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PLF 2016

Culture : hausse des crédits d’intervention en région

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Dossiers d'actualité, France

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spectaclevivant © DWP - Fotolia.com

A périmètre constant, le budget 2016 de la Rue de Valois affiche une hausse globale de 1%, à 7,18 milliards d’euros, dont la moitié environ finance les politiques culturelles proprement dites. Les crédits déconcentrés progressent légèrement. Création et éducation artistique et culturelles bénéficient des hausses les plus sensibles.

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PLF 2016 : quels budgets pour quels ministères ?

 

Avec la budgétisation de la redevance d’archéologie préventive (RAP), le budget de la culture élargit son périmètre et s’établit à 7,3 milliards d’euros, en hausse de 2%. Hors RAP, les crédits de la Rue de Valois totalisent 7,18 milliards d’euros, soit une progression de 1%. Quelque 3,5 milliards iront aux politiques culturelles proprement dites.

780 millions pour les territoires

Toujours scrutés de près par les collectivités, parce qu’ils financent le montage de projets entre l’Etat et les collectivités dans les territoires, les crédits déconcentrés gérés par les directions régionales des affaires culturelles (Drac) progressent de 2,2% pour passer à 780 millions d’euros. La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, veut y voir « un gage de confiance et de sérénité » donné aux collectivités. La politique des « pactes culturels» signés avec les collectivités volontaires (1) sera poursuivie.

Création et EAC prioritaires

Pour ce qui est de la répartition sectorielle des crédits, le soutien à la création et l’éducation artistique et culturelle (EAC) est affiché comme une priorité.
La création se voit dotée de 400 millions d’euros (+12,7 millions par rapport à 2015), dont le spectacle vivant absorbe la majeure partie (364,8 millions) ; l’éducation artistique et culturelle de 54,6 millions d’euros (+ 34%).
En matière de démocratisation culturelle, le dispositif Demos, qui lie la Cité de la musique à des établissements scolaires situés en zone « politique de la ville » ou en milieu rural verra ses crédits renforcés de 1,5 million d’euros. Objectif : faire passer le nombre de jeunes qui en bénéficient de 1250 à 3000.

Conservatoires : prime à la diversification

A noter, concernant l’enseignements artistiques, le retour de l’Etat dans le financement des conservatoires de musique, avec 13,5 millions d’euros, soit 8 millions de plus que précédemment. Les collectivités devront conventionner avec les Drac sur la base de critères qui seront définis par le Conseil des collectivités territoriales pour le développement culturel (CCTDC). Cette hausse des subventions devra être consacrée à la diversification des disciplines enseignées.

Par ailleurs, 2016 devrait marquer l’achèvement du plan « SMAC » [Plan pluriannuel en faveur du développement des salles de musiques actuelles », ndlr], qui, avec 2 millions supplémentaires atteindra 11,7 millions d’euros. 8 nouveaux équipements sont prévus (2).

Bibliothèques : préservation du concours particulier et aide à l’ouverture le dimanche

En matière de lecture publique, l’enveloppe globale pour les interventions en région progresse de 1 million d’euros à 14,4 millions d’euros. Quant auxcrédits du concours particulier des bibliothèques (dotation générale de décentralisation, DGD), ils sont maintenus à 80 millions d’euros. Au grand soulagement des bibliothécaires, qui craignaient de les voir amputés, voire supprimés, à l’initiative de Bercy.

La dotation des contrats « territoires-lecture » double pour passer à 2,25 millions d’euros. Fleur Pellerin ambitionne de doubler le nombre de contrats (actuellement 75 signés). Le réseau de conservateurs d’Etat mis à disposition des bibliothèques municipales classées est maintenu. 9 millions d’euros iront au renouvellement des conventions d’objectifs signées avec une cinquantaine de collectivités pour la période 2016-2018.

Nul ne sait encore, en revanche, quel sera le montant destiné aux bibliothèques qui ouvriront le dimanche, ni sur quelle ligne budgétaire il sera financé. Cette nouvelle aide, annoncée le 30 septembre 2015 par le Président de la République lors d’un déplacement au Musée des arts décoratifs à Paris, devrait faire l’objet d’un amendement du gouvernement au PLF 2016.

Patrimoine : le financement de l’archéologie consolidé

Pour ce qui est du patrimoine, les Monuments historiques bénéficieront de 10 millions d’euros supplémentaires (soit un total de 338 millions). 70% des opérations concernées auront lieu en région.

Mais la principale innovation se situe du côté de l’archéologie, avec la budgétisation de la redevance d’archéologie préventive (RAP), à hauteur de 118 millions d’euros. Cette réforme, conforme aux préconisations du rapport rédigé par la députée (PS) de Gironde Martine Faure, vise à consolider le financement des diagnostics archéologiques réalisés par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) ou les collectivités dotées de services archéologiques agréés. Ces dernières toucheront désormais une dotation stable à cette fin.

Par ailleurs, 6 millions d’euros seront consacrés à la poursuite des projets en cours comme le Pôle d’archéologie interdépartemental rhénan, à Sélestat, le Centre de conservation et d’étude de Martes-de-Veyre (Puy-de-Dôme), celui de Poitiers, et le Pôle de recherches interdisciplinaires archéologiques de Moselle (Priam), à Metz.

Musées : crédits stables

Les crédits d’investissements déconcentrés destinés aux Musées de France restent stables à 48 millions d’euros sur 3 ans (dont 14 millions en 2016). Les projets prévus dans dix musées en région seront ainsi financés (3).
Concernant les crédits de fonctionnement, 6,8 millions d’’euros iront à la numérisation des collections.

Archives : cap sur l’archivage électronique

Du côté des archives, 1 million d’euros sera affecté aux actions de conservation, restauration et valorisation des fonds. 4 millions iront aux programmes de construction, extension et réhabilitation des bâtiments des Archives départementales.
Quant au déploiement de la plateforme d’archivage électronique VITAM, elle fera l’objet d’une enveloppe de 2,6 millions d’euros, avec le déploiement du programme AD-ESSOR, destiné aux collectivités, pour encourager le développement de plateformes d’archivage électronique mutualisées et compatibles avec VITAM.

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    Note 01 - une quarantaine à ce jour - Retourner au texte

    Note 02 - (Bordeaux, Toulouse, Rennes, Le Mans, Annonay (Ardèche), Sainte-Croix-Volvestre (Ariège), Mont-de-Marsan, Bergerac. - Retourner au texte

    Note 03 - musée Bonnat-Helleu, à Bayonne ; musée Crozatier du Puy-en-Velay ; musée des Beaux-Arts de Dijon ; musée de Pont Aven et musée des Jacobins à Morlaix ; musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon ; création de la Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé à Aubusson ; musée historique lorrain de Nancy ; musée des Beaux-Arts de Nantes ; musée des Beaux-Arts Henri-Martin à Cahors ; transfert du musée de l’Inguimbertine dans l’Hôtel Dieu à Carpentras - Retourner au texte

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