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Déchets alimentaires

Gaspillage alimentaire : faire des plats préparés pour ne pas gâcher la viande

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : Régions

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Bernard Perry, président de la Banque alimentaire de l'Isère et Pierre Pavy, restaurateur grenoblois,  deux des instigateurs du projet "3 étoiles solidaires". Bernard Perry, président de la Banque alimentaire de l'Isère et Pierre Pavy, restaurateur grenoblois, deux des instigateurs du projet "3 étoiles solidaires". © Banque alimentaire de l'Isère

Pour récupérer davantage de viande à redistribuer aux démunis, la banque alimentaire de l’Isère se lance dans un programme de préparation de plats cuisinés. L’objectif est d’utiliser 200kg de viande pour faire 1200 barquettes par jour.

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Cet article fait partie du dossier

Lutte contre le gaspillage alimentaire : une opération gagnante pour les collectivités

 

« C’est un projet innovant qu’on va s’efforcer de développer ailleurs », annonce Jacques Bailet, le président national des Banques alimentaires. Et pourtant, le projet grenoblois « 3 étoiles solidaires », s’il est sur les rails depuis près de trois ans, n’est toujours pas officiellement lancé ! Mais à partir du 1er octobre, la Banque alimentaire de l’Isère ne se contentera plus de ramasser, chaque matin, les denrées que lui donnent les grandes et moyennes surfaces, elle passera à la transformation de la viande pour en faire des plats préparés.

« Depuis 30 ans, tous les matins, des bénévoles font le tour pour récolter des denrées périssables : fruits, légumes, pains et viennoiseries, produits laitiers et carnés », explique Bernard Perry, le président de la Banque alimentaire de l’Isère. Ces derniers ont une durée de vie courte, avec une date limite de consommation (DLC) à 2-3 jours maximum. « Pour les redistribuer, on a des difficultés », reconnaît-il. Il faut en effet récolter la viande, la trier, et la renvoyer vers les associations qui la distribuent aux démunis : cela prend au mieux 24 heures. Impossible donc de prendre la viande avec une DLC du jour et une partie des produits récoltés est perdue entre la récolte et la distribution. « On se prive aussi de quelques fournisseurs qui pourraient donner de la viande mais à la découpe » que, jusqu’à présent, l’association n’avait pas les moyens de transformer.

Un vrai gâchis de nourriture, inacceptable pour les bénévoles de la Banque alimentaire. Un projet naît donc fin 2012 : « Avec un restaurateur, on a décidé de récupérer la viande jusqu’au jour de date limite de consommation, de la cuisiner le jour même pour en faire des plats cuisinés. » Et ainsi gagner cinq jours de consommation, le temps de redistribuer les plats.

Partenariat avec le conseil départemental

Le but est de transformer 200 kg de viande par jour pour en faire 1200 portions de plats cuisinés, 200 jours par an. Mais pour cela il faut une « installation conséquente », selon les termes du président isérois. Mi-2014, une discussion est ouverte avec le conseil départemental qui propose l’utilisation de la cuisine du collège Marc Sangnier de Seyssins, à proximité de Grenoble. Avec un passage en cuisine centrale, ces locaux sont sous-utilisés, ne servant plus qu’à réchauffer des plats préparés ailleurs. « Le conseil départemenal a proposé une étude de faisabilité pour voir s’il était possible de couper la cuisine en deux entre les besoins pour le collège et l’utilisation que nous en ferions. » Possible mais avec des travaux importants à la charge de la Banque alimentaire : « Vu la qualité de l’outil final, sur le long terme, on s’est dit “On y va !” »

Le départ sera donné le 1er octobre. “Dès le 5, on produira des plats cuisinés”. Pour préparer la viande et l’accompagnement, il va falloir des petites mains. Le restaurateur Pierre Pavy mettra à disposition des apprentis, l’Institut des Métiers et des Techniques de Grenoble (IMT) des élèves encadrés par un professeur, deux demi-journées par semaine. Enfin des bénévoles seront formés par l’ancien chef de cuisine de la ville de Grenoble. De quoi, en six mois, arriver à l’objectif des 200 kg de viande traités chaque jour.

Et après, pas question de s’arrêter à la viande. Bernard Perry pense déjà à la réalisation de confitures avec les fruits abîmés, quand le projet actuel sera rôdé. “Il y aura de la place dans la cuisine, on  pourra y réfléchir !”

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  1. 1. Isabelle Raynaud (journaliste)
    23/09/2015, 09h09

    Bonjour,
    Nous ne parlons pas dans cet article de produits mixés. Mais de faire des plats préparés pour une redistribution aux plus démunis. Des plats complets, viande + accompagnement, qui évitent ainsi de jeter des denrées. Et rien d'industriel dans tout ça puisque préparé par des apprentis et des bénévoles... Bref je vous encourage à re lire, mais en entier l'article.
    Cordialement,
    IR

  2. 2. coolseniors 23/09/2015, 08h32

    C'est un SCANDALE, un de plus. Que va-t-il se passer, vous allez faire "bouffer" au enfants et autres vieillards de la bouillie moulinée, hachée comme le font les états Unis d'Amérique. Plus besson de dents, que des ventres gras car l'industrie alimentaire va mettre n'importe quoi dans cette bouffe immonde. Une cuisse de poulet, un quartier de canard, une côtelette d'agneau, … ENTIER, qu'on la voit, qu'on la sente, qu'on la déguste AVEC nos DENTS dans un LEU accueillant, loin du bruit et des PUBS minables de cette société du TOUJOURS PLUS pour les INDUSTRIELS qui nous TUENT de plus en plus.

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