En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV Fournisseurs du secteur public

Logo Gazette.fr

2

Commentaires

Réagir

Interview

Silence vaut acceptation : « cette réforme engendre une importante illisibilité pour les collectivités »

Publié le • Par • dans : Actu juridique, France

2

Commentaires

Réagir

Samuel-Dyens-UNE © SD

A compter du 12 novembre 2015, la réforme du « Silence vaut acceptation » s’appliquera aux collectivités. Malgré la publication le 17 septembre 2015 d'un décret concernant les exceptions relatives aux demandes des agents, celles-ci se retrouvent bien démunies face à cette révolution administrative. Samuel Dyens, président de l'Association nationale des juristes territoriaux (ANJT) revient sur une réforme « illisible ».

 

La réforme du « Silence vaut acceptation » s’appliquera le 12 novembre aux collectivités. Celles-ci sont-elles prêtes ?

Je ne veux bien sûr pas parler au nom de toutes les collectivités mais au sein de l’Association nationale des juristes territoriaux (ANJT), nous avons le sentiment que les collectivités ne sont pas conscientes que le 12 novembre va arriver très vite. La majorité d’entre elles ne sont pas prêtes, ce qui tout-à-fait normal puisque nous sommes face à une réforme qui n’a pas du tout été préparée en amont : il n’y a ni de travaux préparatoires, ni d’étude d’impact puisqu’il s’agissait d’un amendement présenté par le Gouvernement à la loi n° 2013-1005 du 12 novembre 2013 habilitant ce dernier à simplifier les relations entre l’administration et les citoyens.

Quelles conséquences à cette absence de préparation peut-on craindre ?

A partir du 12 novembre, il y aura deux principes qui seront concurrents et ce, pour un nombre égal de procédures. En effet, autant de procédures vont être soumises au principe du « silence vaut acceptation » que de procédures au principe du « silence vaut rejet », ce qui engendrera une importante illisibilité pour les collectivités, surtout pour les plus petites qui n’ont pas les ressources en interne pour s’y préparer.

Or, si cette réforme n’est pas préparée d’ici le 12 novembre, les collectivités vont être confrontées à deux cas de figure :

  • soit la demande de l’administré ne sera pas traitée et à défaut, une décision implicite sera prise ;
  • soit la collectivité décidera de rejeter systématiquement toutes les décisions de l’administré et là, le risque contentieux sera très important.

De plus, une autre difficulté, plus pratico-pratique, va se poser au-niveau de l’arrivée du courrier. Les services « courrier » qui vont être encore plus astreints à la vigilance de la réception de celui-ci vont devoir être formés afin de comprendre la procédure à suivre pour l’affecter. Or, la majorité des courriers reçus ne sont pas très explicites.

Quelles solutions sont alors à envisager ?

Une meilleure préparation en amont de la réforme aurait dû avoir lieu mais cela n’a pas été fait. Et je ne pense pas que l’adoption de circulaires qui ne feront qu’énumérer les exceptions déjà connues n’améliorera pas nécessairement l’information et la préparation les collectivités. Par contre, les préfectures auraient un rôle à jouer et pourraient aider les collectivités de manière plus opérationnelle. Mais nous savons hélas que le nombre suffisant de personnel affecté aux collectivités au sein des préfectures ne le permettra pas…

Haut de page

2

Commentaires

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

2 Commentaires

Ajouter un commentaire
  1. 1. Lexetordo 21/10/2015, 16h30

    Arrêtez de compliquer les choses simples comme vous savez si bien le faire... pour ne rien faire. la Loi est la même pour tous... enfin : Qui cela dérangerait-il sinon les magouilleurs de notes et de tableaux d'avancements, dont les exemples sont légion ?

  2. 2. pagaille en perspective 24/09/2015, 08h37

    Pas clair pour les collectivités et encore moins pour les administrés !
    Quid de la simplification tant de fois promise ?
    Une spécialité française pas près de s'éteindre...

  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.