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Des moyens pour l’urgence

Publié le • Par • dans : Actualité Club finances, Billets finances, France

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hollande-18-11-2015-amf-une © C. Néau

Après le temps du deuil, il faudra vite revenir sur la question des moyens dont doivent disposer les collectivités pour aider l'Etat à assurer la sécurité, mais surtout jouer leur rôle d'éducation et d'accompagnement social. D'où il est de nouveau question des dotations de l'Etat...

 

 

Après les attentats de Paris, il y a le temps du deuil. Il faudra pourtant revenir vite à la question des moyens nécessaires à sécuriser, éduquer, voire sociabiliser. Pour certains maires présents au rassemblement national du 18 novembre, ce n’est pas un débat : « tout n’est pas question d’argent », lance l’un. « Je me donnerai les moyens qu’il faut », avance une autre. Ces bravades vont toutefois se heurter rapidement à la périlleuse réalité financière des collectivités locales. Les maires ne pourront pas jouer éternellement aux vases communicants avec les deniers publics, enlevant ici, pour rajouter là, avec toujours quelques gouttes qui s’évaporent dans l’opération.

Les limites du tout-sécuritaire

Une majorité d’élus s’accordent sur un point : tout ce qui a pu être mis en place, à hauteur de leurs compétences, pour améliorer la sécurité dans les grandes villes et métropoles a été plus ou moins fait : caméras de vidéosurveillance, police municipale, etc. De plus, l’investissement dans ces outils est souvent très lourd – un rapport de la cour des comptes de 2011 évoquait un investissement unitaire de 36 000 euros par caméra – pour des résultats de plus en plus interrogés. Enfin, aucune caméra ne dissuadera un terroriste décidé à se faire sauter. L’exemple de Paris l’a funestement prouvé. Les marges de manœuvres des élus locaux sont donc très minces en matière de sécurité proprement dite.

République des professeurs… et des maires

En revanche, les participants au rassemblement des maires étaient unanimes sur un autre chantier : au commencement républicain, il y a l’école. Et le temps périscolaire créé avec la réforme des rythmes scolaires se présente comme un bon outil pour diffuser les valeurs républicaines. Or ce temps n’est pas gratuit pour les communes : Selon la Cour des comptes, le reste à charge représente « 30 à 50% » du coût de la réforme. Devront-elles puiser encore davantage dans leurs ressources pour intensifier l’éducation civique ?

Quant à l’action sociale, nécessaire à la préservation de la vie commune sans être communautaire, elle passe en grande partie par les associations. Mais là encore, sous pression financière, les communes rabotent toujours plus les subventions qui leur sont allouées. Comment pourront-elles être plus efficaces sur le terrain ? Une porte s’entrouvre. Le président de la République s’est dit prêt à mettre entre parenthèse le pacte de stabilité au profit d’un autre de sécurité. Dont acte, mais il faut faire vite pour que cette décision s’illustre aussi dans les budgets municipaux, car le PLF pour 2016 inscrit toujours une baisse des dotations de 3,67 milliards d’euros pour les collectivités, même si le Sénat tente désespérément de réduire ce montant. N’y-a-t-il pourtant pas urgence, là aussi, à donner « aux fantassins de la république » les moyens de disposer d’armes efficaces, pour peu que ceux-ci soient bien fléchés vers des actions visant à développer le vivre-ensemble.

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