En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X

Club RH

9

Commentaires

Réagir

Fonction publique

Début des discussions sur la valeur professionnelle des fonctionnaires en décembre

Publié le • Par • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

9

Commentaires

Réagir

Marylise Lebranchu, Ministre de la Decentralisation et de la Fonction publique. © VALERIO VINCENZO

Marylise Lebranchu a annoncé lors d’une séance du Conseil commun de la fonction publique, mardi 24 novembre, que les discussions sur la réforme des modalités d’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires débuteront en décembre.

 

Prévu dans le texte sur les Parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (« PPCR »), le chantier sur la réforme des modalités d’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires débuteront en décembre, a indiqué la ministre de la Fonction publique lors d’une séance du Conseil commun, mardi 24 novembre.

Au cours de cette réunion, Marylise Lebranchu a également rappelé que 450 à 500 textes réglementaires seraient nécessaires pour mettre en œuvre les mesures contenues dans le texte « PPCR ».

Certaines dispositions ont déjà été intégrées au projet de loi de finances 2016, comme l’effet rétroactif des mesures à venir, la fin de l’avancement « au minimum », et la transformation de quelques primes en points d’indice.

Concernant les grilles, « pour les « B », les infirmiers de catégorie A et paramédicaux qui devraient être concernés par le début des mesures en 2016, celles-ci seront appliquées avec effet rétroactif au 1er janvier 2016. Pour eux, tous les textes devraient être prêts pour mars 2016 », explique Luc Farré, secrétaire général de l’Unsa-fonction publique.

Négociations sur la pénibilité et les fins de carrière

Deux chantiers seront par ailleurs lancés rapidement. Sur la pénibilité dans la fonction publique, ainsi que sur les fins de carrière dans le contexte de leur allongement.

Les syndicats seront en outre attentifs au déroulé des travaux de mise en œuvre de ce texte « PPCR », notamment en ce qui concerne les répercussions des créations de postes de policiers, douaniers, etc. annoncées aux lendemains des attentats de Paris. « La ministre n’a pas été très claire sur ce point », estime Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UGFF-CGT.

Enfin, un rendez-vous salarial est toujours prévu en février. D’aucuns sont plutôt optimistes et prédisent une issue « favorable » avec un geste sur le point d’indice. Mais d’autres sont plus méfiants, à l’instar de FO qui dénonce dans un communiqué du 23 novembre le « double discours du gouvernement », qui vante les mérites des fonctionnaires, en cette période difficile, mais reste sourd à leurs revendications.
« N’oublions pas que, 48 heures avant les événements, le ministre Emmanuel Macron voulait payer les fonctionnaires au mérite, et que quelques jours avant, à l’Assemblée nationale, la ministre Marylise Lebranchu portait un amendement au nom du gouvernement dans le cadre du Projet de Loi de finances 2016 pour ralentir l’avancement des fonctionnaires (suppression des durées minimales pour changer d’échelon), et ainsi économiser 113 millions d’euros…. »

Haut de page

9

Commentaires

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

Mots-clés

Thèmes abordés Fonction publiqueSalaire fonction publiqueStatut fonction publique

9 Commentaires

Ajouter un commentaire
  1. 1. missouri25 27/11/2015, 13h05

    C'est bien de parler des fonctionnaires, mais n'oubliez pas qu'un fort pourcentage d'agents sont des contractuels dont les salaires et le mérite ne dépendent que de la volonté des élus. Aucun cadre précis n'est prévu et on se voit souvent rémunérés au smic même avec des diplômes. Quant à passer des concours pour devenir fonctionnaire, comme le dit plus haut"Géronimo", les examens ne correspondent en rien au métier. Ce n'est pas parce que vous réussissez un concours que vous savez exécuter les tâches de votre fonction, bien au contraire puisqu'il faut refaire des formations... alors le mérite dans tout ça... Quand les points d'indice augmentent pour les fonctionnaires, les contractuels, eux sont toujours aux mêmes niveau !
    Il y a encore du chemin à faire pour une "égalité" (si chère à la France)...

  2. 2. geronimo 26/11/2015, 16h10

    pour les concours on doit joue les diplomes pour se presenter; mais n'importe qui fait n'importe quoi une fois la réussite aux concours ex une licence en histoire se verra directeur juridique et un juriste maste2 aux sports ou au ccas ect........ou sont les competences aucune tout le monde fait n'importe; quoi, la valeur professionnelle on s'en fou; les concours devraient correspondent a ses valeurs et aux postes occupes comme dans le privé ;comme on dit au cnfpt on étudit les cas mais depuis on attend toujours c'est les meme et c'est reparti pour un tour de c.............

  3. 3. JO 27/11/2015, 17h02

    Public ou privé, contractuel ou fonctionnaire, grande majorité des personnes sont au SMIC. C'est pareil au même... il faut croire aux mythes pour se dire que dans le privé c'est différent. Le fameux juriste master 2 a bien décidé à un moment de postuler aux sports. Chacun est libre de postuler à son emploi.

    Pour répondre à Missouri, les contractuels sont généralement rémunérés en référence à un indice.

    Quand je lis "valeur professionnelle" je pense "évaluation annuelle" et non traitement. On vient d'appliquer une réforme, faut-il s'attendre à une nouvelle réforme ?

  4. 4. Dominique Filatre 26/11/2015, 15h48

    Les arguments mettant en opposition les agents territoriaux et les élus locaux dans une sorte de nouvelle économie du sacrifice prennent de l'ampleur. Cela devrait arranger le Gouvernement, en tous cas Bercy, qui aimerait bien sacrifier les deux ! Le mérite est un chiffon rouge, soulignons tout de même que l'efficacité ne peut se mesurer qu'au niveau des services ou des équipes, certainement pas au niveau des individus.
    Non seulement, il y a un grave problème de lien entre les élus et la population, y compris au niveau local, ce qu'on minimise en permanence sans arguments bien tangibles, mais à un certain moment il faudra bien rapprocher la question de la rémunération des territoriaux de celle des populations locales. Ces discussions nationales sont aveugles,la rénovation de la gouvernance des collectivités locales nous amènera sur la nécessité de rendre plus lisible l'arbitrage local entre fiscalité et rémunérations des territoriaux (le plus important chapitre de dépenses, je le rappelle).

  5. 5. bent 26/11/2015, 14h14

    à quand la rémunération au mérite des hommes politiques ???? on devra pouvoir faire des économies substantielles !

  6. 6. fonctionnaire55 26/11/2015, 11h48

    Mesdames, Messieurs, les élus, arrêtez de taper sur la fonction publique elle est déjà à moitié morte ! Et la baisse du nombre d'élus et de leurs indemnités c'est pour quand ?... Et le versement des indemnités aux élus en fonction de leur temps de présence (Assemblée Nationale, Sénat, Conseils régionaux, départementaux, municipaux...) c'est pour quand ?... Pour nous l'évaluation c'est chaque année mais pour vous c'est à la fin du mandat (5 ans, 6 ans !!!!).

  7. 7. Nanamisa 26/11/2015, 09h34

    "la fin de l’avancement « au minimum », et la transformation de quelques primes en points d’indice"
    Le point d'indice est gelé à 4.63€ depuis des années, les fonctionnaires font fassent à l'augmentation du coût de la vie en partie grâce à l'avancement d'échelon et à leurs primes au c'est ce notre "Ministre" veut faire sauter ?
    Il n'y aura bientôt plus aucun intérêt à devenir fonctionnaire si ce n'est la sécurité du public ! Au lieu de réduire les avantages des fonctionnaires, qu'ils réduisent le nombre de politiciens (sénateurs, députés et j'en passe) qui ne servent à rien et ne se présentent même pas à leurs sessions !

  8. 8. bazane 27/11/2015, 11h51

    Arrêtons de faire semblant.
    Certes le point d'indice est gelé mais cela n'empêche pas les fonctionnaires de bénéficier d'augmentations de leurs rémunérations à la hauteur de l'inflation via la GIPA.
    C'est bien plus que ce dont bénéficient les salariés du privé lors de négociations annuelles sur les salaires.

  9. 9. Olivier Darasse 25/11/2015, 20h16

    Quand on porte la responsabilité de l'intérêt général, on ne part pas des besoins de fonctionnaires mais des besoins de la nation. Les besoins sous-entendent des compétences comme les employeurs privés soulignent la nécessaire qualité de nos entreprises pour obtenir les nécessaires compétences pour affronter la concurrence mondialisée. La vraie question ne porte donc pas uniquement sur les coûts du service public mais sur l'obtention nécessaire des qualifications pour un service public de qualité. Mais qui s'en préoccupent quand des membres d'un même gouvernement peuvent exprimer leur opinion? Où est l'intérêt général quand au sein d'un même gouvernement de droite ou de gauche les avis exprimés divergent? Qui s'intéresse encore à cette people opinion? Ne masquent-ils pas l'intérêt général? En on-t-ils encore conscience? L'argent est-il encore le seul critère de choix des projets de la nation? Notre soumission peut-elle nous permettre de nous élever? Quel message devons-nous délivrer pour redonner du sens à l'action publique?

  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.