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Lecture publique

Horaires des bibliothèques : ce que la profession retient du rapport de Sylvie Robert

Publié le • Par • dans : France

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bibliotheque-une © Flickr CC by Yuri Levchenko

L’Association des bibliothécaires de France (ABF) a livré sa « lecture du rapport de Sylvie Robert » sur les horaires d’ouverture des bibliothèques. Après le temps des préconisations, elle propose son expertise aux élus et cadres des collectivités pour relever le défi de la « mission civique » des bibliothèques, malgré un contexte budgétaire contraint.

 

Dans un document de plus de deux pages publié le 17 novembre 2015, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) passe en revue les différentes préconisations du rapport de la sénatrice Sylvie Robert sur « l’adaptation et l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques publiques », remis fin août à la ministre de la Culture et présenté le 2 novembre. Rapport qui ne livre pas de solutions clef en main, mais propose une boîte à outils  dans laquelle puiser pour engager la modernisation des horaires.

« Contenu politique contemporain »

L’ABF salue notamment le « contenu politique contemporain », qu’il donne aux équipements de lecture publique, avec la montée en puissance de leur « mission civique », mission à part entière et non plus seulement prolongement de leur rôle éducatif. Un constat auquel les attentats parisiens du vendredi 13 novembre ont dramatiquement donné encore plus d’acuité. A l’instar des autres professions culturelles, les bibliothécaires ont d’ailleurs souligné dès le 16 novembre que « plus que jamais », leurs équipements « doivent s’affirmer comme lieux d’ouverture et de tolérance. » Pour l’ABF, les 18 propositions avancées par l’élue d’Ille-et-Vilaine constituent une « base solide » et des « pistes sérieuses ». L’association apprécie leur diversité et le fait qu’elles mettent l’accent à la fois la singularité des territoires et « la problématique d’ensemble du temps, des déplacements et des rythmes de vie de la population. »

Solidarité de l’Etat

Autrement dit, la question des horaires passera par du cousu main. « Seule une conjonction de mesures et de facteurs permettront d’avancer sur cette question », estime l’ABF, également rassurée de voir que l’ouverture du dimanche n’est abordée que comme « une possibilité parmi d’autres, localement très utile, mais non généralisable. » Par ailleurs, sur 18 propositions l’association en a pointé 13 relevant du gouvernement ou du législateur, 7 relevant directement des collectivités – dont 4 en partage avec l’Etat. Le rapport « invite à une responsabilité partagée qui laisse aux collectivités l’intégralité de leurs compétences tout en confirmant le rôle d’incitation mais aussi de solidarité de l’Etat. »

Inquiétudes sur la DGD

L’Etat a manifesté sa « solidarité » dès le 10 novembre, à travers un amendement gouvernemental voté par les députés dans le cadre de la discussion sur le PLF 2016 : la dotation globale de décentralisation (DGD) pour les bibliothèques (également appelée « concours particulier ») a été ouverte aux dépenses de fonctionnement liées à l’adaptation et l’extension des horaires. Si l’ABF se dit « satisfaite » que « l’utilité du concours particulier en faveur des bibliothèques [soit] réaffirmée », elle reste prudente sur l’amendement adopté : cette mesure « peut aider les collectivités à procéder à des extensions et adaptations d’horaires », note l’association, dans un commentaire laconique qui dit en négatif la déception des bibliothécaires face au refus de Bercy de faire passer, à cette occasion, les crédits de la DGD de 80 à 85 millions d’euros, comme le préconisait Sylvie Robert. Les aménagements des grilles horaires se feront donc « dans une enveloppe budgétaire constante, donc en déduction de la part d’investissement », souligne l’association, qui s’inquiète aussi de la non reconduction de cette aide au-delà de trois ans annoncée par la ministre de la Culture.

 

Bibliothèque des Champs libres à Rennes

Bibliothèque des Champs libres à Rennes

Mesures positives à préciser

Par ailleurs, les bibliothécaires accueillent avec prudence les deux aménagements que propose le rapport à propos des critères d’éligibilité à la DGD en matière d’aide à la construction et à l’aménagement de locaux : l’augmentation du ratio m2/nombre d’habitants pour prendre en compte la dimension intercommunale des projets en milieu rural ; l’accompagnement des maîtres d’ouvrage en amont des projets de construction ou de rénovation, pour que les aménagements et l’objectif d’extension des horaires n’entrent pas en contradiction. Ce qui suppose, note l’ABF, « une formulation plus précise par le législateur et une application par les Drac ». Quant à l’augmentation des crédits destinés aux contrats « territoire lecture » et l’intégration des projets de bibliothèques dans les dotations d’équipement des territoires ruraux (DTER), elles sont considérées comme des propositions « positives ». La première a d’ailleurs été actée par la ministère de la culture qui a annoncé que leur enveloppe globale allait doubler en 2016 pour passer à 2,2 millions d’euros, initiative saluée par l’ABF.

Appel à la « responsabilité des élus »

L’association professionnelle invite élus et professionnels à « se saisir » du rapport de la sénatrice d’Ille-et-Vilaine pour « conforter et améliorer les services rendus par les bibliothèques, dans le sens de la Charte des bibliothèques, qui affirme que ces équipements constituent un service public « nécessaire à l’exercice de la démocratie ». L’ABF propose ses compétences pour fournir aux cadres et élus des collectivités des « éléments d’appréciation et discuter des solutions potentielles. » Sans méconnaître les « difficultés que peuvent rencontrer les collectivités territoriales dans le contexte actuel des contraintes budgétaires », l’association renouvelle son appel à la « responsabilité des élus »  en les exhortant à repousser toute mesure budgétaire qui se traduirait par une réduction du nombre d’heures d’ouverture des équipements de lecture publique.

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