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Chronique

La République selon Philippe Saurel

Publié le • Par • dans : Régions

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Philippe-Saurel-UNE © Dinkley Wikimedia common

Dans un ouvrage intitulé « Réparer la République », le maire divers gauche de Montpellier, Philippe Saurel, expose les principes de la « démarche citoyenne » qu’il a expérimentée sur le territoire métropolitain. Et qu’il tente aujourd’hui d’élargir en briguant la tête de la future région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

 

Depuis juillet, Philippe Saurel, maire divers gauche de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, arpente le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées pour constituer les treize listes départementales qu’il espère présenter à l’élection régionale des 6 et 13 décembre sous l’étiquette « Citoyens du Midi ».

Tâche délicate : les 184 candidats doivent être issus de la société civile ou, comme lui, en rupture de ban avec leur parti.

Si Philippe Saurel, qui avait promis aux Montpelliérains « un maire à plein temps », s’engage ainsi dans le combat régional, c’est, dit-il, pour défendre Montpellier et le Languedoc-Roussillon au sein de la future grande région.

« Le gouvernement ayant choisi Toulouse comme capitale régionale, explique-t-il, la seule manière de rétablir un équilibre territorial, c’est que le président de la nouvelle région soit issu du Languedoc-Roussillon. Or je constate que les listes soutenues par les partis constitués ont toutes pour chef de file une personnalité originaire de Midi-Pyrénées ».

 

Lire aussi : L’Etat choisit ses capitales régionales, et redéploie ses services dans les territoires

 

S’il entend défendre l’équilibre territorial, Philippe Saurel veut également tenter de reproduire à l’échelle régionale la démarche citoyenne qui lui a permis de conquérir la ville de Montpellier en mars 2014. Démarche qui a permis également de transformer sans heurt l’agglomération en métropole puis, en mars 2015, d’installer huit élus (sur dix candidats présentés) au sein la nouvelle assemblée départementale de l’Hérault.

« Le modèle expérimenté à Montpellier est une alternative citoyenne, explique-t-il. C’est le seul schéma qui apporte un peu d’air frais à la politique et c’est celui qui résiste le mieux au Front national. »

Les deux Républiques

Ce « modèle », le maire de Montpellier en a esquissé les principes dans un petit ouvrage intitulé « Réparer la République » (Editions Privat – juin 2015). Face à des partis traditionnels « à bout de souffle », l’élu y expose la nécessité de « réintégrer les citoyens au cœur du processus démocratique. »

La république qu’il appelle de ses vœux suppose un Etat fort. « L’aménagement du territoire, écrit Saurel, doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : une compétence régalienne de l’Etat ».

A l’autre bout de la chaîne, c’est aux élus locaux qu’il incombe de faire vivre la démocratie au quotidien.

« Au fond, il y a deux Républiques qui se regardent, écrit Philippe Saurel. Tout d’abord la République des communes, des intercommunalités et des conseils départementaux (…). Cette foule d’élus locaux constitue pour notre pays le terreau fertile de la République (…). L’autre République, que j’appelle la République d’en haut, c’est celle des ministres (…). Avec plus ou moins de bonheur, elle fonctionne. Mais c’est entre les deux que les choses se compliquent : nombreux sont les députés “hors sol” car élus à la suite du président de la République de façon mécanique, sans véritable ancrage territorial (…). Des conseillers régionaux sont souvent recyclés pour telle ou telle raison sur des listes dont on ne connaît, dans le meilleur des cas, que la tête de liste et la couleur politique” (…). Il y a là un grand déficit démocratique qui contribue à éloigner la politique du citoyen et qui nuit terriblement à l’image de la politique en général. C’est la République du milieu qu’il faut rediscuter et très certainement réformer ».

« Un maire = une voix »

Philippe Saurel s’appuie sur l’exemple montpelliérain pour montrer comment donner corps à cette « république d’en bas ». Notamment lorsqu’il a fallu faire accepter aux 31 maires de l’agglomération de Montpellier le passage au statut de métropole.

« Une fois leur ville transformée en métropole, les maires craignent de perdre de fait leurs compétences en termes d’urbanisme et d’aménagement de l’espace public, écrit-il (…). J’ai proposé la création d’un document spécifique garantissant la primauté des communes dans les choix en matière d’urbanisme et d’espace public (…). J’ai également modifié la gouvernance de la métropole par la création de la “conférence des maires”, groupe formé par les 31 édiles sur le principe “un maire égale une voix”. »

La démarche s’adresse aussi au citoyen, qui aspire, dit-il, à « devenir coproducteur de la décision ». « Le tirage au sort des citoyens qui siégeront dans les sept conseils de quartier de Montpellier, ou encore des réunions publiques autour des projets, sont des exemples de ce que peut être la démocratie participative (…). Avec le tirage au sort, le risque de corruption s’atténue et l’attention au bien commun se renforce ».

« Il est temps, conclut Philippe Saurel, d’impulser de nouveaux projets et de répondre enfin à la seule question qui vaille : Quel est l’intérêt des citoyens ? »

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  1. 1. cassiusdemontpeul 09/02/2016, 23h25

    je suis tombé sur sur un superbe documentaires sur les tramways actuels de montpellier"montpellier3m.fr/sites/default/files/mag/pdf/H293.pdf".Mr.SAUREL lui, refuse obstinément de faire la 5ème ligne de tram( alors qu'il ne sait même pas qu'elle s'autofinance avec 60 000 passagers /jour et les .0.28€ d'amortissement de la L5 -180 M€/30 ans /60000*360= 0,28€ compris dans le PU du billet !) pour parachever le réseau des 4 premières lignes et pour la seule raison ( non avouée car tellement indigne du maire de la 8ème ville de France ) que son adversaire politique Moure à l'élection Municipale avait dit en 2012 que la ligne 5 du Tram serait terminée en 2017 ! Pitoyable pour un minable qui a trouvé le moyen de dire alors qu'il est contre la réalisation de la ligne 5 du tram :"vous n'avez qu'à marcher à pied ou en vélo !"Avec un pèlerin de cette espèce , on n'est pas fauché !".

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