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AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Paris veut aménager les voies sur berges, le préfet calme ses ardeurs

Par A. l'AFP

Publié le 06/07/2010

dans : Régions

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3 commentaires

Le débat a été houleux le 6 juillet 2010 au Conseil de Paris sur l'aménagement des berges de la Seine, le préfet de police émettant en plus des réserves sur ce projet cher au maire PS Bertrand Delanoë qui entend avoir le dernier mot sur ce dossier qui faisait partie de son programme électoral.

Après une matinée de débats, les conseillers de Paris ont voté pour l’aménagement des berges ainsi que pour une phase de concertation devant durer jusqu’à fin 2010. 98 voix ont voté pour, 57 contre, quatre se sont abstenus.

« Les bords de Seine sont un site unique au monde, classés au patrimoine mondiale de l’humanité par l’Unesco. Or sur 26 km de berges, sept sont exclusivement dédiés à la circulation automobile », a rappelé le maire dont la piétonisation des berges était une promesse de campagne avant sa réélection en 2008. Paris « doit se réapproprier son fleuve », a-t-il souligné.

La mairie veut modifier la rive droite en transformant cette « autoroute urbaine » en boulevard parisien, en limitant les files de circulation à 6 m de largeur, en y laissant de l’espace aux piétons. Rive gauche, les quais bas seront entièrement fermés à la voiture sur 2,3 km entre Solferino et l’Alma, et sur 4,5 ha il y aura des espaces pour la culture, le sport, les promenades, ainsi que des commerces, selon sa première adjointe Anne Hidalgo.

La droite est montée au créneau, le président du groupe UMP Jean-François Lamour dénonçant une « croisade destructrice et démagogique contre la voiture à Paris » et demandant au maire de « faire confiance comme (eux) à l’industrie automobile », ce qui a provoqué les éclats de rire des élus Verts.

Douche froide
Porte-parole sur le thème des transports au Nouveau Centre, Edith Cuignache Gallois a jugé qu’ »un aménagement, réfléchi, concerté, élargi à l’ensemble des berges parisiennes, aurait pu être une très belle occasion de rééquilibrer les quartiers les plus favorisés et les autres ».

Mais la douche froide est surtout venue du préfet de police. Michel Gaudin a fait état devant le Conseil municipal de ses réserves en demandant des « approfondissements nécessaires » et des « tests de réalité ». Il a estimé que la fermeture totale aux voitures rive gauche « constitu(ait) un bouleversement nettement plus radical » et que ses « services nourriss(aient) des interrogations réelles » autour de deux axes. Le boulevard St-Germain et la rue de Rivoli auraient des capacité d’absorption « assez réduites », selon le préfet.

Les conclusions « théoriques » qui lui ont été fournies ne suffisent pas. Elles « méritent des tests de réalité », a-t-il jugé.

Bertrand Delanoë lui a répondu que « les Parisiens » l’avaient « mandaté en 2001 pour remettre en cause l’hégémonie automobile ». « Je me souviens, a-t-il dit, que lorsque nous avons fait les travaux du tramway j’étais très critiqué. Si à l’époque nous avions fait des expérimentations, on n’aurait jamais fait le tramway ».

« Je suis revenu devant les électeurs en 2008 après avoir fait cela et enlevé 20% des automobiles de Paris et les électeurs ont mandaté un projet y compris pour réaménager les voies sur berge », a-t-il rappelé au préfet, soulignant que « c’est le Conseil de Paris représentatif des Parisiens qui décidera de l’avenir des bords de la Seine ».

Adjoint Vert à l’environnement, Denis Baupin a dénoncé le fait que « dans toute autre ville c’est le choix majoritaire qui prévaut sauf à Paris ! ».

« Au regard de notre système institutionnel archaïque, le Préfet de Police dispose de fait d’un droit de veto sur une grande partie de la voirie parisienne », a-t-il encore déploré.

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  1. classe_moyenne

    18/07/2010, 01h13

    les voies sur berges permettent aussi aux parisiens d'aller travailler dans la banlieue Est où beaucoup d'entreprises partent. Sans aller s'entasser dans des transports en commun surchargés. Faire voyager les gens comme du bétail toute l'année pendant que les petits copains batifolent sur les berges deux mois par an. Vive Bertrand 1er, sa bouffonne Anne et la gauche caviar !

  2. Zoemi

    27/07/2010, 08h08

    Bonjour,
    Des Parisiens qui vont travailler en Banlieue? Ils ne doivent pas être bien nombeux, comparés aux milliers de 'banlieusards' allant dans des conditions pitoyables, à Paris!! Améliorons les transports en commun, voilà une priorité. Arrêtons le "tout automobile".
    Nous sommes en ville, non ?

  3. Zbity

    07/07/2010, 19h45

    Ce projet d'aménagement des quais de Seine a Paris est un grand évènement pour les parisiens (les touristes également!!)

    L'exemple des berges du Rhones a Lyon a montré que reconquérir son fleuve a de nombreuses répercutions sur les modes de vie urbaine. En effet ce projet d'aménagement d'une qualité architecturale et paysagère rare a sut reconvertir les anciens parkings sur berges en promenade de plus de 4 km!

    Le rapport de la ville avec son fleuve est certainement moins important que la place de l'automobile au coeur de Paris!

    Vivement les jolies prommenades en bord de Seine!!! a Paris!!!!!!

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