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Négociations dans la fonction publique

Rémunérations : « Si le projet n’est pas accepté par la majorité des syndicats, nous le retirerons complètement »

Publié le • Mis à jour le • Par • dans : A la une, A la une emploi, A la Une RH, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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Marylise Lebranchu, Ministre de la Decentralisation et de la Fonction publique. © VALERIO VINCENZO

Avec un accord "PPCR" (parcours professionnels, carrières et rémunérations) mal engagé, la rentrée n'est pas simple pour la ministre de la Décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu, qui plaide en faveur du seul texte sur les salaires des fonctionnaires du quinquennat.

 

Le statut de la fonction publique n’est-il pas un frein pour les maires qui, avec la baisse des dotations, cherchent à réduire leurs dépenses de personnel ?

Certains maires de droite aimeraient mieux ne plus avoir de fonctionnaires du tout. Ils oublient que l’intérim est cher et qu’il ne fonctionne pas dans tous les secteurs. Pour le personnel de la petite enfance, il faut une qualification… Notre gouvernement est très attaché au statut de la fonction publique, qui constitue une garantie pour le citoyen en termes de qualité du service rendu. J’ajoute que l’accès à la fonction publique repose sur le concours qui interdit le recrutement par « voisinage », comme on dit chez moi.

Plus des deux tiers des agents territoriaux sont, pourtant, recrutés hors-concours…

C’est exactement pourquoi nous demandons, dans le cadre du projet de loi « Déontologie », qu’une personnalité extérieure à la commune fasse systématiquement partie du jury chargé de recruter de nouveaux agents.

Où en sont les négociations avec les syndicats sur la revalorisation du traitement des fonctionnaires ?

Les organisations syndicales ont jusqu’à la fin du mois de septembre pour signer ou non l’accord que nous leur proposons. Il consiste à revoir toutes les grilles de la fonction publique pour rendre les carrières plus intéressantes pour les agents, qui plafonnent souvent au bout de 18 à 25 ans. Avec notre projet, les carrières seront plus longues mais plus attractives. Plutôt que de revoir le point d’indice, nous faisons ce choix-là car il est le plus juste.

Quelles seront les conséquences pour les agents ?

Si l’on avait décidé d’augmenter le point d’indice, un agent de propreté, qui gagnera 31 € de plus par mois avec notre proposition, n’aurait gagné que 14 € de plus par mois. Idem pour un professeur, qui gagnera 74 € de plus par mois avec notre réforme, alors que le point d’indice n’aurait augmenté sa rémunération mensuelle que de 16 €.
Si le projet n’est pas accepté par la majorité des organisations syndicales, nous le retirerons complètement, ce qui serait très dommage à mon avis…

Les syndicats contestent l’échéance, lointaine, de 2020 pour les revalorisations des grilles indiciaires…

Il nous faut procéder par étapes car, malgré la meilleure situation économique, nous n’avons pas encore la manne financière pour agir tout de suite. Mais il y a aussi un autre avantage à fixer une date postérieure à la fin du quinquennat : si l’accord est signé, il constituera la parole de l’Etat. Cela signifie que ces mesures seront mises en vigueur, quel que soit le résultat des élections. Elles marqueront le début d’une spirale plus positive.

Qu’entendez-vous par là ?

Avec le gel du point d’indice depuis 2010, les fonctionnaires ont participé à hauteur de 7 milliards d’euros à la baisse de la dépense publique. Le mouvement doit maintenant s’inverser. C’est une réforme de justice qu’il faut mettre en œuvre : les grilles indiciaires doivent être revues à la hausse pour atténuer la multiplication des régimes indemnitaires, notamment dans les collectivités, qui représentent jusqu’à un tiers de la rémunération totale et qui ne sont pas pris en compte dans le calcul des retraites. Enfin, je l’ai annoncé aux organisations syndicales en juillet, nous prévoyons un rendez-vous salarial au printemps.

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  1. 1. devenir 17/09/2015, 20h38

    Les agents de maitrise et agents de maitrise principaux sont encore une fois de plus les oubliés du protocole PPCR.
    Aucun des syndicats ne se pose la question sur leurs devenir...
    Pourtant ils sont là et bien là à encadrés des agents mieux payés que leur supérieur hiérachique..
    Chercher l'erreur!!!

  2. 2. ssrw38 14/09/2015, 09h22

    On ne parle toujours pas des salaires (et retraites) des ministres. Ni des ENORMES avantages des Députés et autres Sénateurs cumulards de mandats.... Pourtant ils font bien carrière dans la politique ! Ils devraient donc se soumettre au même régime de rigueur par correction et conscience personnelle.

  3. 3. ninin77 13/09/2015, 20h57

    Je suis contre le fait de continuer à geler nos salaires alors que le pouvoir d'achat augmente à grande échelle , " c'était travailler plus pour gagné plus " , mais plus rien .

  4. 4. romain 12/09/2015, 19h55

    madame la ministre a la memoire courte, les accords salariaux n'engagent que ceux qui y croient....
    en 1983 les accords salariaux signés avec le gouvernement Mauroy ont été mis a la poubelle au nom de ce que le PS appelait la rigueur...
    il sera rappelé que ces accords n'ont aucune valeur juridique

  5. 5. Steph 11/09/2015, 23h41

    UN mensonge de plus dans un pays bâti sur le mensonge. Grosso modo en y regardant de plus près il s'agit de trouver un prétexte non plus pour ne pas aligner les salaires sur l'inflation (chose acquise depuis environ 2007 dans les faits) mais pour freiner le peu d'automatisme d'avancement qui demeurait encore dans les échelons. En augmentant de manière ridicule (on parle de 60 à 140 euros) les primo-entrants (les jeunes pour qui l'attractivité du service public n'existe plus) et les partants (proches de la retraite qui se sont sucrés toute leur carrière et qui de surcroît sont aux manettes des syndicats pour voter cet arrangement). Rappelons-nous des bonus de plusieurs milliers d'euros dans la finance du privé par exemple en comparaison de cette dizaine d'euros. Enfin le gros de la masse du milieu (entre 5 et 18 ans de carrière) ne bénéficiera de rien à son détriment rajoutant l'insulte à l'injure en attendant plus longtemps le passage à l'échelon supérieur.

  6. 6. MorbihanFM 11/09/2015, 22h40

    Sur le terrain,
    le gel du point et les restructurations des postes ou la révision des régimes indemnitaires ne font qu'aggraver la précarité en première ligne les femmes qui sont souvent dans le sanitaires et sociales.Ce sont des compétences qui coutent chères aux collectivités et qu'ils sont prêts à vendre au privé. En tant que syndicaliste, je vois tous les jours des agents en souffrance faute, au management, l'incompréhension de cette nouvelle fonction publique ou épuisé par le travail. La révision des grilles indiciaires devient une urgence pour tous les agents de la catégorie c. peut on attendre jusqu'en 2020? Peut-on prévoir un échéancier pour éviter cette précarité? les questions restent en suspens

  7. 7. Avenir 11/09/2015, 21h33

    Les agents de maîtrise et agents de maîtrise principaux sont les plus exploités de la fonction publique territorial vu leurs missions d'encadrement ils mériteraient de passer en catégorie B , ils sont moins bien payé que certains agent qu'ils encadrent.
    Aucun des syndicats n'est en mesure de dire si l'accord est signé ,comment ils vont êtres reclassés dans les nouvelles grilles,faut-il croire que ce cadre d'emploi est une verrue de la fonction publique territorial.

  8. 8. audace 11/09/2015, 12h13

    Quant aux primes, leur intégration dans l'indice implique l'explosion en vol de la hierarchie des emplois!! Comment va t'elle s'en sortir? Le refus des syndicats les plus durs lui donnera un prétexte d'immobilisme !!

  9. 9. Pitchoune13 11/09/2015, 11h37

    Le recrutement par concours doit impérativement être maintenu dans la fonction publique ! C'est l'assurance pour les citoyens d'avoir des agents formés, compétents, capables de mettre en œuvre les politiques publiques des élus quels que soient leurs couleurs politiques.

    Supprimer le recrutement par concours, c'est ouvrir la voie de la corruption, c'est laisser des personnes accéder à des responsabilités sans qu'ils en aient les compétences, juste par 'voisinage'.

    Nous le constatons déjà malheureusement dans la plupart des collectivités : recrutement d'un cousin, placement d'un fils ou d'une fille...etc.

    Outre la question de la compétence (qui n'est quand même pas négligeable !!!), c'est aussi la question de la vie du service qui est mis en branle...

    Encore une fois, il est de la responsabilité des cadres et directeurs de militer pour préserver ces compétences, la formation de leurs agents...et de ne pas accepter la pression de nos élus qui bien souvent n'ont pas la même vision des choses et avance dans une visée carriériste, au risque d’oublier quelques peu le bien publique !

  10. 10. Philippe LAURENT 11/09/2015, 10h14

    Gardons-nous de toute vision dogmatique s'agissant de la fonction publique en France. D'abord, ce ne serait pas convenable à l'égard des agents publics qui, pour leur immense majorité, font leur travail avec compétence et engagement, et la préoccupation de bien servir la collectivité (oui, ça existe, et bien plus que ne le laissent entendre certains rapports et articles de presse). Et puis, les élus devraient réfléchir au fait que le statut constitue certes une garantie pour les agents, mais aussi pour les employeurs, en les protégeant de toute dérive non maîtrisée. Pensons d'abord à l'intérêt général, au modèle de société que nous voulons ensemble, et aux meilleurs moyens de l'organiser, avant de stigmatiser les uns ou les autres.

  11. 11. caulaunail 10/09/2015, 20h15

    J'aimerais savoir si l'accord PPCR est signé,comment vont êtres reclassés les agents de maîtrise et les agents de maîtrise principaux dans les nouvelles grilles.
    Merci

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