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Développement économique

Haras du Pin : les collectivités locales prennent le leadership

Publié le • Par • dans : Régions

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haras-du-pin-une © Flickr by CC Karen

Via un nouvel établissement public d’Etat, la Région Basse-Normandie et le département de l’Orne ont désormais les coudées franches pour relancer ce site d’exception.

 

La Région Basse-Normandie et le Département de L’Orne prennent le pouvoir dans la gestion du Haras du Pin. Cet emblème de la filière équine – le Versailles du cheval – connaissait depuis plusieurs années une crise de gouvernance doublée d’un assèchement de ses ressources financières. D’où l’émergence d’une nouvelle organisation avec la création d’un établissement public administratif d’Etat (EPA) rendu possible par la loi pour l’avenir de l’agriculture votée le 13 octobre 2014. Le 22 septembre, c’est le 1er conseil d’administration de cette structure publique qui a été installé.

“Ceux qui payent décident”

Sans surprise, celui-ci fait la part belle aux représentants des deux collectivités normandes. Toutes deux réunies, elles ont désormais la majorité des voix au sein de ce nouvel organe décisionnel. Tout un symbole, c’est Laurent Beauvais, président (PS) de la Région, qui en a pris la tête.

« L’idée, c’est de faire en sorte que ceux qui payent décident », analyse l’élu socialiste. Depuis plusieurs années, l’Etat, propriétaire des lieux via l’institut français du cheval (IFCE), n’a plus les moyens d’engager les financements nécessaires pour la sauvegarde et le développement des lieux, 1er site touristique de l’Orne.

Malgré ce douloureux constat, la prise de pouvoir des collectivités locales a mis du temps à se matérialiser. Les résistances ont été nombreuses, notamment au sein de l’IFCE, pas forcément satisfait de voir ce joyau passer sous la bannière des collectivités. Une évolution devenue néanmoins inéluctable compte tenu de leur implication financière grandissante.

50 millions d’euros d’investissement

Les deux collectivités avaient déjà mis sur la table 5 millions d’euros chacune, notamment pour y effectuer des travaux à l’occasion de l’organisation des derniers jeux mondiaux équestres. Et ce n’est qu’un début. Le Haras du Pin s’apprête à prendre un nouveau départ. « Ce portage nouveau correspond à une ambition nouvelle », rapporte Laurent Beauvais. Avec son homologue du conseil départemental, il entend développer le lieu autour de quatre axes forts :

  1. appui à la filière équine très présente en Basse-Normandie,
  2. formation, avec la création d’une académie du cheval,
  3. tourisme équestre,
  4. organisation de grandes compétitions internationales.

Sur les dix prochaines années, les deux collectivités décisionnaires tablent sur un investissement global de 50 millions d’euros. Sans exclure la sollicitation d’opérateurs privés, notamment en matière de restauration et d’hébergement. « On ne peut se contenter des seuls financements publics », estime le président de la région Basse-Normandie.

Le budget d’investissement du nouvel établissement public n’a pas encore été arrêté. Il devrait être discuté lors du prochain conseil d’administration prévu au mois de novembre.
De son côté, le budget de fonctionnement a été acté. Il s’élève à 1,5 millions d’euros pour l’année 2016.
En matière de ressources humaines, la nouvelle structure pourra compter sur la mise à disposition de 33 équivalent temps plein (ETP) issus de l’IFCE ainsi que de l’intégration des six salariés de l’association Haras du Pin Tourisme.

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