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Euro 2016 : les villes hôtes restent mobilisées pour sécuriser les fans zones

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, France

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Fan zone bresil © FIFA Fan Fests

Malgré la menace terroriste, le maintien des fans zones annoncé le 24 novembre par le gouvernement est justifié selon le Club des villes hôtes. Leur niveau de sécurisation sera renforcé, notamment par des agents de sécurité privés, et réévalué au cas par cas.

 

A six mois de l’ouverture de l’Euro 2016 de football et en dépit des attentats sanglants qui ont frappé Paris et les abords du Stade de France à Saint-Denis, les fans zones, où seront rassemblés des milliers de spectateurs devant des écrans géants, ne sont pas remis en cause et leur sécurité sera accrue.
Pour les villes organisatrices, la mobilisation reste donc totale puisqu’il leur revient de les organiser comme l’impose l’Union des associations européennes de football (UEFA).

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a ainsi dissipé le doute planant sur leur organisation pendant l’Euro 2016 (10 juin-10 juillet) depuis les attentats du 13 novembre. Lors d’un comité de pilotage exceptionnel organisé le 24 novembre en présence du ministre des sports Patrick Kanner, du secrétaire d’Etat aux sports, Thierry Braillard, du maire de Bordeaux et président du club des villes et des sites d’accueil, Alain Juppé, et du président de la SAS Euro-2016, organisatrice de la compétition, Jacques Lambert, Bernard Cazeneuve a assuré que « nous ferons tout pour que ce grand évènement se passe dans les meilleures conditions et que les fans zones qui ont été souhaitées par les maires comme des espaces festifs puissent être organisées ».

Un maintien des fans zones justifié - Premières concernées, les 10 collectivités hôtes, par la voix d’Alain Juppé, ont confirmé qu’elles souhaitaient « maintenir les fans zones pour ne pas diminuer le caractère festif et populaire de l’événement ». L’ancien Premier ministre a justifié leur maintien pour « ne pas risquer de voir se disséminer dans nos villes des regroupements plus difficiles à sécuriser ».

Sur la même longueur d’onde, le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau (Les Républicains) rappelait le même le cahier des charges « très strict et déjà très couteux » auquel les villes doivent se conformer. « S’il faut rajouter des moyens, il ne faudra pas hésiter à le faire. Car c’est plus facile effectivement de contrôler la sécurité dans un espace fermé qui rassemble 10 à 15 000 personnes que d’avoir ces mêmes personnes de toute façon présentes, mais réparties dans toute la ville ».

Seule dissonance enregistrée, le maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, n’a pas caché son scepticisme, se disant « pencher pour ne pas installer » de fans zones.

Mesures complémentaires - L’objectif de cette réunion était d’apprécier la situation dans ce nouveau contexte terroriste. L’occasion pour les ministres présents de saluer le travail effectué par les parties prenantes de l’organisation depuis deux ans qui avait déjà permis d’anticiper « le renforcement de la menace terroriste, avec des dispositifs évolutifs et réactifs ». L’heure était venue de prendre des mesures complémentaires pour « construire une sécurité maximale en vue de l’Euro 2016 ».

« L’engagement des pouvoirs publics d’assurer la sécurité a été réaffirmé. Les villes prendront pour ce qui les concerne les mesures nécessaires pour une sécurisation optimale des fans zones. Leur cadre et mode de fonctionnement va à présent être revisité avec un renforcement de la vidéo protection autour et au sein d’elles mais aussi aux abords des stades », a indiqué Frédéric Gil, conseiller technique d’Alain Juppé au club des villes et des sites d’accueil et directeur général adjoint à Bordeaux.

Evaluation permanente - Concrètement, l’instruction interministérielle de mars 2015 prescrivant les conditions de sécurisation des fans zones sera complétée, notamment en matière de contrôles des accès et de vidéoprotection. « Jusqu’à présent, nous étions dans une logique de mise en œuvre des dispositifs de sécurité autour des fans zones laissés à l’appréciation des préfets selon une analyse des matches à risque. Désormais, l’approche est globale. En termes de contrôles d’accès, il n’est pas exclu maintenant que l’Etat impose des palpations de sécurité systématiques aux entrées des fans zones », explique Frédéric Gil. Une évaluation permanente de la menace, et au cas par cas de l’organisation des fans zones sera conduite par les préfets et conduira à faire évoluer nos dispositifs, a aussi annoncé le ministre de l’Intérieur.

Des effectifs à la hausse - Pour sécuriser les fans-zones, plusieurs collectivités feront appel à des sociétés de sécurité privées dans le cadre de marchés publics. Dans le contexte actuel qui a placé les agents de sécurité privée au premier plan, la question des effectifs disponibles durant l’Euro 2016 a ressurgi, par l’intermédiaire du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), présidé par Alain Bauer. Il recommandait le 19 novembre, « pour ne pas disperser les ressources disponibles », de supprimer les fans zones « dès lors qu’elles ne pourraient pas être prises en charge directement par les organisateurs avec leurs moyens propres ».

Pour le club des villes, la capacité des sociétés de sécurité privées à répondre aux appels d’offres conditionnera la dimension des fans zones. « Les sociétés privées de sécurité qui ont d’ores et déjà signé les marchés avec les villes ont garanti des prestations. Aucun choix des villes ne se fera au détriment de la sécurité. Il faudra à présent certainement revoir les effectifs à la hausse, et notamment la présence des personnels féminins », explique Frédéric Gil. Une évaluation des besoins supplémentaires se fera ainsi site par site. La délégation aux coopérations de sécurité du ministère de l’Intérieur, dans une mission de mise en relation, effectuera sur chacun d’entre eux, avec les sociétés de sécurité, un état précis des besoins et ressources en effectifs disponibles afin que les formations et les recrutements nécessaires soient engagés, avec le concours de Pôle Emploi.

Qui paiera la facture ? - Autre enjeu crucial, le volet financier a été évoqué lors de cette réunion par le club des villes. Le surcoût des mesures de sécurité additionnelles devrait être réparti entre l’Etat, les villes hôtes et l’UEFA, organisatrice de la compétition via la SAS Euro-2016. « Le club sollicitera la participation financière de l’UEFA qui ne s’est pas interdit d’envisager de soutenir les villes pour l’organisation des fans zones », précise Frédéric Gil. « Les fans-zones seront ce que les villes décideront d’en faire », a insisté Jacques Lambert. « Il n’y a pas de vision dogmatique mais une forme de souplesse et de flexibilité pour adapter la fans-zone au contexte budgétaire. Ce qui ressort des exigences de sécurité nouvelles, c’est que l’on ira peut être encore plus loin dans cette flexibilité », a-t-il ajouté.

Pas d’écrans géants sur l’espace public - Par ailleurs, Bernard Cazeneuve a indiqué que les moyens de vidéo-protection allaient être renforcés autour du stade de France ainsi que sur l’ensemble des équipements sportifs, avec l’appui de l’Etat qui participera au financement via le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) qui a été augmenté. Autre point sensible : les rassemblements ou écrans géants hors des fans zones, partout en France, ne seront possibles que dans des lieux fermés du type stades et gymnases, sous réserve qu’ils respectent des prescriptions de sécurité qui seront établies dans les prochaines semaines, en lien avec les élus et les organisateurs. Ce comité de pilotage devrait dorénavant se réunir tous les mois jusqu’au début de l’Euro en juin prochain.

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