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Gestion de crise

Plans communaux de sauvegarde : dix ans après, la formation est-elle suffisante ?

Publié le • Par • dans : Actu prévention sécurité, France

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Portenard CNFPT © CNFPT

Dix ans après le lancement des plans communaux de sauvegarde, en septembre 2005, la formation à la gestion de crise est relancée en direction des élus issus des élections municipales de 2014, des cadres supérieurs de collectivités mais aussi des agents de petites communes. Dans un entretien au Club prévention sécurité, Dominique Portenard, colonel de sapeurs-pompiers directeur du pôle national sapeurs-pompiers et risques majeurs au CNFPT fait le point.

 

Quelles sont les offres de formation à la gestion de crise au CNFPT ?

Nous proposons depuis 2012 des formations qui permettent de former des managers « expert » en gestion des risques majeurs. Ces formations ont bien fonctionné et une centaine de fonctionnaires a déjà été formée à ce niveau d’expertise. Nous allons poursuivre la formation de ces managers du risque et monter un réseau national de bonnes pratiques. Cependant, ces formations ciblent les collectivités de taille importante, celles qui peuvent dégager de la ressource humaine quasiment à temps plein sur cette problématique. Pour les petites collectivités ces formations ne sont pas satisfaisantes.

Que proposez-vous pour les petites communes ?

Nous pourrons toucher les plus petites communes avec des formations plus territorialisées et contextualisées. Nous avons aussi un gros axe de travail pour insérer aussi plus de transversalité entre les formations des élus et celles des fonctionnaires territoriaux. Dés 2016, les première actions expérimentales de formations transversales territorialisées auront lieu en Pays-de-la-Loire. Les différents acteurs qui devront gérer la crise demain sur le territoire (état, pompiers, sécurité civile, territoriaux, élus, …) plancheront ensemble sur leurs propres risques via des mises en situation.

Les élus sont-ils assez formés en règle général sur ces questions ?

Au cours des dix dernières années les élus se sont largement investis sur les questions de gestion des risques. Ils sont montés en compétence. Cependant avec les élections municipales de 2014 la plupart de ces élus ont été balayés. Dans les mois à venir, il s’agit de remettre à niveau ces élus et de s’interroger sur la place de l’intercommunalité dans la gestion de crise. Les petites communes ne peuvent faire face seule. Nous expérimentons un dispositif en Corse allant dans le sens de cette gestion intercommunale.

Le management territorial est-il assez compétent sur ces questions ?

Nous réfléchissons avec l’Inet à développer les compétences du top management territorial. Directeur général, directeur général adjoint doivent acquérir des compétences transverses en matière de gestion des risques. Nous proposons déjà avec l’Ensosp (Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompier) un module de 3 jours pour les directions générales. Ce module permet de réaliser des mises en situation qui leur permettent de constater les difficulté concrète de la gestion de crise. Cela permet de les outiller un peu plus et de développer ces compétences transverses.

Comment les collectivités peuvent-elles mieux informer les populations ?

Nous avons mis en place sur l’agglomération niçoise des formations expérimentales qui permettent de toucher les populations de manière indirecte. Nous formons des fonctionnaires capables de sensibiliser la population à la culture « sécurité civile » et de relayer auprès des habitants les informations préventives aux comportements qui sauvent. Nous allons monter une autre formation de ce type prochainement en Loire-Atlantique.

Comment vont évoluer les PCS dans les dix prochaines années ?

Jusqu’à présent les PCS ont investi uniquement le champ de la gestion de crise. Cela a donné de bons résultats. Cependant, je pense que dans les 10 ans qui arrivent, il va falloir développer de façon significative et complémentaire le coté prévention (urbanisme, droit des sols, ….), ceci afin de développer la résilience des territoires.

Prévention des risques : les nouvelles orientations gouvernementales en colloque le 10 décembre

Les attentats sanglants du 13 novembre qu’ont subi Paris et Saint-Denis ont provoqué une mobilisation générale des forces de sécurité et de tous les professionnels de l’action publique. Dans le paysage institutionnel, ces événements dramatiques, comme ceux qui ont parcouru l’année 2015 dans le Thalys ou à l’usine chimique de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), mettent les acteurs du risque sur les dents.

Dans ce contexte, le Club prévention sécurité de la Gazette réunit le 10 décembre prochain à l’Ecole centrale de Lyon les élus locaux et les professionnels à débattre de la prévention des risques et de la gestion de crise.

Une rencontre gratuite et ouverte à tous, organisée en partenariat avec l’Association nationale des collectivités pour la maîtrise des risques technologiques majeurs (AMARIS) et destinée à mettre en débat le rôle des collectivités, leurs responsabilités et leurs moyens pour anticiper les menaces qui peuvent peser sur leurs territoires. L’occasion également de dresser le bilan critique des plans communaux de sauvegarde mais aussi de mieux comprendre l’ambition des nouveaux outils créés par le gouvernement ces derniers mois pour faire face aux risques naturels et technologiques mais également aux nouvelles menaces. A l’instar du nouveau contrat territorial de réponses aux risques et aux menaces. Autre sujet débattu : les nouvelles orientations gouvernementales pour sécuriser les sites sensibles.

Programme et inscriptions sur la page web de l’événement

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