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Fonction publique territoriale

« Accompagner le changement, c’est notre rôle » – Sophie Loiselet, présidente de l’ANDRHDT

Publié le • Par • dans : Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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L’Association nationale des DRH des territoires (ANDRHDT) organise les 24 et 25 septembre 2015 à Pau son colloque annuel qui a pour thème : "Nouvelle organisation territoriale : entre sens et opportunité". Sa présidente, Sophie Loiselet, également DRH de Brest métropole, présente cette manifestation et expose pour "La Gazette" les enjeux actuels des directeurs des ressources humaines.

 

Pourquoi avoir choisi d’intituler votre colloque des 24 et 25 septembre à Pau « Nouvelle organisation territoriale : entre sens et opportunité » ?

Notre association compte des DRH de collectivités de types et de tailles très diverses. Nous ne sommes pas tous impactés par la nouvelle organisation territoriale. Mais certains de nos collègues directeurs des ressources humaines ont été malmenés récemment ou nous font part de leur inquiétude face à de grands bouleversements à venir. Accompagner ces changements, être en capacité d’expliquer le sens de cette nouvelle organisation territoriale, ce qu’elle va changer pour les agents, etc., est le rôle des DRH. Il s’agit également d’y voir des opportunités. Le DRH est aussi là pour essayer de mettre de tels changements en dynamique, plutôt que d’être dans la passivité.

Mettre les changements comme la nouvelle organisation territoriale en dynamique, plutôt que d’être dans la passivité

Vous parlez de « dynamique » à insuffler par rapport à des changements politiques ?

En qualité de DRH, c’est notre job. De nombreux collègues ont connu des mobilités récentes, notamment des « jeunes » dans le métier, qui expriment leur inquiétude. Mais notre association va bientôt fêter ses 25 ans. Nous avons la chance de compter des DRH qui ont déjà connu des bouleversements, des transferts, etc., qui ont accompagné des changements. Notre objectif est de mettre à profit les enseignements que nous avons pu tirer de ces expériences à destination de nos « jeunes » confrères. Il ne faut pas avoir peur de se saisir de tels sujets ; mais encore faut-il en saisir le sens. Tous les DRH sont concernés. Et nous avons besoin de tout le monde.

Au programme du colloque figurent aussi des échanges d’expériences sur la mutualisation, qui constitue un sujet central aujourd’hui…

Un certain nombre de collectivités n’ont pas attendu la nouvelle organisation territoriale pour travailler à des mutualisations. A Brest métropole océane, nous ne comptons plus qu’une seule direction mutualisée, par exemple. Avec cette table ronde, l’objectif est de prendre appui sur la manière dont certaines collectivités se sont organisées. Le choix d’effectuer un transfert de compétences sans ou avec transfert d’agents change tout. La loi « Notre » pose de grands principes, à chaque employeur, ensuite, de s’en emparer. Selon que la collectivité qui reçoit la compétence veut ou non gérer également les agents, l’impact en matière de ressources humaines ne sera pas du tout le même.

La loi « Notre » pose de grands principes, à chaque employeur, ensuite, de s’en emparer

L’impact de la mutualisation n’est donc pas le même pour tous les agents ?

La question des mutualisations ne se joue pas de la même façon pour tous. Par exemple, celui qui exploite les routes ne changera pas de métier selon que son employeur est le département ou la métropole. Seules ses conditions d’exercice peuvent être modifiées (il peut être amené à travailler dans un autre lieu, au sein d’une équipe plus grande, etc.).

En revanche, en cas de regroupement, certains agents, exerçant des fonctions support notamment (finances, RH, informatique, etc.), connaîtront des changements importants. Tout dépend des choix politiques. C’est pourquoi le DRH doit être proche de la direction générale, afin de bien comprendre comment la collectivité s’empare du changement et examiner qui est impacté.

Vous aborderez aussi l’innovation dans le management. Un DRH doit-il se montrer innovant en la matière ?

On peut toujours s’inspirer des expériences des autres. Même du privé. La transposition directe dans le public n’est pas possible, mais on peut toujours en tirer un certain nombre d’enseignements. Nous avons notamment invité à Pau des sportifs de haut niveau pour nous parler de reconversions professionnelles ; ils peuvent nous délivrer des grands messages.
Nous écouterons également le professeur Carrasus, directeur de la chaire Optima (Observatoire du pilotage et de l’innovation managériale locale).

Les DRH devront donc se pencher davantage sur la question des reconversions professionnelles dans les temps à venir selon vous ?

En tant que DRH, nous serons peut-être sollicités sur les fonctions support par exemple, ou pour des agents dont les missions vont être quelque peu reconfigurées. Tous les DRH doivent se sentir concernés. Ils peuvent être en appui sur ces sujets, auprès de la direction générale et des élus. Un DRH se doit d’avoir une vision la plus éclairée possible.

Qu’en est-il du projet de refonte du site internet de l’association ?

Ce projet faisait partie de mes engagements lors de mon élection en 2013. Un cahier des charges a été établi, pour rendre le site plus facile d’accès, plus vivant, plus représentatif de la vie de l’association. Nous présenterons la nouvelle maquette à Pau, ainsi que quelques propositions de nouveau logo. Le nouveau site devrait être lancé d’ici à la fin de l’année.

Avoir une ouverture d’esprit la plus grande possible, et être le plus à l’aise possible dans notre job, en puisant dans les expériences des autres

Quelles sont les autres évolutions à venir pour l’ANDRHDT ?

Nous comptons aujourd’hui 233 adhérents, dont 23 intercommunalités, 80 communes, 55 départements, et 75 autres adhérents (qui exercent dans des services départementaux d’incendie et de secours, des centres de gestion, au CNFPT, ou dans des conseils régionaux). Le nombre de DRH de communes et d’intercommunalités est en augmentation. C’est désormais le collège le plus représentatif, quand l’ANDRHDT a été initialement créée par des DRH de départements. Nous allons proposer en conséquence de modifier les statuts de l’association, afin que ce collège puisse également candidater à la présidence, qui ne serait donc plus dévolue à un DRH de conseil départemental.

Pour conclure, ce qui nous guide, c’est d’avoir une ouverture d’esprit la plus grande possible, et d’être le plus à l’aise possible dans notre job, en puisant dans les expériences des autres. L’exercice du métier dépend aussi du rôle donné au DRH dans la collectivité, qui peut être différent selon les choix politiques. Certains sont très proches de la direction générale, d’autres ont un rôle davantage opérationnel.

L’exercice du métier dépend aussi du rôle donné au DRH dans la collectivité, qui peut être différent selon les choix

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