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Attentats de Paris

Communion républicaine au rassemblement des maires de France

Publié le • Par • dans : France

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HOLLANDE CONGRES 1 une © GAUTIER Stephane

L’Association des maires de France était rassemblée, ce 18 novembre, à Paris, au moment même où le Raid menait l’assaut contre le réduit terroriste de Saint-Denis. Une fois l’opération achevée, François Hollande a appelé les élus à l’unité, après les attentats du 13 novembre.

 

 

La mine grave et l’écharpe tricolore en bandoulière : les maires de France se posent en « fantassins de la République » ce 18 novembre. Tout, au Palais des Congrès de Paris, les y invite. Au moment même où les édiles débutent leur rassemblement, le Raid mène toujours l’assaut contre le réduit terroriste de Saint-Denis.

Après l’annulation, au lendemain des tueries du 13 novembre de leur congrès programmé du 17 au 19, les maires disent leur solidarité avec leur collègue dionysien, Didier Paillard (PCF). L’opération achevée, François Hollande vient, comme prévu, à leur rencontre. Elu parmi les élus. Chef de guerre auprès des fantassins de la République.

AMF-18-11-2015-attentats

Arnaud Février pour l’AMF

Garde nationale

Après son adresse aux parlementaires réunis en congrès le 16 novembre, François Hollande appelle, une nouvelle fois, à serrer les rangs. « Nous devons veiller à maintenir l’unité dans chaque commune de France. Il n’y a plus de clivage partisan », martèle-t-il. « Je sais que je peux compter sur les 3 900 polices municipales », se réjouit le chef de l’Etat, rendant hommage à Clarissa Jean-Philippe, la policière municipale tombée sous les balles du terroriste islamiste Amedy Coulibaly le 8 janvier dernier à Montrouge.

 

Lire aussi : Attentats : François Hollande associe les maires à son « pacte de sécurité

 

L’heure, au Palais des Congrès, est à l’union sacrée. Les élus remisent leurs piques et polémiques contre la baisse historique des dotations ou la « dilution » de la cellule communale. « J’apprécie ce discours d’unité » juge Marie-Claude Jarrot (LR) maire de Monceaux-Les-Mines (Saône-et-Loire). Nous devons tous être derrière le président de la République. Ce n’est pas le temps de la division et celui de la question de la baisse des dotations n’est pas opportune pour le moment. Je me donnerai donc les moyens d’y arriver, en espérant que l’Etat répondra présent. »

Jacques Chossat de Montburon (sans étiquette) maire de la petite commune de Pagny-le-Château (493 hab., Côte d’Or) se sent autant investi que l’édile d’une grande ville : « notre mission pour promouvoir les valeurs de la République n’est pas qu’une question de moyen. Il ne faut pas tout voir par l’argent. Le plus important c’est la proximité », lance-t-il.

D’autres sont plus nuancés : « Nous avons beaucoup de travail à faire auprès des jeunes » admet Christian Palin (BPM), adjoint à La Trinité (Martinique). On donne ainsi beaucoup de moyens aux associations, mais compte tenu du niveau actuel des contraintes financières, nous ne pourrons pas maintenir les subventions aux acteurs concernés bien longtemps. » Dans la salle, un maire est plus catégorique : « Attention à ne pas changer de discours sur le coup de l’émotion en oubliant les questions sur les finances locales ou le FPIC au risque d’être en totale contradiction avec notre parole publique et de nous voir emportés par une vague de contestation de la part de nos concitoyens voire d’insultes. » Longs applaudissements de l’assemblée.

Un peu plus tard, le président de l’AMF, François Baroin (LR) reviendra à l’essentiel du message unitaire de la matinée : « Les maires peuvent constituer l’aile avancée de la garde nationale que vous appelez de vos vœux », déclare-t-il au chef de l’Etat. « Chaque bourg, chaque village, chaque ville de France est à vos côtés », dit-il à Anne Hidalgo. « Nous sommes le bon relais pour échanger des informations de proximité avec l’Etat », confirme dans les travées le jeune maire de Caudebec-en-Caux (2265 hab., Seine-Maritime), Bastien Coriton (PS).

Le millefeuille et le mikado

« Nous disons à la face du monde que nous n’avons pas peur. Nous restons debout et nous resterons nous même », clame la première magistrate de « la ville-martyr », selon le mot de François Hollande. « Moi j’ai tenu à venir à Paris d’abord pour dire que n’ai pas peur », brave ainsi Jacques Chossat de Montburon. « Lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, c’est la liberté qui a été visée. Au moment de l’Hyper Cacher, c’est l’égalité. Le 13 novembre, c’est la fraternité », égrène le maire (Divers droite) de Cancale (5230 hab.) Pierre-Yves Mahieu.

A la tribune, Pascal Perrineau confie son émotion de s’adresser au « peuple des maires ». Et le politologue de citer l’abbé Sieyès : « L’autorité vient d’en haut et la confiance d’en bas ». L’œcuménisme est total.

Etrangement, la seule véritable note politique émane de l’écrivain Erik Orsenna. « Le manque de clarté des réformes entraîne des réactions de simplisme. Un millefeuille, c’est déjà pas mal. Mais quand on ajoute un mikado, c’est carrément indigeste », se chauffe-t-il. Avant de porter l’estocade : « Si la modernité, c’est 5 000 communes, alors, moi, je n’en veux pas. » Dans la salle, c’est l’extase. A coup sûr, le propos le plus applaudi de la matinée.

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