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Lutte contre le terrorisme

Attentats de Paris : des maires de banlieue face à l’islamisme radical

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, Actu prévention sécurité, France

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education-politique-de-la-ville-une © Flickr by CC Francisco Gonzalez

Jean-Christophe Lagarde (UDI), maire de Drancy où a vécu l’un des terroristes du 13 novembre 2015, exige la fermeture des lieux de prière salafistes. Son collègue de Sevran Stéphane Gatignon (UDE) lui emboîte le pas.

 

« La situation est difficile » confesse, amer à La Gazette, Jean-Christophe Lagarde, maire (UDI) de Drancy. Pour lui,  apprendre que Samy Amimour, un habitant de sa ville, est un des terroristes qui a tué 129 personnes le 13 novembre à Paris et Saint-Denis (93) n’est pas une surprise : « Mon bureau est un vrai confessionnal : nous connaissions le cas de ce garçon par sa mère. Nous avons alerté le préfet, les services de renseignement, mais nous ne pouvons pas aller plus loin », se défend-il.

A Courcouronnes, dans l’Essonne, où a vécu un autre terroriste islamiste, le maire, Stéphane Beaudet (LR), confie : « J’ai bien connu ce jeune. C’était un délinquant. Une petite frappe. Mais comment se rendre compte de sa radicalisation, qui d’ailleurs ne s’est pas faite à Courcouronnes ? Ce genre de travail ne fait pas partie de notre job de maire. »

Ciments de haine

Stéphane Beaudet a cependant identifié par recoupement un homme qui avait fait trois allers-retours en Afghanistan. Il l’a signalé au ministère de l’Intérieur.  « Mais je ne sais pas ce qu’il a fait de cette information, car je l’ai recroisé plus tard dans la commune », raconte-t-il. « Notre rôle de maire est de favoriser le vivre ensemble, notamment par un travail colossal d’éducation, d’accompagnement de ces jeunes vers une école ou un boulot, mais je ne peux pas être à la place des parents pour voir ce que fait leur enfant sur le web à trois heures du matin », ajoute Stéphane Beaudet.

A Drancy, la situation apparaît plus claire. « Comme les personnes, les lieux radicalisés sont également connus des services municipaux de Drancy : « Nous ne pouvons toujours pas fermer les mosquées radicalisées, mais j’ai bon espoir que  les choses changent », poursuit-il. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et le Premier ministre Manuel Valls veulent en effet engager « des démarches en vue de la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs profèrent la haine ».

Rôle-clé des services publics locaux

« C’est un peu compliqué », nuance Stéphane Gatignon, maire (EELV) de Sevran (93) qui a également identifié sur son territoire un « lieu de prière » problématique. « Je comprends bien le besoin de surveillance pour identifier les personnes radicalisées, mais il faut maintenant le fermer », souhaite ce maire dont l’une des bibliothécaires municipale a été tuée avec sa fille au Bataclan.

Pour Jean-Christophe Lagarde, ces attentats ne vont pourtant pas changer son action : « Tous les jours nous faisons vivre des gens ensemble, nous organisons des passerelles entre eux avec nos services et acteurs sociaux ainsi que les associations que nous soutenons. »

Pour Stéphane Baudet, le sursaut passe par les écoles, dans les centres de loisirs. « Mais il faut se réinterroger sur l’idéal français ? Plus que la laïcité, c’est la liberté. »

Lire aussi : Attentat de Paris : quelles conséquences pour les écoles et les activités périscolaires ?

Budgets en berne

Anne-Brigitte Cosson, présidente de l’Association nationale des assistants de service social (ANAS) se fait plus précise. « Les budgets sont coupés, des équipes démantelées partout en France », constate-t-elle. « Or, il n’y a pas de miracles face à la radicalisation. Il faut être présent, renouveler le lien social dans les lieux où, peut-être il n’y en a plus. Il faut un maillage du territoire et c’est là qu’il y a un déficit. »

Lire aussi : Radicalisation : les travailleurs sociaux veulent croire en une réponse éducative

A défaut de budgets supplémentaires, les mairies veulent insister sur les valeurs de la république et notamment le principe de laïcité : « Ce  concept unique au monde n’est pas simple à faire comprendre à des gens qui viennent du Mali, d’Inde ou du Congo », souligne le maire de Drancy.

La charte éditée par l’Etat est expliquée en cours d’alphabétisation et elle est imposée aux agents du service public : « Il y a deux ans indique Jean-Christophe Lagarde, nous avons cessé de travailler avec une association qui n’avait pas exclu deux jeunes filles voilées du service civique. »

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Thèmes abordés CulteEtat et collectivités localesLaïcitéRadicalisation

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  1. 1. manava 18/11/2015, 16h10

    bonjour,
    ok, le réseau des terroristes de Daech a été démantelé ce matin à SAINT-DENIS ; mais quelque chose me dit que d'autres salafistes de Daech sont cachés quelque part préparant d'autres attentats de la même ampleur ou pire ; ne faut-il pas arrêter les frappes en Syrie et de cesser d'intervenir sur plusieurs opérations à l'étranger en même temps ? je soutiens M. Michel ONFRAY : trop de morts, trop de drames partout ; cet interventionnisme nous coûte beaucoup trop d'argent et la violence attise la violence ; essayons plutôt de résoudre nos soucis franco français et laissons les s'entretuer chez eux ou laisser les peuples du moyen orient se débrouiller et vivre leur vie chez eux ; aidons les à rester et être en paix chez eux au lieu de venir ici alors qu'ici, nous avons assez de difficultés ; pour quelles raisons nous nous occupons de leurs modes de vies qui ne nous regardent pas ? ; ils ne nous ont jamais demandé d'aide ; c'est nous en colonisant leurs contrées qui sommes arrivés chez eux les embêter pour imposer notre chrétienté et notre mode de vie. En conclusion, c'est l'histoire de plusieurs siècles qui se répète à l'infini. Cessons l'engrenage et nous serons en paix ; faisons la vraie paix. La seule qui vaille à mon avis mais ce n'est que mon avis après tout.

  2. 2. manava 18/11/2015, 16h03

    bonjour,
    ok, le réseau des terroristes de Daech a été démantelé ce matin à SAINT-DENIS ; mais quelque chose me dit que d'autres salafistes de Daech sont cachés quelque part préparant d'autres attentats de la même ampleur ou pire ; ne faut-il pas arrêter les frappes en Syrie et de cesser d'intervenir sur plusieurs opérations à l'étranger en même temps ? je soutiens M. Michel ONFRAY : cet interventionnisme nous coûte beaucoup trop d'argent et la violence attise la violence ; essayons plutôt de résoudre nos soucis franco français et laissons les s'entretuer chez eux ou laisser les peuples du moyen orient se débrouiller et vivre leur vie chez eux ; aidons les à rester et être en paix chez eux au lieu de venir ici alors qu'ici, nous avons assez de difficultés ; pour quelles raisons nous nous occupons de leurs modes de vies qui ne nous regardent pas ? ; ils ne nous ont jamais demandé d'aide ; c'est nous en colonisant leurs contrées qui sommes arrivés chez eux les embêter pour imposer notre chrétienté et notre mode de vie. En conclusion, c'est l'histoire de plusieurs siècles qui se répète à l'infini. Cessons l'engrenage et nous serons en paix ; faisons la vraie paix. La seule qui vaille à mon avis mais ce n'est que mon avis après tout.

  3. 3. Eu 18/11/2015, 11h04

    Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de mesure prise, que ces présumés terroristes continuent à vivre en liberté, alors qu'ils représentent une vrai menace?
    Que fait la justice française?
    Combien d'attentat doivent ils faire pour qu'ils soient enfermés en lieu sûre? Mais pas dans les prisons dorées avec Tv, tel ...MOnsieur Dupont-Aignan proposait de les emmener en Guyane, dans la jungle, voilà une excellente idee. Loin des megalopopoles et de la civilisation, qu'ils soient hors de danger de nuire ..
    Quels droits ont ils pour nuire librement à notre sécurité et liberté ?
    Charlie, n'a pas suffit pour réagir ?
    Pouvons nous compter sur les forces de l'ordre françaises et la justice pour rétablir la sécurité?
    Dėmanteler tous ces réseaux? Saisir les armes? Enfermer ces radicaux ? Laisser vivre la France Libre?

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