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Réforme territoriale

Fonction publique territoriale : Alain Juppé veut fermer l’accès au statut

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Alain Juppe Bordeaux © THOMAS SANSON/VILLE DE BORDEAUX

Dans un grand entretien accordé à La Gazette, l’ancien Premier ministre souhaite réserver le statut de la fonction publique territoriale aux seuls agents qui en bénéficient déjà. Les nouveaux entrants seraient soumis au droit privé. Par ailleurs très remonté contre la baisse des dotations (« Trop vite », « trop fort »), le président (LR) de la métropole de Bordeaux prône « un contrat de stabilité » Etat-collectivités.

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A la veille de la fusion, le 6 novembre à Lyon, entre l’Association des maires de grandes villes de France et de l’Association des communautés urbaines de France, Alain Juppé (LR) et Gérard Collomb (PS) ont accordé un grand entretien à La Gazette. Premier épisode, ce 2 novembre 2015, avec le maire de Bordeaux et président de la métropole de Bordeaux.

Métropoles et grandes régions

Comment jugez-vous le découpage des régions ?

Sauf à faire un Etat fédéral en France, il ne s’imposait pas. Ma région, l’Aquitaine, avait toute sa logique. A la place, on a reconstitué le grand-duché d’Aliénor d’Aquitaine. Résultat de ces grandes régions : l’échelon départemental devient incontournable, sauf à casser l’indispensable proximité entre le citoyen et l’administration territoriale. Cette réforme n’était pas la bonne. Cela dit, elle existe. Ceux qui expliquent qu’ils traceront un trait sur cette réforme pour revenir au système antérieur ne sont pas sérieux. Les élus locaux ont besoin de stabilité, et non de réformes qui se succèdent les unes aux autres.

La fusion, sur le territoire du Grand Lyon, entre la communauté urbaine et le conseil général, est-elle transposable partout ?

C’est la bonne direction, mais je ne suis pas certain que le conseil départemental de la Gironde soit dans le même état d’esprit que le conseil général du Rhône… Nous allons y aller par étapes. Il est déjà complexe de transformer une communauté urbaine en métropole en mutualisant les services. La métropole ne peut pas reprendre d’emblée toutes les compétences sociales du département.

Êtes-vous pour une recentralisation de ces compétences sociales, comme le préconisent certains présidents de départements ?

Dans l’exercice de ses fonctions, le département est une boîte aux lettres qui voit passer les crédits et les redistribue. La définition de ces politiques de solidarité devrait être du domaine de l’Etat. Sur ces sujets, la décentralisation n’a pas été opportune.

Ne risque-t-on pas d’assister à une guerre entre les métropoles et les régions sur le front économique ?

Là aussi, on a monté une usine à gaz : le schéma régional de développement économique et d’internationalisation. A l’origine, ce « machin » était prescriptif. Mais, moi, je n’imaginais pas trente secondes que la métropole de Bordeaux n’ait pas sa stratégie et ses outils de développement économique… Il est prévu, maintenant, en cas de désaccord que la métropole puisse adopter son propre schéma. Celui-ci sera « pris en compte ». C’est-à-dire ? Le schéma de la région s’imposera-t-il ou les métropoles auront-elles voix au chapitre ? Tout cela se règlera, hélas, dans le conflit.

Souhaitez-vous l’élection au suffrage universel direct sans fléchage de l’ensemble des conseils métropolitains en 2020 ?

Veut-on effacer totalement la commune ? La France n’est pas mûre pour cela. L’identité communale reste la base, et l’élu communal le plus accessible à nos concitoyens, même si l’essentiel des compétences peut s’exercer à l’étage communautaire. Le fléchage des conseillers communautaires, à l’occasion des municipales est déjà un premier pas… J’observe d’ailleurs que, désigné au second degré, le Sénat est une assemblée démocratique. Les maires eux-mêmes sont élus par les conseils municipaux, et non par les citoyens.

Baisse des dotations et de l’investissement

La baisse des dotations est-elle soutenable ?

Je ne suis pas contre toute baisse car la gestion locale n’est pas irréprochable. Le mouvement de l’intercommunalité a abouti à une inflation des effectifs. Les régions, pour l’essentiel à majorité socialiste, s’en sont donné à cœur joie dans les recrutements… Il faut donc faire des économies, tout le monde est d’accord. Ce que je conteste, c’est la brutalité de ces baisses. Citez-moi un autre exemple d’économie budgétaire de 11 milliards en trois ans ? On nous a refusé un étalement sur cinq ans. Et en même temps, on nous colle sans cesse des dépenses supplémentaires. Il n’y a pas que les rythmes scolaires… Maintenant, l’Etat m’envoie la note quand il y a eu une manifestation sur la voie publique. Jusqu’à présent, j’ai refusé de payer. C’est à l’Etat, que je sache, d’assurer l’ordre public !

Les maires n’en font-ils pas trop ?

Ils subissent le tour de passe-passe incroyable du Président de la République. François Hollande diminue après les avoir massivement augmentés les impôts nationaux de 2 milliards d’euros. Il dit « Je suis l’homme qui baisse » ! Mais c’est le même qui rafle l’argent des collectivités locales. Les maires sont obligés soit de réduire leurs investissements, soit d’augmenter les impôts. Et ce sont eux qui sont désignés du doigt.

N’y a-t-il pas un petit hiatus entre votre position sur les dotations et votre souhait de réduire les dépenses publiques de 100 milliards durant la prochaine mandature ?

Où sont les vraies économies ? La baisse des effectifs dans la fonction publique, la retraite à 65 ans, des indemnités de chômage calibrées pour favoriser le retour à l’emploi, la fin du tiers payant généralisé, un coup d’arrêt à la profusion d’aides sociales dont le cumul fait qu’il est parfois moins avantageux de travailler qu’être inactif, entre autres. Les collectivités ont déjà payé, et elles ne représentent que 20% des dépenses publiques. Après 2017, il ne faudra plus de baisse aveugle des dotations mais un contrat de stabilité sur l’ensemble de la mandature signé entre l’Etat et les collectivités où chacun s’engage, l’Etat à arrêter les transferts de charges et à mettre fin à la dérive normative, les collectivités à faire des efforts de gestion à un rythme soutenable.

Les collectivités n’ont-elles pas trop investi ?

Les maires font-ils trop d’écoles, de crèches et de logements ? L’investissement et les dépenses somptuaires de quelques-uns ne doivent pas masquer l’essentiel, la satisfaction des besoins collectifs. Le risque, aujourd’hui, c’est qu’à la baisse brutale des dotations de fonctionnement réponde une chute de l’investissement. Il faut donner aux collectivités le temps de faire des économies de gestion pour préserver l’investissement.

Existe-t-il encore un clivage gauche-droite en matière de gestion locale ?

La métropole, comme auparavant la communauté urbaine, est dans une cogestion. Je ne sais donc pas ce qu’est un tramway de gauche et un tramway de droite. Cela dit, il y a souvent plus de laxisme en matière de gestion des effectifs dans les collectivités de gauche que dans celles de droite. On y embauche beaucoup…

Masse salariale et fonctionnaires

Êtes-vous favorable au non-remplacement de tous les agents qui partent à la retraite, ainsi que le préconise la Cour des Comptes dans son dernier rapport du 13 octobre 2015 sur les finances locales ?

A Bordeaux Métropole, ma politique c’est zéro embauche. Quand on prend une nouvelle compétence, on me demande dans les services de créer un emploi d’ingénieur supplémentaire ou de gestionnaire supplémentaire. La réponse est « niet ». On fait avec les agents transférés des communes. Davantage que l’Etat, nous faisons de la gestion prévisionnelle et pluriannuelle. Sur les cinq années devant nous, nous sommes sur une progression de la masse salariale de 1,75 %. C’est extrêmement vertueux, compte tenu du glissement vieillesse technicité, de l’augmentation des cotisations à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, etc.

Ne convient-il pas, malgré tout, d’assouplir le statut de la fonction publique afin de réduire les frais de fonctionnement des collectivités ?

Il est normal que les fonctionnaires soient protégés contre les pressions et disposent d’un statut, notamment lorsqu’ils exercent des fonctions régaliennes comme les militaires, les policiers, les magistrats ou les enseignants. Mais le statut ne doit pas être un prétexte pour maintenir des rigidités de gestion qui accroissent le coût du service et dégradent sa qualité. Qu’ai-je fait, lorsque j’ai réformé France Télécom ? J’ai dit que les nouveaux arrivants prendraient un statut de droit privé et que ceux déjà en fonction pourraient choisir entre le statut de droit privé ou le maintien du statut de droit public. C’est sans doute une piste qu’il faut tracer pour la fonction publique territoriale…

Etes-vous favorable également au rétablissement du jour de carence dans la fonction publique ?

Un jour, c’est le minimum. Deux jours ne me choqueraient pas. Dans le privé, c’est trois. Le jour de carence était donc une mesure d’équité et sa suppression une grossière erreur du pouvoir actuel. Sa mise en œuvre avait fait baisser l’absentéisme de courte durée pointé par la Cour des Comptes. Dans certaines communes, les agents sont à 32 heures. Passer aux 35 heures légales est un impératif. Faisons aussi évoluer les effectifs dans le sens d’une plus grande productivité pour assurer un meilleur service à nos concitoyens.

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  1. 1. Perso59 02/05/2016, 09h54

    Personnellement oser parler de suppression de la FPT me choque. Déjà que la vie des fonctionnaires aujourd'hui est difficile (contexte de crise oblige : moins de recrutements, gel des salaires, notes restrictives internes, chacun pour soi), alors leur supprimer leur environnement, leur statut c'est typiquement un déni d'échec des politiques actuelles et antérieures lié à l'endettement des collectivités.

    Ce genre de politiciens sont pour moi des incompétents : c'est en partie à cause de leur réformes qu'ils ont accentué ce sentiment d'insécurité général dans notre quotidien. Résultat des courses : crispations, confrontation public-privé, divisions. En continuant à ce rythme dans 5 ans c'est la fin de la République.

  2. 2. Naderg79 30/03/2016, 11h55

    La masse salariale, 1er secteur à maîtriser : combien d'emplois supprimés, combien d'emplois précarisés, sans parler du gel du point d'indice.... et combien d'augmentation des indemnités des élus pour arriver à équilibrer ce poste ?

  3. 3. P.M 30/03/2016, 00h29

    C'est le contraire qu'il faudrait faire, c'est à dire assurer la sécurité de l'emploi dans le domaine privé, empêcher les licenciements et obliger les entreprises à embaucher. Je prône même la possibilité de nationaliser les entreprises qui ne se conformeraient pas à ces directives, puis de donner la direction de l'entreprise à un salarié durant un mandat de deux ou trois ans, il serai seconder par un conseil de salariés. >Les directives serai soumise au suffrage universel au sein de l'entreprise

  4. 4. olivier 29/03/2016, 21h02

    Encore une fois le statut mis à mal! Et sur croyez vous qu' ils vont taper? Personne ne remet jamais en cause le statut des hauts fonctionnaires, seulement les petits. Les salaires et retraites des politiques ne sont jamais remis en question, pourtant c' est un gouffre financier! Et si on touchait au traitement des agents travaillant pour l Élysée ou Matignon!?
    Ne vous trompez pas, même si les collectivités donnent la gestion de tel ou tel service vos impôts ne diminuerons pas et vous nous regretterez

  5. 5. lea74 10/11/2015, 14h45

    On tire toujours sur la fonction publique territoriale mais pas sur les fonctionnaires d'Etat et notamment dans les Ministères qui sont vraiment beaucoup, mais beaucoup plus gagnants (temps de travail, avantages, Primes ...).
    Par contre, je viens de me connecter sur le site de la Mairie de Bordeaux et dans l'onglet "recrutement" il y a un poste à pourvoir !

  6. 6. kayos 33 10/11/2015, 08h42

    Monsieur Juppé a, dans ses propos un peu de facteurs " d'inconnus " , j'explique , il déclare "Niet recrutement ".. Vrai et faux.. Mais il laisse des nominations "outragentes "se faire dans sa propre Mairie.. nombre important de "crétion de Directeurs" pour des structures ,basiques..Moi par exemple , je pourrais être nommé Directeur du "Magasin ..X ".. imaginez bien que les clans se sont vite "casés".. je l'invite à vérifier.. la base exécutrice elle OUI est concernée..par les restrictions..Un peu Honteux de la part d'un Homme que je pense "Droit "mais Abusé car la "tête , ailleur"..2017 peu être

  7. 7. Christophe Marne 05/11/2015, 11h56

    Bonjour,

    Pour un soit disant modéré, M. JUPPE y va comme tous les autres et participe au fonctionnaire baching qui est en vogue depuis de trop nombreux mois.

    Prendre le cas France Telecom comme exemple vertueux il ya mieux; un peu de respect pour les morts dont on a parlé et les autres dont on ne parle pas.

    RIP

  8. 8. excédé 05/11/2015, 11h47

    il serait peut être temps que ces status privilégiés disparaissent, car pendant que les salariés du privé ne peuvent accéder qu'aux emplois du privé et prendre des risques en terme de démission, les fonctionnaires de l'Etat et les Fonctionnaires Territoriaux peuvent non seulement mutés dans leur propre corps mais en plus "être en détachement" dans des entreprises privées avec des conditions inavouables en termes d'avantages....et en plus ils prennent les emplois des salariés privés.....tout cela fini par exaspérer.

  9. 9. kayos 33 10/11/2015, 11h29

    Bonjour, vous citez là des cas de "cadres" car nous, la "Base", nous n'avons pas ces possibilités , et entre nous je préfèrerais travailler chez "Dassault ou à la SEP " mieux payés et avec des CE d'enfer, presque tout pris en charge même dans les loisirs..alors Oui je suis mieux" loti" qu'un chômeur qui cherche et ne trouve pas ..mais de là a nous "marginaliser.. un peu de modération..

  10. 10. Antonin 04/11/2015, 15h09

    dans le fond, ce que souhaite ce monsieur c'est de mettre tous les bras-cassés, les bons à rien, les traine-savate, les incompétents, les losers, les cireurs de pompes, et les incompétents , des partis politiques aux postes des collectivités, à la place des fonctionnaires.

    ce monsieur veut faire oublier l'anonymat des concours, le mérite, les compétences professionnelles. il chante l'éloge de la médiocrité, de la cooptation, du copinage. avec ce monsieur nous arrivons à une République bananière ou seul la carte du parti est facteur de qualité et de professionnalisme.
    les collectivités territoriales méritent mieux. nous lui rappellerons.

  11. 11. lolita 04/11/2015, 09h34

    MR juppe devrait avoir honte de donner ses petites leçons à tout le monde .Alors qu'il est le premier a gaspiller l'argent des français !!!!!qu'il diminu son salaire et tous ses conforts et apres on verra !!!!!honteux les politiques qui nous mettent tous dans laPRECARITEE CHAQUE JOUR QUI PASSE .

  12. 12. laurent34290 04/11/2015, 09h06

    Bonjour,

    Il n'est pas question de se dresser les uns contre les autres: élus VS territoriaux VS rsa VS profiteurs VS privé...

    Arrêtons tout ça et soyons pragmatique:
    -réforme du statut: tout à fait urgent mais accompagné par revalorisation salariale; je ne vois pas en quoi le statu permet un service public de meilleure qualité (nombreux tire au flanc...), il faut que cette réforme permette vraiment aux bosseurs et aux compétents de s'exprimer et d'être reconnue (il est vrai que le copinage fonctionne à fond avec le statut actuel)
    -réforme du cumul: bouclier maximum de rémunération pour un élu, et pourquoi pas de fonctions car un seul mandat peut engendrer beaucoup de postes et d'avantages cumulés.
    -réduction drastique du nombre d'élus et clarification des compétences
    -autant de jours de carences public privé, sans prise en charge par qui que ce soit.
    -réforme du dialogue social avec de vrais consultations des territoriaux par "référendum" interne. Arrêtons d'être "représenté" par des pitres qui sont syndicalistes car c'est leur seule façon de sauver leur poste (ils bossent si peu à coté que cela finit même par se voir)
    -possibilité d'un vrai congé pour les mères sans aucune incidence sur leur carrière (on continue, même en arrêt maternité, à avancer à l'ancienneté et au retour, on a le même poste qu'en partant)

    Tout cela doit être fait en même temps ou dans un délai court pour montrer que TOUT le monde doit faire des efforts.

    Allez, bonne journée (je suis fonctionnaire territorial)

  13. 13. mésange 04/11/2015, 08h37

    à quoi bon les commentaires...
    Fonctionnaire = espèce en voie de disparition sauf en uniforme comme les mésanges bleues, politique européenne oblige !
    La différence est que les mésanges bleues, celles qui restent, chantent encore et que la majorité de fonctionnaires encore en fonction ne chante plus depuis longtemps.

  14. 14. Coupable 03/11/2015, 20h26

    Et avec sa solution est ce qu'il privilégierait à nouveau les emplois fictifs comme il le faisait sur Paris ?
    pourquoi pas même en créant un véritable statuts pour les emplois fictifs

  15. 15. Sorel 03/11/2015, 17h00

    LE VIEUX LOGICIEL PALEO-LIBERAL DANS TOUTE SA SPLENDEURE !!

    Retraite à 65 ans
    Suppression du statut de la fonction publique
    Restriction des allocation chomages

  16. 16. Sorel 03/11/2015, 16h54

    Résumons :

    -Retraite à 65 ans
    -Fin du statut de la fonction publique territoriale
    -Allocations chômage en baisse......

    Pile le genre de mesures qui ont été appliquées pendant 10 ans en Espagne, Irlande, Portugal ......Juste avant de ramasser la claque de leur vie en 2008.....

    Le fait que l'Etat, et les CT redistribuent 100 à 150 milliards d'euros de salaire qu'il pleuve qu'il vente ou qu'il neige, n'est peut-être pas étranger au fait que le choc de la crise financière de 2008 ait été particulièrement atténué en France........

    Mais bon....Macronison, Sarkoïsons, Jupéïson.......reprenons en cœur et jusqu'a la nausée les vieilles lunes du libéralisme à grand papa qui a déjà fait ses preuves et c'est peu dire !

    Il sera toujours temps pour les confédérations d'entreprises du BTP de venir pleurnicher quand l'offre de contrat public aura totalement disparue......Ouiiiinn on veut payer des charges !!!!

    En attendant, concentrons-nous sur le problème le plus sérieux de ce pays, et de loin.....L'immigration.....si si.......

  17. 17. caramel salé 03/11/2015, 15h10

    Bonjour à tous,
    Il est vrai qu'il existe beaucoup de dysfonctionnement, dans le secteur public dont je fais parti : trop d'élus dont les seules réformes sont dictées par les lobbies divers et variés, un sens de l'intéret général qui a disparu et n'incite pas ceux qui sont critiqués, parfois avec quelques raisons à faire des efforts;;;messieurs les cumulards d'indemnités en tous genre il est mal à propos de faire la morale aux gens qui ont du mal à boucler les fins de mois...
    Par ailleurs, aucune politique dans laquelle chacun se retrouverait n'est proposée et à la place des multitudes de collectivités, tirant chacune la couverture à elles font des investissements contestables au regard des priorités nationales (prison en ruine, incapacité à recueillir des exilés politiques, études supérieres...) et aucun élu n'a la dignité de rendre son écharpe devant le carnage. Chacun tient à son siége d'élus alors qu'il saute aux yeux que la France a plus d'élus locaux et nationaux que tous les pays comparables. Beau poste d'économies en perspective

  18. 18. LAF3332 03/11/2015, 14h52

    On tape aisément sur France Telecom, mais combien de morts sur la conscience des collectivités locales qui pour beaucoup gèrent ses agents de façon désastreuse, harcèlement étouffé, burn out non gérés, placardisation à grands frais ... ca on ne compte pas !!
    La gestion des ressources humaines du privé a bien plus à apprendre à celle du public !!!

  19. 19. Christophe 03/11/2015, 14h32

    Je suis scandalisé mais pas surpris de voir un tel mépris des fonctionnaires cela devient une habitude des politiques qui ne cherche qu’à divisé l’opinion public.
    Mais Mr Juppé comme beaucoup de politique « crache dans la soupe » .Il a oublié que lui aussi était fonctionnaire « cours des comptes » et de plus il a bénéficié de départ à la retraite 37.5 de cotisation avant que la loi ne change.
    De prendre exemple sur France Telecom quand on voie les dégâts qu’il y a eu au moment de la privatisation, comment un élu peut tenir un tel discours ?
    Les Services Publics sont les fondements de la République et toute privatisation et intolérable et entrainera inévitablement des inégalités sur le territoire national que ce soit au plan de la fonction public d’Etat, Territorial, et Hospitalière. Car une fois les services privatisée qui devra payer ci se n’ai le citoyen.

  20. 20. gigi 03/11/2015, 13h19

    le même qui a fait valoir ses droits à retraite juste avant de faire passer sa loi scélérate prolongeant les années de cotisations
    lui aussi était haut fonctionnaire et
    comme le dit si bien l'adage
    ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait !
    Mais on n'est pas amnésique ! dans les urnes on saura le rappeler

  21. 21. Hervé 03/11/2015, 12h31

    Etant agent de la fonction publique territoriale, je souscris totalement à tous les constats et propositions concrètes de M. Juppé sur la F.P.T. Il est grand temps de mettre à jour le logiciel de gestion des ressources humaines de la F.P.T.! Si on retenait ce qui fonctionne dans la plupart de nos pays voisins qui ne connaissent pas comme la France un chômage de masse, il n'y aurait plus de statut de fonctionnaire depuis longtemps pour ceux qui exercent des fonctions non régaliennes, qu'il y aurait des jours de carence pour lutter contre l'absentéisme abusif et que le nombre de collectivités serait réduit.

  22. 22. Denis 03/11/2015, 10h07

    le meilleur d'entre nous, devrait prendre sa retraite.
    il critique mais ne propose rien. comme l'ensemble des politiques de son style, sans vision, il n'apporte aucune idée, mais veut passer pour un modèle à suivre.

    par contre il aime jouer son petit chef en s'exclamant sur zéro embauche, encore un capitaliste frustré de vivre dans notre République sociale.

    à le lire entre les lignes, il ressemble à un simple comptable, qui aime mettre des chiffres dans des cases prédéfinies, là il est à l'aise, il n'a pas à réfléchir.

    pour lui, il semble que l’intérêt général passe après les profits des banquiers et du capital. pour cela il est en harmonie avec notre organisation européenne.

  23. 23. GRRRRRR 03/11/2015, 09h43

    C'est facile de vouloir réformer quand on a un salaire comme le votre Monsieur le Maire-Président, ancien ministre etc.... qui touchait des sommes à en faire pâlir le petit "fonctionnaire" . Mais le problème, je pense qu'il ne faut pas l'oublier et qu'il y a deux sortes de fonctionnaires, ceux qui travaillent en "haut" de la sphère et ceux qui travaillent en "bas" alors ne mélangeons pas tout. Notre cher Monsieur JUPPE ferait bien de penser à réformer tous les avantages pendant et après mandat des élus et prendre exemple sur les pays nordiques. Je crois déjà qu'en travaillant sur ce sujet il y aurait énormément d'économie. Quant à la journée de carence, je ne suis pas contre mais c'est peut-être un des seuls avantages que les fonctionnaires territoriaux d'en bas ont et toucher aux statuts reviendrait à fragiliser la fonction de service public. Réformez les statuts des ministres, diminuez le nombre d'élus à l'assemblée, réduisez les avantages énormes qui vous sont attribués et donnez l'exemple aux français et surtout aux agents concernés et peut-être que vous serez plus crédible dans vos propositions. Nous voulons bien faire des efforts mais montrez l'exemple.

  24. 24. Kalou 03/11/2015, 09h36

    Bonjour
    M Juppé oublie comme beaucoup de politiques qui font plus du média que de la politique que les jours de carences dans le privé sont souvent pris en charge par l'entreprise... Il ferait bien de laisser de côté les lieux communs comme , je cite:
    "un coup d’arrêt à la profusion d’aides sociales dont le cumul fait qu’il est parfois moins avantageux de travailler qu’être inactif" Cela serait vrai si il y avait de l'emploi et des emplois correspondants aux compétences des demandeurs, dont il faut arrêter de sous entendre que ce sont des fainéants et des profiteurs du système. Ce discours ne sert qu'à stigmatiser des personnes déjà mis sur le côté de la route et son application ne servira qu'à paupériser encore plus les demandeurs d'emploi.

  25. 25. amelielobo 03/11/2015, 09h24

    Tirer sur les fonctionnaires est un peu facile, il serait temps de faire la différence entre ceux qui ont fait des études longues et passer des concours en contrepartie de salaires moindres que dans le privé et d'une carrière où le copinage est la clé de la réussite et où les capacités réelles sont sans importance...

    De plus, la majorité des employeurs du privé maintiennent le salaire des salariés en arrêt maladie, donc ils sont favorisés à la base.
    Veut on interdire aux fonctionnaires d'être malade ?Ils ont le droit de payer des impôts pour tous ceux du privé qui trichent sur leur profit et les autres qui vivent du rsa famille sans chercher de job et contrairement à ceux que l'on veut faire croire, de nombreux français ont choisi ce mode de vie baba cool il n' y a pas que les étrangers.

    On a le droit de cotiser à la sécurité sociale, mais pas le droit d'être malade, avec le non remplacement des fonctionnaires, on se retrouve avec des charges de travail de plus en plus lourdes, mais si on est malade on doit en plus assumer une perte de salaire conséquente compte-tenu de la baisse de salaires constante et de l'augmentation du coût de la vie.

    C'est une régression totale, déjà que l'on cotise à la retraite alors qu'on nous fait bien comprendre qu'on aura droit à rien, car pour les 30-40 ans actuels, cela nous mènerait pour l'instant à une retraite à près de 70 ans, et ça n'est pas fini.
    Donc on peut être brillant faire des études réussir des concours, si on n'est pas pistonné, on a droit à un salaire minable, une carrière bloquée, et venir bosser même quand on est malade, c'est ça le modèle républicain ????

    Allez voir chez nos voisins scandinaves où les femmes ont des congés maternité de 2 ans parce qu'on respecte la cellule familiale, on ne les sanctionne pas à leur retour, le taux de chômage est bas et les acquis sociaux plus solides et plus avantageux qu'en France où on veut nous faire croire qu'être salarié fonctionnaire c'est être nanti.

    L'Etat devrait plutôt valoriser les fonctionnaires issus de concours puisque c'est la règle de base de l'entrée dans la fonction publique, ceux qui ont été pistonnés sont très nombreux et non légitimes, alors arrêtez un peu de mettre tout le monde dans le même sac et lâchez un peu les fonctionnaires, les étrangers, les retraités, brefs, les boucs-émissaires standards des crises françaises !!!

  26. 26. murakami 03/11/2015, 09h12

    Enfin du bon sens et de la cohérence mais de là à tenir ces engagements...

  27. 27. ben tiens !! 03/11/2015, 09h10

    La réalité c'est qu'il n'y a plus d'opposition à la CUB et que Mr Juppé et ces sous fifres de Maires et de DGS se gavent en avantage. Voiture en veux tu en voilà , logement , pas de frais de nourriture , etc...Il n'y a aucune économies réalisées , on prend juste en bas pour donner en haut et comme àa tous le monde se tait ....Les Mamère ( il a droit à son pont ) , Feltesse ( bientot la mairie si tu es sage ) sont aux abonnés absents et bizarrement d'une extreme connivence avec la politique Juppé . aucune considération des agents , piétinement en regle du code du travail , mépris des syndicats et des opposants ( voir les videos des conseils et l'attitude dédaigneuse de ce Monsieur ) etc.....D'un autre coté vivement que vous soyez président Mr juppé car il y a une chose que l'on ne pourra jamais vous retirez , c'est d'avoir mobilisé plus de 2 millions de Français dans la rue ! vive 1995 ....a bon entendeur .

  28. 28. vertescollines 03/11/2015, 09h00

    Tout à fait d'accord avec vos propos mais je crois qu'en plus de ce redécoupage il faudrait une formation obligatoire oui obligatoire pour tous nos élus car en ce moment c'est tout et n'importe quoi....L'Etat laisse faire prendre les compétences comme il lui semble pourvu que l'on supprime des communes ou des intercommunalités....Certaines intercommunalités en profitent pour imposer leurs règles aux autres. Je suis à temps partiel à 28 heures / semaine. Je suis prêt à faire jusqu'à 40 heures mais avec un vrai projet de collectivité dans tous les domaines. C'est un peu le flou artistique en ce moment .

  29. 29. vérité 02/11/2015, 20h16

    La réforme de France Telecom a engendré une quarantaine de suicides qui valent à son ancien PDG d'être poursuivi pour harcèlement au travail... Alain Juppé pourrait éviter de se vanter de sa réforme.

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