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Accueil des réfugiés

L’Etat main dans la main avec les collectivités pour l’accueil des réfugiés

Publié le • Par • dans : France

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Ce samedi 12 septembre, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ont annoncé face à 700 élus locaux les mesures d'aide mises en place pour assurer l'hébergement des 24 000 réfugiés syriens, irakiens et érythréens sur deux ans. Les collectivités oscillent entre satisfaction et mises en garde.

 

Plus de 700 élus locaux, les représentants des 50 plus grandes villes de France, et de la quasi totalité des départements avaient fait le déplacement samedi à Paris pour cette réunion de travail et d’information sur l’accueil des réfugiés en France. Le calendrier s’est en effet accéléré la semaine dernière, après l’engagement de la France d’accueillir 24 000 réfugiés sur deux ans, dans le cadre de l’accord européen conclu. Après la nomination du préfet Kleber Arhoul pour assurer la coordination entre élus et Etat, le ministre de l’Intérieur a annoncé des moyens supplémentaires pour l’accueil des populations réfugiées, répondant aux inquiétudes des associations d’élus locaux qui réclament un plan d’ensemble coordonné et des moyens à la hauteur des besoins. Une prime de 1000 euros par place sera versée aux communes créant des hébergements supplémentaires d’ici 2017. Une aide d’un montant équivalent sera également attribuée aux propriétaires publics et privés qui mobiliseront des locaux d’accueil. Une série de fiches d’information ont par ailleurs été mises à disposition pour l’information des élus, sur le site du ministère de l’Intérieur.

Selon Louis Gallois, le président de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale, 20 000 places en centres d’accueil de demandeurs d’asiles sont nécessaires, alors que les centres actuellement ouverts sont déjà surchargés. Caroline Cayeux, présidente de l’association Villes de France, estime cependant que « cette somme forfaitaire de 1000 euros ne pourra raisonnablement pas couvrir les frais que devront engager les communes pour l’ouverture de places d’accueil ».

A lire aussi Les collectivités locales en ordre dispersé pour l’accueil des réfugiés

Mobiliser les logements vacants ?

Alors que l’Union sociale pour l’habitat a appelé à ce qu’un plan d’ensemble, impliquant et coordonnant tous les partenaires soit défini et mis en œuvre, le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, présidé par Marie-Arlette Carlotti, propose la mobilisation des 77310 logements sociaux vacants pour accueillir les réfugiés. Des logements majoritairement situés en zone détendue, dans des territoires souvent touchés par une détérioration du tissu économique et social, qui ne sont pas toujours en état d’accueillir de nouveaux occupants. L’accueil de ces populations pourrait cependant être une chance pour des territoires ruraux, a fait remarquer Najat Vallaud Belkacem, la ministre de l’Education nationale, un moyen de conserver des classes menacées de fermeture en raison de la baisse de la démographie. Si la mobilisation des communes semble aujourd’hui assurée, Villes de France met en garde contre une application du schéma national d’accueil des réfugiés en cas de manque de places d’accueil. « Les maires veulent garder leur liberté de décision » d’accueillir ou non ces populations, martèle cette dernière.

Les communes n’ont cependant pas attendu la réunion de samedi pour se mobiliser. Depuis le début de l’été, elles sont nombreuses à s’être préparées, comme la commune du Vigan, dans les Cévennes, qui a voté en juin la mise à disposition de trois logements communaux pour des familles réfugiées. La commune de Pouilly-en-Auxois, en Côte d’Or, accueille quant à elle dans son ancienne gendarmerie depuis le mois de février une soixantaine de demandeurs d’asiles. Le département de la Gironde, pour coordonner les solidarités, a mis en ligne le 10 septembre une plateforme collaborative nommée solidarités-refugiés. Elle permet aux entreprises, citoyens, collectivités de soutenir l’accueil des migrants, en proposant, vêtements, denrées alimentaires, locaux,… Développée avec des outils libres, elle peut être reprise par d’autres collectivités qui le souhaiteraient.

 

 

 

 

 

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Thèmes abordés Citoyenneté et droits de l'hommeLogementLutte contre l'exclusion

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  1. 1. Prêt à accueillir 15/09/2015, 15h44

    L'Etat nous rappelle que toute "discrimination" dans le choix des candidats à l'asile sera poursuivi.
    Je suis prêt à accueillir des Réfugiés chez moi. Cependant je ne voudrai pas me retouver avec des arrivants qui me jettent dans l'étang derrière chez moi parce que je ne prie pas comme eux, comme dans l'exemple ci-dessous paru dans le Monde. J'aimerai donc pouvoir accueillir des coreligionnaires. Suis-je à même de le dire sans être considéré comme discriminant ? Après tout pour moi il s'agirait de cohabitation et je souhaite avoir de bonnes relations avec mes hôtes.
    "Quinze immigrés, dont un mineur de 17 ans à peine débarqués en Sicile, ont été arrêtés, jeudi 16 avril, par les carabiniers et conduits en prison sous l’accusation d’« homicides multiples aggravés par la haine religieuse ». Selon les témoignages des passagers de cette nouvelle odyssée, ces quinze hommes – mais il pourrait y en avoir d’autres – auraient jeté à la mer douze de leurs compagnons d’infortune à la suite d’une dispute survenue à bord. Les agresseurs sont de confession musulmane, originaires du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal ; leurs victimes étaient de foi chrétienne, venues du Ghana et du Niger.

    Eplorés, les survivants ont raconté aux associations humanitaires et aux enquêteurs la peur et la tension qui régnaient sur un canot pneumatique à moitié dégonflé contenant 105 passagers partis dimanche 16 avril d’une plage de Tripoli. Et chacun de prier son Dieu. « Ici, on n’implore qu’Allah ! », aurait lancé un migrant en français. « J’ai vu de mes yeux neuf Ghanéens et trois Nigériens être jetés à l’eau, raconte ainsi Yeboah. J’ai survécu parce qu’avec mes compagnons, nous nous sommes agrippés les uns aux autres pour résister à nos agresseurs pendant une heure. Puis un navire est arrivé pour nous secourir. »
    « Je me souviens que les musulmans disaient expressément qu’ils ne toléraient pas la présence de chrétiens nigériens et ghanéens à bord »

    « Je me souviens, a expliqué Lambert, que les musulmans disaient expressément qu’ils ne toléraient pas la présence de chrétiens nigériens et ghanéens à bord. » L’enquête coordonnée par le parquet de Palerme devra faire la lumière sur cette tragédie inédite dans le canal de Sicile. S’agissant d’homicides commis dans les eaux internationales, le ministre italien de la justice a accordé les autorisations nécessaires."

  2. 2. JOL56 15/09/2015, 06h44

    Il y a un problème tout de même. Seulement 1000 euros par migrant !
    Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exhorté ce mercredi 9 septembre 2015, les 28 Etats de l'UE à se répartir d'urgence l'accueil de 160.000 réfugiés qui attendent en Italie, Grèce, et Hongrie. L'UE prévoit pour chaque pays qui participe une aide financière de 6000 euros par réfugié pris en charge, ainsi que 500 euros pour son transport à destination.

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