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Fonction publique territoriale

Journée sans services publics à Grenoble : les agents dans l’expectative

Publié le • Par • dans : Régions, Toute l'actu RH

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Fotolia_75656482_XS © Sabine Klein - Fotolia

Ce mercredi 25 novembre, dans le but d’une prise de conscience collective d’une possible faillite de la ville de Grenoble - du fait de la baisse des dotations de l’Etat - la municipalité a décidé de fermer les services publics. Les agents, tenus au droit de réserve, sont plutôt circonspects.

 

Les Grenoblois qui se rendront dans les services publics de la Ville, ce mercredi 25 novembre, vont trouver porte close. Seule la police municipale et les services d’hygiène seront opérationnels. Les agents travaillent, mais n’accueillent pas le public. Ainsi en a décidé, Eric Piolle, maire de Grenoble qui rappelle que :

Cette action s’inscrit dans la ligne de la mobilisation de l’Association des Maires de France contre la baisse des dotations [...]. C’est une journée pour la défense des services publics.

Grenoble est néanmoins la seule grande ville a avoir pris une telle mesure. Pour accueillir les habitants et leur expliquer les conséquences des réductions budgétaires pour la Ville, les élus prennent le relais des agents d’accueil et se postent devant les antennes-mairies, les gymnases, les maisons des habitants, les écoles, les musées, etc.

« Il faut de toutes façons faire quelque chose… »

« Nous n’avons pas le droit de communiquer sur la journée du 25, c’est la consigne que les directions ont reçue », déclare ce directeur de service. Certains agents font valoir leur droit de réserve, d’autres déclarent qu’ils ne savent pas quoi penser de cette journée… « On ne sait pas ce que ça va donner, si le gouvernement va réagir… Grenoble est une des grandes villes qui payent déjà le plus d’impôt », commente ce fonctionnaire.

Une agent explique sa journée : « De 9h à 11h, nous sommes convoqués au Palais des sports. L’après-midi, on travaille sans accueil, sans téléphone… » Elle assure que « la majorité des gens dans le service sont plutôt favorables à cette journée (…) il faut de toute façon faire quelque chose… ». Comme ses collègues, elle constate que « le budget se resserre », qu’« il y avait moins d’heures de remplacements à la Ville (…) et que la mairie a mis fin aux heures supplémentaires ». Elle redoute que le 13e mois passe à la trappe. Et d’espérer finalement que l’action de son employeur ne soit pas vaine.

« Nous leur devons des explications»

François Langlois, DGS de Grenoble soutient la démarche de l’équipe municipale (EELV/PG/Citoyens) et confirme le risque d’une faillite de la ville : « Oui, si on n’agit pas de manière offensive, la mise sous tutelle nous guette ». Pour lui, il s’agit que « par cette journée choc les agents et les Grenoblois prennent conscience de l’ampleur des restrictions budgétaires depuis deux ans». Il ajoute : « On a fait le test auprès des catégories B, et C. Comme l’ensemble de la population, elles n’ont pas pris la mesure de la gravité de la situation. Nous leur devons des explications… »

D’où le programme studieux de la journée, qui consiste à réunir le matin, tous les agents, en assemblée générale, « dont tous ceux qu’on ne touche que rarement en direct : les atsems, les agents de la propreté urbaine… ». « Les agents pourront poser toutes leurs questions aux élus » poursuit-il. Les services mettront à profit l’après-midi pour aborder leurs projets pour l’avenir, des solutions pour fonctionner différemment.

Les syndicats, hostiles à la journée

Le DGS assure qu’il ne s’agit pas de démobiliser les actions des syndicats, mais de leur expliquer que le budget RH de la Ville « a augmenté de 0% en 2015 et qu’il en sera encore ainsi l’année prochaine »… Interrogé, un syndicaliste CGT déclare avoir d’autre préoccupation que cette journée : « On se focalise sur notre intersyndicale qui touche 4000 agents, où il sera question de notre action pour s’opposer à la baisse des rémunérations et la baisse du personnel ».

S’exprimant au nom de la CFDT, syndicat majoritaire à la Ville de Grenoble, Marc Brouillé estime que les agents sont « instrumentalisés » : « Nous trouvons que cette journée est très mal venue et nous la dénonçons. On n’est pas là pour cautionner la politique de la mairie qui se sert de la baisse des dotations pour taper sur la masse salariale. » Quant à Chérif Boutafa, syndicaliste FO, il déclare : « On leur avait dit Chiche, c’est une idée originale, mais n’instrumentalisez pas les agents… Mais leur communication est très anxiogène. »

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  1. 1. Isa 29/11/2015, 15h56

    J'allais exactement faire le même commentaire ! Il me semble que des journalistes spécialistes de la fonction publique devraient connaître le DEVOIR de réserve, qui est tout le contraire d'un DROIT ... Comment voulez-vous que cela soit clair pour des agents de base, si une telle confusion est relayée par les médias !

  2. 2. BobDylan 25/11/2015, 20h54

    Cher club Rh (sic), il n'existe pas de droit mais bien une obligation ( ou devoir de réserve) qui constitue l’une des obligations déontologiques qui s’imposent aux agents territoriaux.

    Merci de corriger cette confusion qui entretient le mythe qu'il s'agit d'un droit...

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