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Associations d'élus

AMF-Gouvernement : le clash permanent

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : France

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BAROIN CDM 2014 © GAUTIER Stephane

Baisse « insoutenable » de la DGF, transferts larvés de charges, double discours sur les normes… : l’Association des maires de France multiplie les attaques contre le pouvoir. Le secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert dénonce un discours catastrophiste. Le fossé entre les deux parties n’a jamais été aussi béant. Au point que certains dirigeants de l’AMF envisagent de ne pas inviter de représentants du Gouvernement au prochain congrès des maires.

 

Face à un gouvernement sur lequel elle a perdu prise, l’Association des maires de France (AMF) voit rouge. Après la journée de mobilisation du 19 septembre, elle ne cesse de dénoncer « la baisse insoutenable » des dotations de l’Etat aux collectivités. Plus que jamais, elle s’en prend « au  transfert de l’impopularité fiscale » du pouvoir central vers les élus locaux.

Au surlendemain d’une conférence de presse sur l’allègement des normes du secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, André Vallini, l’AMF sort à nouveau du bois. Dans un communiqué furibond publié le 9 octobre 2015, elle pointe des « données chiffrées largement sous-estimées en dépenses et surestimées en recettes potentielles ».

Et l’AMF de citer un exemple récent : « Les projets de décret fixant le périmètre et le siège des établissements publics territoriaux composant la métropole du Grand Paris indiquent que cette réforme n’a pas d’incidence financière directe ni indirecte ! ».
En bonne place aussi dans son cahier de doléances : le protocole PPCR de revalorisation des rémunérations des agents territoriaux. La note sera salée, pour les collectivités, prévient l’AMF : 1,5 milliards d’euros.

Lire : Rémunération des fonctionnaires : le gouvernement passe en force

La tentation du boycott

Le Gouvernement n’entend pas laisser ces outrages impunis. Lors de la convention de l’Assemblée des communautés de France (ADCF), le 8 octobre à Tours, le secrétaire d’Etat au Budget a dénoncé « un discours d’un alarmisme extraordinaire ».

« On joue à se faire peur, a poursuivi Christian Eckert, visant l’AMF sans la citer expressément. On nous dit même qu’avec la baisse des dotations, nous n’aurons plus demain, d’eau pour prendre notre douche. »

Lire : PLF 2016 et réforme de la DGF : qui tirera son épingle du jeu ?

Un peu plus tôt, dans la journée, la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu s’était montrée plus explicite. Elle avait invité les adhérents de l’ADCF à donner de la voix lors du prochain congrès des maires : « Mettez-vous au premier rang, car sur l’intercommunalité, cela va être difficile. »

Boutade ou conseil ? Sans doute les deux à la fois. Car, selon un écho de L’Express du 7 octobre, il n’est pas dit que les ministres puissent promouvoir la ligne gouvernementale lors du prochain congrès des maires. Certains dirigeants de l’AMF ne voudraient pas les convier du tout. Ce serait une première.

Une information que dément le secrétaire général de l’Association des maires de France, Philippe Laurent (UDI) : « Il n’a jamais été question, dans les instances dirigeantes de l’AMF, de ne pas inviter les membres de l’exécutif national. Au contraire, nous avons décidé d’une invitation solennelle du Président de la République, du Premier ministre et des ministres. »

 

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  1. 1. Henri Tanson 12/10/2015, 16h21

    C'est bien grave tout ça.
    Le Gouvernement mène une politique irréaliste et reste sourd vis à vis des Français qui l'ont élu... Il avait reçu mandat pour mener une certaine politique, et il nous en impose une autre. L'excuse de l'austérité ne marche plus: l'évidence c'est que l'Etat veut imposer aux Régions, comme aux Départements et aux Communes des baisses drastiques d'investissement, la réduction massive de dépenses des services publics également, pour être en accord avec les injonctions répétées des Commissaires bruxellois.... Pas vraiment dans l'intérêt des électeurs.
    Les associations de Maires, les Français, ne comprennent pas le sens profond de cette politique. La colère et l'incompréhension mêlées, laissent entrevoir une montée de violence... Le DRH d'Air France a pu s'en rendre compte; on dirait que ce n'est qu'un début.
    Et comme si ça ne suffisait pas, la situation internationale, avec la position délirante de la France en Syrie, qui se prend à l'instar des USA, pour le Maître du Monde, se permet de lancer des bombes sur les Syriens qui ne nous ont rien demandé...
    Qui peut comprendre quelque chose à tout cela.
    A part que nous allons nous écraser dans le mur des réalités, très bientôt.
    Heureusement que les élections prochaines seront l'occasion pour les Français d'exprimer pacifiquement, leur ras-le-bol. Pour commencer.
    Un peuple inquiet et désorienté est un peuple "dangereux"; pour le pouvoir en place, mais pas seulement.

  2. 2. Philippe LAURENT 11/10/2015, 13h36

    Il n'a jamais été question, dans les instances dirigeantes de l'AMF, de ne pas inviter les membres de l'exécutif national. Au contraire, nous avons décidé d'une invitation solennelle du président de la République, du Premier ministre et des ministres.
    Les maires de France ont une conscience exacte de leurs responsabilités et, s'ils tiennent un discours clair, avec des arguments puissants, ils le font dans le sens de ce qui est selon eux l'intérêt général. Ils saisissent toutes les occasions pour le dire et aux citoyens, et au pouvoir central, avec fermeté, mais avec la considération dont ils souhaiteraient qu'on use aussi avec eux. Ils ne se comportent pas comme semble le laisser entendre l'article, ni comme ce que voudraient faire croire certains ministres, qui obéissent au doigt et à l'oeil aux injonctions parfois intéressées de la haute technocratie bercysienne.
    Philippe LAURENT
    Secrétaire général de l'Association des maires de France

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