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Sécurité publique

Attentats : François Hollande associe les maires à son « pacte de sécurité »

Publié le • Par • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

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HOLLANDE BAROIN CONGRES-H © GAUTIER Stephane

Cinq jours après les attentats sanglants de Paris et alors que la mobilisation des forces de sécurité bat son plein, le président de la République s'est adressé le 18 novembre aux maires de France réunis exceptionnellement à Paris pour les associer à la lutte contre le terrorisme.

 

S’exprimant devant le grand rassemblement des maires de France, réunis le 18 novembre à Paris, le président de la République a voulu répondre aux nombreuses revendications sécuritaires des élus locaux. Sans pour autant annoncer de mesures nouvelles.

Police municipale : reprise des mesures de janvier

Evoquant pour la première fois de son quinquennat les « 3900 polices municipales de France », le chef de l’Etat a salué « le rôle qu’elles jouent, complémentaire de celui de la police nationale et de la gendarmerie ». « Je sais qu’elles sont également exposées au risque, et je n’oublie pas la mort de Clarissa Jean-Philippe », cette jeune policière municipale assassinée le 8 janvier à Montrouge.

« Le gouvernement entend donc vous aider à mieux protéger nos compatriotes mais également à mieux protéger les policiers municipaux en finançant leur équipement et en apportant aux maires qui le souhaitent les armes qui seront prélevées sur les stocks de la police nationale » a-t-il lancé, reprenant ainsi tacitement les principales mesures adoptées au lendemain des attentats de janvier : une aide l’Etat à hauteur de 50% pour acquérir des gilets pare-balles et la mise à disposition aux collectivités soucieuses d’armer leurs policiers municipaux de 4000 revolvers Manurhin issus de la police nationale.

Dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, on rappelle que d’autres mesures avaient été prises en janvier comme le partage des fréquences radios entre police municipales et polices d’Etat, en voie de généralisation, et la possibilité donnée aux policiers municipaux d’accéder à certains fichiers de police. Cette mesure, très attendue, devrait toutefois passer un projet de loi pour être mise en oeuvre, explique-t-on place Beauvau.

Vers un renforcement du partenariat local ?

Par ailleurs, répondant au souhait du président de l’Association des maires de France (AMF), François Baroin, de « faire fonctionner plus efficacement les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, notamment dans le suivi des phénomènes de radicalisation », le chef de l’Etat a indiqué que « les contrats locaux de sécurité seront également renforcés par des moyens supplémentaires ». Sans donner davantage de détails.

Au passage, il a salué « le travail essentiel » produit dans les cellules départementales de suivi et de prévention de la radicalisation et a précisé que le projet de loi prolongeant l’état d’urgence prévoyait la dissolution de tout groupe faisant l’apologie du terrorisme.

« Nous avons besoin de votre concours »

Enfin, le président est revenu sur sa décision de prolonger l’état d’urgence pendant trois mois. « J’attache une grande importance à la part des maires de France aux actions que nous allons engager dans le cadre de l’état d’urgence. Je pense par exemple à l’interdiction de personnes et de véhicules dans des lieux donnés. Seuls les maires peuvent nous donner ces précisions, a-t-il souligné. Je pense également à la protection des bâtiments publics ou des édifices privés qui pourraient constituer des cibles privilégiées pour les terroristes. Là encore, nous avons besoin de votre concours ».

Et de rappeler que les préfets allaient réunir dans les prochains jours dans chaque département l’ensemble des maires pour échanger sur la sécurisation des territoires. Selon ce texte, que la Gazette a pu consulter, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, estime « indispensable d’informer les élus locaux sur l’état de la menace, les conséquences de l’état d’urgence et les mesures de sécurité » que les services de l’Etat sont amenés à prendre.

Ce que les maires de France ont dit au président

Dans son intervention devant le chef de l’Etat, le président de l’Association des maires de France, François Baroin, a longuement insisté sur les besoins des maires en matière de sécurité. Extraits.

« Vous avez annoncé un pacte de sécurité. Au-delà du nombre supplémentaire de policiers et de gendarmes et de la préservation des effectifs des armées, il importe d’en préciser rapidement les contours et le contenu. Les communes doivent y prendre toute leur part. Elles ont déjà largement apporté leur contribution aux dispositifs de sécurité sur leur territoire par l’extension de la vidéoprotection ou par la mobilisation de moyens supplémentaires pour les polices municipales en concertation avec le Ministère de l’Intérieur après les événements du mois de janvier. Sachez leur disponibi- lité pour aller plus loin encore.

Les maires sont résolument à vos côtés dans ce combat vital contre l’obscurantisme, le fanatisme et la violence. Nous pouvons agir concrètement, par exemple, dans le recueil d’informations sur les risques et les menaces. Il nous faut faire fonctionner plus efficacement les Contrats locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, notamment, dans le suivi des phénomènes de radicalisation. Sur ce point des efforts doivent être produits rapidement.

Il est indispensable d’offrir à chaque acteur de ces conseils locaux, la formation nécessaire et la grille d’analyse pertinente pour qu’il puisse utilement participer à cette mission. La lutte contre la radicalisation est désormais, à nos yeux, l’une des missions prioritaires de ces CSLPD dans le cadre de ce pacte de sécurité.

Nous devons également poursuivre l’action de coordination des polices municipales avec la Police et la Gendarmerie nationales, et le développement du dispositif « participation citoyenne » mis en œuvre dans le cadre du partenariat AMF/ ministère de l’Intérieur. Mais il faut aussi que nous soyons mieux informés des décisions concernant notre territoire et mieux associés aux mesures qui sont prises et mises en œuvre.

(…)

Nous souhaitons aussi être mieux informés de la présence dans nos communes des individus présentant une forte présomption de dangerosité. Nous voulons être associés au suivi indispensable des foyers de radicalisation et d’endoctrinement que constituent cer- tains lieux de culte. Nous attendons de la fermeté sur la dissolution des associations ou des groupes animés par des prédicateurs dont les propos sont incompatibles avec les valeurs et les lois de la République.  »

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