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Baisse des dotations

Fronde des maires : l’AMF veut transformer l’essai

Publié le • Par • dans : A la une, A la Une finances, Actualité Club finances, France

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© D.R.

Après la grande mobilisation du 19 septembre, l’Association des maires de France entend multiplier les initiatives contre la baisse des dotations. Le congrès des maires des 16, 17 et 18 novembre prochains s’annonce houleux. Reportages, au coeur d'un mouvement inédit.

 

Des dizaines de milliers d’élus municipaux dans la rue pour sensibiliser les citoyens : la fronde contre la Raymond Poulidor et des élus de l’Allier. Crédit Pablo Aiquel.[/caption]

Une question de rythme

« La brutalité du mécanisme et l’ampleur des sommes placent tout le monde dans une situation délicate », assure le sénateur-maire de la ville thermale. « D’autant plus pour des villes comme Vichy, où les dotations de l’Etat représentent une part plus importante que pour d’autres communes. Ici c’est un million de moins chaque année, pendant trois ans. Ça nous obligerait à faire des choix drastiques, alors qu’à la CA Vichy val d’Allier (qu’il préside, NDLR), et à la ville, nous avons déjà baissé les subventions aux associations et clubs sportifs. »

« La contestation n’est pas sur le fait de participer à l’effort, mais trois ans c’est trop peu de temps. Quand on regarde la dette, les communes n’en détiennent que 4 %, on nous demande d’en prendre 25 %. Ça ne va pas, il faut renégocier », constate pour sa part Bruno Rojouan, maire de Villefranche-d’Allier et président d’interco.

Les préfets en embuscade

Les élus ne sont pas, loin de là, unanimes. « Nous, on a trouvé la parade ! » assure Patrick Kraemer, champion du contre-la-montre en catégorie 6 (60-64 ans) et conseiller municipal de La Walck (Bas-Rhin) « Nous avons une petite com’com de 8 communes, 8 500 habitants. Avec la loi Notre qui arrive, nous avons décidé de fusionner en commune nouvelle. Nous éviterons ainsi la baisse de 30 % et nous gagnons un bonus de 5 % supplémentaires », assure l’ancien maire-adjoint. Au moins quatre communes deviendront probablement la commune nouvelle du Val de Moder, « les quatre autres hésitent encore », ajoute-t-il.

D’autres sont moins optimistes. « ‘Faites très attention’, me dit le préfet, ‘votre commune est en difficulté financière’. ‘Comment voulez-vous que je fasse, si vous me baissez les dotations !’, lui réponds-je. C’est plus facile, assis sur une chaise à la préfecture que sur le terrain. Il y a trop d’énarques, à mon avis… », se plaint Léon Levasseur, champion de France du contre-la-montre en catégorie 7 (65-69 ans), maire de Cailly (750 hab. Seine-Maritime), dont l’intercommunalité va fusionner avec une voisine. « Heureusement on va se marier avec une communauté avec laquelle on s’entend bien. Mais je souhaiterais que les solutions ne viennent pas toujours d’en haut. En principe on ne se marie que si l’on est amoureux… »

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Soutien citoyen

Mais la population adhère-t-elle à la grogne des maires ? « Une partie de l’opinion pense que nous sommes des dépensiers, pour quelques affaires de maires véreux ou mauvais gestionnaires, certains nous mettent tous dans le même sac. Il y a des gens qui n’ont pas souhaité signer car ils sont d’accord, ils nous disent que tout le monde doit se serrer la ceinture », commente Bruno Rojouan.

« Vous avez du mérite, et vous avez la foi. Il y a beaucoup de contraintes : l’exigence des gens, les finances, les associations qui vous demandent des aides. Sans les associations, sans votre soutien, nos villes sont mortes ! », le console un passant cycliste montluçonnais.

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