaine commune. Comme GPSO, ces deux derniers territoires ont été construits sur des intercommunalités préexistantes, sans possibilité de rééquilibrage de l’ensemble. La plupart des villes sont largement au-dessus du minimum légal et, dans le T6, toutes les villes ont plus de 33% de logements sociaux, ce taux atteint même 60 % pour la commune de l’Île-Saint-Denis.

Pour le politologue Patrick le Lidec , ces déséquilibres « interdisent aussi de résoudre une crise du logement » :

« Les collectivités qui bénéficient des bases fiscales ne possèdent pas les réserves foncières qui permettraient de répondre à la crise du logement. A contrario, celles qui disposent des réserves foncières, en Seine-Saint-Denis en particulier, n’ont pas les ressources pour équilibrer le coût de leurs opérations d’aménagement. »

 

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