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Sécurité civile

Devant les sapeurs-pompiers, Bernard Cazeneuve vante son bilan

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

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Cazeneuve Faure pompiers Agen © Ministère de l'Intérieur

Qu’il s’agisse de l’organisation territoriale, du dialogue sur le financement des SDIS, de la réforme statutaire des professionnels ou de la relance du volontariat, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est livré avec satisfaction, le 26 septembre à Agen, devant le Congrès national des sapeurs-pompiers à un inventaire des mesures engagées depuis l’année précédente.

 

« Le moment d’un premier bilan est venu ». Un an après le Congrès d’Avignon, qui avait été marqué par sa première intervention devant les sapeurs-pompiers en tant que ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a dressé le 26 septembre à Agen un bilan détaillé des mesures engagées en faveur des sapeurs-pompiers de France.

Le département, cadre de référence - Après avoir félicité le colonel Eric Faure pour sa réélection à la tête de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), le ministre de l’Intérieur a d’emblée évoqué l’impact de la réorganisation territoriale sur les services départementaux d’incendie et de secours, qui avait été placé au cœur des débats d’Avignon.

« La réforme territoriale n’a en rien porter atteinte à cette exigence du maintien du cadre départemental comme pierre angulaire de l’organisation des services d’incendie et de secours, a-t-il lancé, rappelant que ce cadre départemental permet de garantir le bon équilibre entre efficacité et proximité, entre sapeurs-pompiers professionnels et sapeurs-pompiers volontaires »

De même, reprenant les vœux exprimés par le patron de la « Fédé » d’un Etat plus présent dans la gestion des SDIS, Bernard Cazeneuve a rappelé qu’une circulaire du 26 mai dernier signée de sa main demande aux préfets « de participer aux instances de gouvernance des SDIS, d’y être soi-même présent, pour définir les priorités de l’Etat devant les présidents des conseils d’administration ».

« Il était indispensable de rappeler qui est le responsable des opérations lorsque des drames surviennent, a-t-il ajouté, c’est-à-dire le rôle éminent des préfets et des maires ».

De quoi satisfaire le colonel Eric Faure, selon lequel les pompiers ne doivent « plus être un enjeu de pouvoir entre l’Etat et les collectivités territoriales. Les sapeurs-pompiers n’appartiennent ni à l’Etat, ni aux départements, ni aux intercommunalités, ni aux communes. Ils sont à tous ».

Sur le financement des SDIS, sujet largement abordé la veille par le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau, le ministre de l’Intérieur s’est félicité d’avoir créé « le comité des financeurs, avec l’association des maires de France l’ADF, qui devra définir des orientations claires et donner des zones de complémentarité ».

Il s’est dit favorable aux logiques de mutualisation prônées la veille par le président de l’ADF et le président de la FNSPF, mais en prévenant qu’il fallait s’assurer de « l’inter-opérabilité » entre les différents services de secours.

Réforme de la filière et cadres supérieurs - S’agissant de la réforme de la filière sapeur-pompier engagée en 2012, qui continue de faire débat auprès des représentants syndicaux, il est revenu sur la clause de revoyure et a confirmé que le texte présenté au conseil supérieur de la fonction publique territoriale et « destiné à avancer plus vite là où il y a eu des blocages » serait également mis en débat devant la Conférence nationale des services d’incendie et de secours, qui se réunit le 29 septembre pour renouveler son bureau.

La même CNSIS qui examinera un projet de décret consacré aux infirmiers sapeurs-pompiers, premier texte d’une série qui portera sur les pharmaciens et les médecins.

Concernant la réforme en cours des emplois supérieurs de direction, le ministre a exposé son calendrier. Il a notamment précisé qu’à compter de la première quinzaine d’octobre, les discussions débuteront avec les représentants des sapeurs-pompiers afin d’aboutir à un bloc statutaire à la mi-2016:

  • Création d’une catégorie A+, reconnaissant les responsabilités des officiers supérieurs de SP,
  • Facilité de mobilité vers l’État et les collectivités,
  • Adaptation du processus de formation et de sélection.

Il a précisé que le volet fonctionnel de cette réforme passerait par un texte de loi.

Il a en outre remercié le président de l’ADF, Dominique Bussereau, d’avoir accepté l’idée « d’une co-nomination par le préfet et les présidents de SDIS des emplois supérieurs de direction ». « C’est un progrès considérable » a-t-il noté.

Relance enclenchée du volontariat - Le ministre s’est par ailleurs félicité que le nombre de pompiers volontaires (qui représentent 80% des pompiers en France) soit reparti à la hausse alors qu’il n’avait cessé de baisser de 2004 à 2014, avec 15.000 pompiers en moins sur dix ans. « Depuis 2004 nous assistions à une érosion continue des volontaires. Pour la première fois depuis plus de dix ans, c’est 1.442 sapeurs pompiers volontaires supplémentaires que vous aurez parmi vous et cela ne doit rien au hasard », a déclaré le ministre.
Pour le ministre, ce succès s’explique par la mise en œuvre effective de l’ambition présidentielle et du plan de 25 mesures qui avait été adopté en 2013. Il a cité notamment la convention pour aider les volontaires à trouver des logements sociaux près des casernes et les conventions signées avec la SNCF, l’Éducation nationale ou encore avec l’Association des maires de France, pour faciliter la vie de leurs employés qui sont pompiers volontaires.
Des initiatives seront prises prochainement au sein du Conseil national des sapeurs-pompiers volontaires pour que les volontaires participent mieux à la gouvernance des pompiers dans les Services départemental d’incendie et de secours (Sdis), a-t-il également annoncé.

Enfin, concernant le sujet de plate-formes d’appels uniques, Bernard Cazeneuve a annoncé le lancement d’une expérimentation (hors Paris) de plate-forme 17-18 en 2016. Il répondait ainsi à la demande d’Eric Faure, qui, quelques minutes plus tôt déclarait : « face aux enjeux technologiques, aux attentes de la population, aux menaces et bien sûr, à la contrainte économique, notre pays n’a plus les moyens de conserver une centaine de centres de traitement des appels 18, une centaine de centres 15, et près de 300 pour le 17 de la police et celui de la gendarmerie. Il n’y a plus à hésiter : faisons du 112, le numéro européen, l’unique numéro d’appel d’urgence ! »

Même volonté concernant la politique de sécurité routière, « dont les pompiers sont aujourd’hui étrangement absents, alors qu’ils sont très directement concernés » avait préalablement relevé le colonel Faure. Le ministre a en effet indiqué qu’un partenariat allait être mis en place avec la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières (DSCR).

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  1. 1. Misterjack 01/10/2015, 09h52

    Il faudrait peut-être arrêter de taper sur les fonctionnaires qui pour une grande majorité font très bien leur travail pour un salaire qui n'est plus revalorisé depuis 2010. Ne devrait-on pas plutôt se demander quel est le coût des larges indemnités de l'ensemble des hommes et femmes politiques sur les finances publiques? Curieusement personne (journalistes y compris) ne pose cette question dérangeante. CQFD

  2. 2. Henri Tanson 29/09/2015, 18h28

    Encore des fonctionnaires: ça coûte bien trop cher à la société et on pourrait les remplacer par des services privés, non ?
    En plus, y'a plus de sous, alors...
    Les pompiers volontaires en hausse, ça permet de supprimer des postes de fonctionnaires et ça pourrait être le but poursuivi, non ?
    Et puisque que nous sommes dans l'Union européenne, et que c'est elle qui décide de tout ce qui est lié à l'économie chez nous, en France, il faut bien comprendre qu'elle a décidé depuis longtemps de réduire au maximum l'importance du Service public.
    Nous l'expliquons par la baisse des moyens financiers de l'Etat, l'austérité, les économies alors que ce n'est pas la vraie raison...
    Croit qui veut.
    Cazeneuve peut dire ce qu'il veut, cela fait bien longtemps que nos "dirigeants" ne décident plus de rien, lui comme les autres. Mais ils ne le reconnaîtront jamais, bien sûr: pas si stupides ! Ils tiennent à leurs émoluments...
    Dommage pour la France.

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