Risques naturels

Prévention des inondations : des moyens pas à la hauteur des enjeux

| Mis à jour le 12/10/2015
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La facture des dégâts provoqués par l’orage qui a ravagé les Alpes-Maritimes, le 3 octobre 2015, pourrait atteindre 500 millions d’euros. Une somme colossale, si on la compare aux 300 millions d’euros que l’Etat et les collectivités locales consacrent chaque année à la prévention des inondations sur l’ensemble du territoire national. Selon Nicolas Bauduceau, directeur scientifique et technique du Centre européen de prévention de risque d'inondation (Cepri), les moyens déployés sont encore insuffisants.

La catastrophe qui a ravagé les Alpes-Maritimes et tué 20 personnes, le 3 octobre dernier, révèle-t-elle une nouvelle fois le potentiel très destructeur des inondations par ruissellement ?

Oui. Cette inondation résulte certes du débordement de cours d’eau, dont les petits bassins versants se sont mis en charge très vite. Mais elle est aussi la conséquence du ruissellement qui survient lorsque les capacités d’infiltration du sol sont dépassées et que les réseaux d’assainissement débordent. L’eau n’étant plus absorbée sur place, ruisselle, dévale dans les rues et s’accumule dans les points bas. Ce phénomène est très difficile à anticiper car de très nombreux facteurs sont susceptibles d’impacter la trajectoire de l’eau : des travaux, des voitures en stationnement, du mobilier ...

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Commentaires

10  |  réagir

08/10/2015 09h18 - Edwige

bonjour,

Llors des enquêtes publiques qui ont pour but d’informer, nos concitoyens des nouvelles constructions, (logements, centres commerciaux), sont validées par une poignée d’individu.
Ne serait-il pas judicieux, de faire approuver ces programmes par un vote représentatif des administrés. (51% de la population).
De plus, seule une organisation compétente devrait avoir la possibilité de valider les projets et PC. Elle doit être complètement indépendantes et surtout aucune proximité de nos élus. Seul le bien être de nos électeurs et du projet doivent être pris en compte.

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08/10/2015 09h15 - Pad

N’est-ce pas tout simplement une faillite de notre système. Urbanisme, un grand mot et plein de textes mais cela fait des décennies qu’on imperméabilise les sols et personne n’y voit à redire… sauf la nature elle-même qui se rit bien de nous de vouloir la maîtriser ou, pire, l’ignorer. Il y avait des rigoles, des fossés, des zones d’expansion, des haies… Tout se paie un jour car l’homme n’est pas roi.

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    13/10/2015 09h12 - J2M

    Tout à fait d’accord avec les propos tenus, il s’agit bien là d’une faillite de notre système entamée il y a bien longtemps déjà. Le code de l’urbanisme, de la voirie n’ont jamais organisé efficacement la gestion de l’eau et la problématique d’imperméabilisation des sols, le code de l’environnement arrivé bien tardivement pour tenter d’y remédier, la pression des promoteurs avides de belles opérations financières, des élus parfois dépassés ou se laissant bercer par le chant des sirènes de l’électoralisme, des services de l’État trop souvent incapables de dire non à une urbanisation dont on pouvait facilement présager des conséquences et de l’impact sur l’environnement ….Voilà autant de causes qui provoquent les mêmes effets depuis de nombreuses années. La variable que personne ne maîtrise aujourd’hui est l’évolution du climat. C’est cette variable qui va nous contraindre à ajuster nos façons d’aménager et nos mauvaises habitudes à raisonner en individuel au sein de nos petites limites administratives.
    La loi SRU qui tend à faire densifier l’urbanisation n’a-t-elle pas été appliquée de manière exagérée sans prise en compte du facteur « eau » ?
    Le débat risque d’être long et animé pour trouver les solutions, l’ouvrage est difficile à appréhender mais comme disait Henry Ford : « se réunir est un début; rester ensemble est un progrès; travailler ensemble est la réussite. « 

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07/10/2015 05h12 - JO

Comment les communes pourraient-elles prendre en charge cette responsabilité ? Quelle commune investirait des millions pour qu’une autre commune située à 20 kms ne soit pas inondée ?

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07/10/2015 03h00 - Paul Chérel - pas de pseudo

Il est peut-être temps de se poser la question ; « A quoi servent les agences de l’eau ? A combien s’élèvent leurs dépenses de fonctionnement » Ensuite, on commencera à marteler qu’il faut construire en hauteur et non en horizontal. Viendront aussi quelques techniques modernes de surfaces aujourd’hui imperméables ! Une utilisation enfin intelligente d’éoliennes pour stocker l’eau dans des barrages sans écouter les pleurnicheries écolos. Il y a aussi peut-être un dragage à faire en continu de plusieurs rivières. Mais tout cela demande d’être gouvernés par des gens intelligents, audacieux, entreprenants, et possédant quelques bagages techniques et scientifiques. PaulChérel.

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    13/10/2015 04h06 - Eutrophine

    Monsieur Chérel,

    les gens, tels que moi, possédant quelques bagages scientifiques et techniques, vous diront que draguer les rivières ne fera, une fois de plus, qu’empirer la situation.
    Travaillant dans le domaine, en collectivité, je puis vous assurer que les considérations écologiques s’appliquent tout autant aux êtres humains (puisque c’est la définition même de l’écologie : relation entre les êtres vivants, dont nous sommes et le milieu de vie);
    Curer, ou draguer c’est selon, les rivières a des impacts négatifs à moyen et long terme sur la stabilité des berges (et donc des maisons à proximité) sur le fond du lit des cours d’eau (incisions profondes) et donc déconnexion des nappes avec les puits et autres forages (quid de l’eau potable ?) – cela n’est pas dommageable uniquement pour les grenouilles et les poissons.
    J’aimerai tellement que la majorité des gens comprennent cela…

    Autre point, stocker l’eau dans des barrages ne résout rien non plus sur le moyen et long terme – vivre en aval d’un barrage n’est pas spécialement rassurant et quand ça déborde, barrage ou pas, ça déborde

    Je vous conseille un autre article sur ce site, publié le 12/10/2015 intitulé « Inondations : si la rivière devenait votre alliée ? » Rubrique Opinions
    voilà où sont les solutions pour demain pour les Hommes et pour les milieux.
    Travailler avec la rivière et non contre elle pour être efficace et pertinent.
    Salutations.

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07/10/2015 02h08 - philippe

seules les propriétés neuves doivent avoir un puits perdu : les eaux de ruissellements des terrains et des toits ne doivent pas aller dans les rues , les ruisseaux. il faut imposer des forages pour les terrains depuis 1900…… avec ou sans maison. les communes peuvent prêter le camion pour planter des tubes d’acier avec trous ou fentes pour résoudre les « flaques » d’eau. Mêmes les maisons récentes ne respectent pas cette règle

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07/10/2015 08h00 - CC T.

Bonjour ayant vécu ces inondations de l’intérieur puisque je suis résidente à BIOT ce qui est important c’est aussi la prévention au travers de système comme des sirènes performantes. En effet ce samedi soir dernier les sirènes qui auraient du alerter la population d’évacuer le pourtour des vallons des Horts, des Combes etc etc … et de la rivière Brague n ont pas fonctionné…

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07/10/2015 07h34 - F. DAVID

Bonjour,
Un colloque sur « La crue, l’inondation, un patrimoine ? » vient de se tenir à l’Université de Limoges. Magali Reghezza, interviewé le lendemain par tous les médias y était. Sans doute bon nombre des conclusions de cet atelier de chercheurs gagneraient-elles à toucher le public et les élus.

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06/10/2015 04h45 - chantounette

encore une fois je constate que les communes ne veulent pas se rendre responsable et se déchargent sur l’Etat qui leur demande de construire des logements – il faut que ces communes prennent leur responsabilité -

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