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Dotations : les champs de la colère

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Les 3 milliards obtenus par les agriculteurs et l’inflexibilité affichée par l’exécutif national devraient pousser les associations d’élus à réinterroger leur stratégie…

 

Chiffres-clés

18 303 : le nombre de motions contre la baisse des dotations votées par les conseils municipaux au 18 septembre 2015.

«Le désespoir, l’humiliation, la colère, nous les entendons. Et […] nous y répondrons. » Les élus locaux qui luttent depuis plus d’un an contre la baisse des dotations, auraient bien aimé entendre de telles paroles, mais c’est aux agriculteurs que le Premier ministre les a adressées, le 3 septembre, alors que 1 500 tracteurs faisaient le blocus de Paris. Avec cette opération coup-de-poing, les agriculteurs ont obtenu 3 milliards d’euros d’aide sur trois ans. De quoi faire rêver les organisateurs de la journée d’action nationale du 19 septembre des élus locaux, qui réclament en vain depuis plus d’un an un étalonnement de la baisse des dotations de l’Etat, en valeur et dans le temps.

Glissement tactique

Si Manuel Valls a bien annoncé un plan d’aide de un milliard pour l’investissement du bloc communal, confirmé par le président de la République lors de sa dernière conférence de presse, ce dernie1r reste inflexible sur l’essentiel : « On a dit 11 milliards [d’économies] sur trois ans et les collectivités locales ne pourraient pas s’adapter ? » a-t-il ironisé. « Nous avons à faire des économies partout », a rappelé François Hollande. Il a surtout visé les représentants de « la majorité précédente » qui avait été « plus lourde dans ses annonces » de réduction des concours de l’Etat.

Ils « seront bientôt dans la rue pour dire qu’il faut maintenir ces dotations qu’ils voulaient supprimer hier », a-t-il déclaré, politisant de facto la journée nationale d’action de l’Association des maires de France présidée par François Baroin. En opérant un glissement tactique du champ financier au champ politique, le Président pousse les associations d’élus à réinterroger leur stratégie jusqu’au-boutiste, susceptible de les conduire dans une impasse. Déjà, dans certaines d’entre elles, on reconnaît un problème de communication auprès du grand public, qui comprend moins la situation des maires que celle des paysans. Pour les prochaines mobilisations, il reste encore aux associations une carte à jouer : demander à leurs adhérents agriculteurs de venir à Paris avec leurs tracteurs…

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