En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X
Déposez votre CV Fournisseurs du secteur public

Logo Gazette.fr

 

Réagir

Accueil des migrants

Réfugiés : les clés d’une installation réussie

Publié le • Par • dans : France

0

Commentaire

Réagir

© D.R.

Alors que la France accueille, ce mercredi 9 septembre, son premier contingent de réfugiés irakiens et syriens, Jean-François Ploquin, directeur de Forum réfugiés-Cosi, spécialisée dans l'accueil des réfugiés et interlocuteur des pouvoirs publics aux plans local comme international, détaille les conditions d'une installation de qualité. Confiant, il affirme : « Nous allons travailler avec les communes volontaires, et elles sont nombreuses ! ».

 

Au vu de vos expériences passées, quels sont les principes d’un accueil réussi ?

En premier lieu, une volonté d’accueillir, en particulier de l’élu local, de son équipe municipale et de sa population. Cette volonté ne va pas de soi. Ce qui nous est étranger nous fait peur. Il y a donc un devoir d’explication, au niveau national comme local. Les associations comme la nôtre sont aussi là pour faire le lien entre les populations. En second lieu, la capacité de logements disponibles est à examiner précisément. Il y a des territoires en capacité de loger, d’autres où la question du logement est beaucoup plus tendue. Bien entendu, c’est plus simple quand on peut anticiper ces questions. Aujourd’hui, nous sommes dans une certaine urgence. Mais la France sait faire, elle a intégré des vagues successives de migrants. De plus, les services déconcentrés et les associations se préparent depuis plusieurs mois à cet accueil. Il y a ainsi eu un appel à projets pour créer des places d’hébergement supplémentaires en Centres d’accueil pour demandeurs d’asile, dédiées aux réfugiés.

A lire aussi Les collectivités locales en ordre dispersé pour l’accueil des réfugiés

 Les réfugiés nécessitent-il un accompagnement social renforcé ?

Oui, notamment sur des questions de santé, ces personnes pouvant être très ébranlées psychologiquement. Une fois installées, il faut penser à la question de leur mobilité, de la scolarisation des enfants, de l’apprentissage de la langue française. Il y a donc tout un réseau d’acteurs à activer. Fragilisées, ces personnes sont aussi pleines de ressources, elles ont une capacité de résilience impressionnante et expriment une vraie volonté d’intégration. Beaucoup, par la suite, deviennent volontaires dans des associations. Pour des communes, elles représentent une chance. Leur arrivée peut, par exemple, signifier le maintien d’une classe, voire d’une école dans une petite commune. Des élus avec lesquels nous avons mené à bien de telles installations intègrent cet accueil à leur projet de territoire.

 Comment appréciez-vous l’organisation qui se met actuellement en place ?

On entend des discours que l’on préfèrerait ne pas entendre, par exemple sur la sélection des migrants, mais nous connaissons des communes volontaires et nous allons travailler à leurs côtés. Environ 30 000 personnes à répartir, c’est tout à fait faisable, ça ne représente qu’une centaine par département. Aujourd’hui, nous attendons de connaître les moyens financiers qui seront alloués par l’Etat. Les réunions à venir entre les communes volontaires et l’Etat seront décisives. La question de l’articulation et du dialogue entre l’échelon local et national est prépondérante.

Les communes volontaristes déjà sur le pont

Avant la grande réunion des maires au ministère de l’Intérieur prévue samedi 12 septembre, les communes déjà engagées étaient reçues par Bernard Cazeneuve, ainsi que les associations spécialisées dans l’accueil de migrants, dès ce mercredi 9 septembre. Le même jour, l’Association des maires des grandes villes de France, présidée par Jean-Luc Moudenc, a réuni ses membres afin d’élaborer une position commune : « Nous, Maires de grandes villes et Présidents d’intercommunalités, souhaitons prendre notre juste part à l’accueil des réfugiés sans distinction d’origine ou de religion. Nous le ferons dans le cadre d’un plan national, cohérent avec les orientations européennes, qu’il revient à l’Etat d’élaborer et de coordonner », explique le communiqué. Pour André Rossinot, secrétaire général de l’AMGVF et président de la communauté urbaine du Grand Nancy , « la méthode adoptée par le Gouvernement, avec un inventaire des places, des besoins et un travail commun avec les communes, est la bonne. Il va falloir coordonner les efforts associatifs, individuels, publics, c’est un mouvement qui peut contribuer à modifier le regard sur ces populations ».

Le 12 septembre, Bernard Cazeneuve devrait présenter aux élus un « kit » précisant « les objectifs, les procédures, les moyens qui permettent à chacun de s’associer à cet élan humanitaire en étant pleinement informé des dispositifs dont il pourra bénéficier ». Le ministre de l’Intérieur a également annoncé la nomination de Kléber Arhoul, préfet, comme Coordinateur national des initiatives locales. Il sera « l’interlocuteur de référence des élus et des préfets sur la question de l’accueil des réfugiés ».

Haut de page

0

Commentaire

Réagir
Publicité
Publicité

Télécharger
l'appli!

En savoir plus

Formations d’experts

0 Commentaire

Ajouter un commentaire
  1. Ajouter un commentaire

      Votre e-mail ne sera pas visible

    Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - 17, rue d'Uzès 75018 Paris cedex 02 ou en cliquant ici.