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Congrès des sapeurs-pompiers

Financement des SDIS : Dominique Bussereau prône davantage de mutualisations

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

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Pompiers incendie © Fotolia

A l’occasion du 112ème Congrès national des sapeurs-pompiers de France, le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, a décrit les graves difficultés financières des conseils départementaux et souligné la nécessité de « trouver des solutions » pour les services d’incendie et de secours.

 

S’exprimant pour la première fois devant le Congrès des sapeurs-pompiers en tant que président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau a dressé le 25 septembre à Agen un tableau noir des finances départementales, appelant les acteurs locaux « à trouver des solutions » pour « faire des économies et sauver des carrières ».
« Sur le plan budgétaire, 10 départements ne franchiront pas la fin de l’année, 30 ne dépasseront pas 2016, et entre 60 et 70 ne dépasseront pas 2017 » a-t-il lancé devant un parterre d’officiers de sapeurs-pompiers. En cause : la baisse des dotations de l’Etat mais aussi l’envol des allocations individuelles de solidarité (RSA et APA).

Dans ce contexte de graves difficultés budgétaires, Dominique Bussereau a souligné l’intérêt économique de la mutualisation. Mutualisation entre le SDIS et le conseil départemental sur les moyens de fonctionnement (formation, équipements…) mais aussi entre SDIS directement par le biais du partage de moyens opérationnels, d’équipements, de formations, d’outils d’alerte…

A ce sujet, il a annoncé que l’ADF allait lancer une enquête pour que les effets des mutualisations puissent être objectivement analysés.

Évoquant la gouvernance de la sécurité civile, il a pointé les nombreuses incertitudes soulevées par la réforme territoriale :

Par expérience, je vous le dis : il y en a pour 5 ans avant que la nouvelle organisation territoriale fonctionne correctement. »

Il a par ailleurs évoqué la nécessité d’améliorer l’application du référentiel sur le secours à personne et est revenu sur l’importance du volontariat.

A lire aussi Sapeurs-pompiers : stabilité budgétaire et hausse du volontariat en 2014

Instauration d’une « réserve ministérielle »

Proposition originale, il s’est dit favorable à l’instauration d’une « réserve ministérielle ». « La machine à secourir les Français est formidable. La difficulté, c’est ce qui se passe après, quand il faut reconstruire », a-t-il expliqué. Et de proposer un « dispositif de renfort auprès du préfet » qui pourrait réunir des ingénieurs de l’Etat expérimentés, des hauts fonctionnaires à la retraite et toutes sortes d’experts pouvant être mobilisés localement rapidement selon la nature des problèmes à résoudre.

Juste avant Dominique Bussereau, le colonel Eric Faure, président réélu de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, a pris la parole pour livrer son point de vue sur les grands chantiers en cours.

Chantre de la compétence partagée, il a affirmé « le besoin de voir la gouvernance de la politique de sécurité civile évoluer dans un sens plus équilibré et partenarial entre les départements, le bloc communal / intercommunal et l’État ». Il s’est d’ailleurs réjoui du « progrès que constitue la création d’un comité des financeurs entre le ministère de l’Intérieur, le président de l’AMF et le président de l’ADF ».

Rappelant que « les SDIS démontrent une maîtrise exemplaire de leurs dépenses, stabilisées depuis 2011 », il a souligné la nécessité « de repenser leur organisation, optimiser leurs moyens, développer des coopérations et les mutualisations. A commencer par une meilleure maîtrise des missions de secours d’urgence aux personnes, désormais les plus nombreuses. »

Le président de la « Fédé » a lui aussi plaidé en faveur des logiques de coopération et des mutualisations, qui « doivent aussi être encouragées au niveau national dans un cadre plus large, interservices et probablement interministériel, entre les acteurs de l’urgence, qu’ils relèvent de l’Etat, des collectivités locales ou des hôpitaux. »

A lire aussi SDIS, sécurité civile : « un gros chantier d’acculturation » pour les nouveaux élus

Relance du volontariat

Eric Faure a également rappelé la nécessaire relance du volontariat, fustigeant au passage « la remise en cause des centres de secours jugés non rentables ». Il a également défendu la prestation de fidélisation et de reconnaissance des sapeurs-pompiers volontaires et s’est dit prêt à « en corriger les faiblesses dans le cadre d’un travail collectif et d’un réel dialogue avec les élus ».

Enfin, s’agissant de la réforme en cours de l’encadrement supérieur des SDIS, il a souhaité qu’elle crée « les conditions réglementaires permettant de favoriser la mobilité et les passerelles tant vers l’Etat que vers les collectivités locales ».

Eric Faure, président réélu
Agé de 54 ans, le colonel Eric Faure a été réélu le 25 septembre à la tête de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Il était le seul candidat à se présenter. Eric Faure, dont c’est le troisième mandat, avait succédé en 2011 à Richard Vignon.

 

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  1. 1. Stan 28/09/2015, 20h57

    S'agissant de la parfaite gestion des SDIS Eric FAURE fait de la politique politicienne, les dépenses de fonctionnement ont explosé et l'absence d'anticipation sur les directives européennes entraine des surcoûts insupportables.
    Le plus intéressant est de comprendre dans "s’agissant de la réforme en cours de l’encadrement supérieur des SDIS" l'ambition pour les colonels pompiers de devenir Préfet comme Vignon alors totalement asservi au Président SARKOZY ce que Maxime Tandonnet décrit avec simplicité dans son dernier Livre. Ils se rêvent en Préfet avec un DUT Hygiène et sécurité, belle preuve que l'intérêt général n'a pas sa place face à l'ambition personnelle.

  2. 2. patcl 26/09/2015, 09h17

    pour des économie remettons l'imagination au coeur de la gouvernance avec un zeste de bon sens

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