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Prévention du terrorisme

Radicalisation : des auditeurs de l’INHESJ plaident pour plus de décentralisation

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Veille documentaire prévention-sécurité

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RapportINHESJ © INHESJ

Alors que les attentats de janvier 2015 ont provoqué une « accélération des initiatives publiques destinées à juguler la menace djihadiste », l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) publie un rapport rédigé par l’un de ses groupes d’auditeurs. Au programme : analyse des réponses préventives, étude comparée des politiques de prévention et de lutte contre la radicalisation, préconisations et propositions. Selon eux, les collectivités territoriales sont appelées à jouer un rôle central.

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Lutte contre le terrorisme : le gouvernement somme les collectivités de prévenir la radicalisation religieuse

 

Dans le cadre de sa nouvelle collection intitulée « les travaux des auditeurs », l’INHESJ publie gratuitement « Radicalisation islamiste et filières djihadistes : prévenir, détecter et traiter », un rapport d’environ soixante-dix pages rédigé par un groupe d’auditeurs de la promotion 2014/2015. Parmi eux : le député (PS) des Hauts-de-Seine, Sébastien Pietrasanta, auteur d’un récent rapport parlementaire sur la lutte contre le djihadisme mais aussi des fonctionnaires territoriaux, dont un chef de service Sécurité, Prévention et Médiation et un directeur de police municipale.

Identifiant dans le processus de radicalisation islamiste « un phénomène aux ressorts complexes – avec des causes géopolitiques mais aussi sociales  –  servi par des stratégies d’embrigadement efficaces », le groupe de diagnostic stratégique (GDS) plaide pour une réponse essentiellement préventive. A court-terme – avec la mobilisation des collectivités et de leurs partenaires non-sécuritaires pour détecter les « signaux faibles » – mais aussi à moyen-terme grâce à l’amélioration de la prise en charge des personnes radicalisées, et à plus long-terme, en repensant la place de l’islam en France et en corrigeant les « ambiguïtés » de la laïcité.

Par ailleurs, une quinzaine de pages sont consacrées aux « leçons à tirer des exemples étrangers. » Plusieurs zooms reviennent sur l’approche partenariale et décentralisée du Danemark ou de la Belgique, l’articulation entre les politiques sécuritaires et celles de prévention et de développement économique privilégiée par le Maroc ou bien encore entre l’approche algérienne mêlant programme sécuritaire et dimensions socio-économique, religieuse et éducative.

Rôle central des collectivités

Ils font quatorze propositions, allant de l’accompagnement des familles dont l’un des proches s’est radicalisé à la constitution d’un réseau de détection de signaux faibles en passant par l’offre de débouché alternatif aux volontés d’engagement que capte le « djihad » ou bien encore la valorisation des échanges entre les pays concernés par la radicalisation.

Le GDS recommande également d’impliquer davantage les collectivités territoriales dans la prévention de la radicalisation, estimant au passage que « c’est peut-être cette approche décentralisée qui a jusqu’ici fait  défaut en France. »

« En cohérence avec la loi du 5 mars 2007 qui a consacré la responsabilité centrale des maires dans le pilotage de la politique de prévention de la délinquance », l’Etat devrait, selon eux, inciter les collectivités à établir un diagnostic local de la radicalisation, à traiter le sujet lors des conseils locaux/intercommunaux de sécurité et de prévention de la délinquance, à former les éducateurs et les employés municipaux de terrain à la notion de radicalisation et au rôle qu’ils peuvent jouer, à faire figurer la prévention de la radicalisation dans les contrats de ville, etc.

 

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