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Aménagement du territoire

Changer l’image de la « France moche »

Publié le • Par • dans : France

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sylvia-pinel-une © Flickr by CC PS - Mathieu Delmestre

La ministre du logement et de l'égalité des territoires Sylvia Pinel a annoncé le lancement d'un travail autour du secteur périrurbain, lors du colloque organisé par le Commissariat général à l'égalité des territoires le 12 novembre.

 

Après les banlieues, avec le NPNRU, le monde rural avec le comité interministériel à la ruralité, c’est au tour du « périurbain » d’être mis sur le devant de la scène, celui-ci pouvant d’ailleurs recouper les deux premières thématiques.
Selon le CGET, un tiers de la population française vit aujourd’hui dans les franges de grandes agglomérations, un entre-deux entre la ville et  la campagne, qui penche plus d’un côté ou de l’autre selon les territoires.

Le périurbain est aussi le territoire qui connaît la plus forte croissance démographique. Or ces zones péri-urbaines sont aujourd’hui dénoncées comme étant des lieux d’extension urbaine, consommatrices de foncier et de paysage, et souvent marquées par une image dévalorisée. « Le discours ambiant est que ces zones péri-urbaines sont mal régulées, consommatrices d’espaces, énergivores. On sait mal les qualifier, entre l’urbain et le rural. Il y a un besoin de rendre ces espaces plus lisibles », résumait Marie Caroline Bonnet-Galzy, commissaire générale à l’égalité des territoires », lors du colloque consacré au même sujet organisé au Conseil économique et social environnemental.
Elles sont aussi confrontées à des problématiques propres, comme la dévitalisation des centre-villes, ou la mutation à venir de centres commerciaux vieillissants…

Développer ou protéger ?

Pour accompagner le colloque, une étude qualitative a été menée auprès d’habitants de ces territoires, au quatre coins de la France, dont certains étaient présents.
Entre volonté de voir leur territoire se développer, accueillir de nouveaux modes de transport et commerces, et peur de voir la population de leur commune exploser, les sentiments sont partagés, et parfois contradictoires.

Pour l’urbaniste Frédéric Bonnet, qui a été chargé par la ministre Sylvia Pinel  d’un rapport sur ce sujet, remis prochainement, « ces territoires, qui sont d’une grande diversité, ne sont pas regardés. Ils sont un peu l’envers de la ville : on n’a pas vraiment décidé de les faire, on en hérite sans les avoir pensé ».
Cesser de penser le développement de ces zones uniquement en terme de lutte contre l’étalement urbain, dans un discours négatif, c’est l’objectif du travail lancé par Sylvia Pinel en clôture du colloque. Le Commissariat général à l’environnement et au développement durable a déjà rendu un rapport en août dernier intitulé « requalifier les campagnes urbaines de France ».

Un « lab » du périurbain va être créé au sein du CGET, pour valoriser les initiatives déjà mises en place par les collectivités locales, que ce soit en terme de mobilité, environnement, vivre-ensemble…
Le commissariat organisera en 2016 des ateliers de l’ingénierie péri-urbaine. Ils rassembleront acteurs publics et privés, services de l’État et collectivités territoriales, afin de faire émerger des projets dans les espaces périurbains en mutualisant les initiatives et les savoir-faire des différents acteurs. Une série de sites d’expérimentations seront par ailleurs désignés.

Par ailleurs, une mission sur la revitalisation des commerces de proximité dans les centres-bourgs va être lancée, menée conjointement avec Martine Pinville, la secrétaire d’Etat chargée du commerce et de l’artisanat.

Pas de grandes annonces donc, plutôt une volonté de mettre en lumière ces territoires aux franges des agglomérations, et leurs bonnes pratiques, mais aussi d’accompagner leurs élus locaux confrontés à des problématiques spécifiques.
Ces territoires étant aussi le creuset des votes extrêmes, comme le démontrent de nombreuses études sociologiques, on peut mieux comprendre l’urgence de la démarche.

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