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Ruralité

Marylise Lebranchu assure le service après-vente de la réforme territoriale

Publié le • Par • dans : France

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Marylise Lebranchu © jyc1 / Wikimedia commons

La ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique a commencé par l’Allier et la Creuse une tournée de deux départements ruraux par semaine pour combattre le sentiment d’abandon des élus locaux et prôner des intercommunalités fortes comme seul salut des petites communes.

 

Moulins et Guéret, jeudi et vendredi dernier, dans l’Yonne jeudi et vendredi de cette semaine, puis dans les Vosges et le Jura ou la Haute-Saône en fin de semaine prochaine : après une tournée des régions et des métropoles, Marylise Lebranchu prend son bâton de pèlerin pour parcourir les territoires ruraux et assurer le « service après-vente » de la réforme territoriale.
Dans le but de réduire le nombre de participants à la manifestation du 19 de septembre, organisée par l’AMF, contre la baisse des dotations ? Oui, mais pas seulement. Les déplacements sur le terrain, et notamment dans les zones rurales, vont se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, assure-t-on dans son entourage.

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« Il faut être plus fort pour se faire entendre »

Dans chacun de ses déplacements, la ministre en a profité pour distiller plusieurs messages visant à rassurer les petites communes, répondre aux critiques sur la baisse des dotations et souligner les aspects positifs de la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République).
« Le sentiment d’abandon ne date pas de la loi Notre, c’est l’éloignement des services publics. 19.000 communes de moins de 500 habitants est-ce viable ? Je réponds non », a assené Marylise Lebranchu, soulignant :
« Je crois à la force de l’interco. Il faut être plus fort pour se faire entendre. Une communauté de communes de 5.000 habitants a moins de chances de se faire entendre que si elle passe à 15.000. Des communautés plus fortes permettront aux petites communes de continuer d’exister. » Elle a rappelé qu’elle avait été elle-même présidente d’une com’com rurale (le pays de Morlaix), et qu’à l’idée de passer en agglomération, « c’était la panique générale ». Sans oublier non plus d’indiquer que les communes nouvelles, soutenues par l’AMF, impliquent la fusion -et donc la disparition- desdites petites communes.
« Je dois faire face à des injonctions contradictoires : ceux qui nous disent à Paris que 50 milliards d’économies, ce n’est pas suffisant, qu’il faut en faire 150, me demandent ici ou là de ne pas baisser les dotations de leurs territoires. Si on est d’accord qu’il faut baisser des dépenses publiques, ce n’est pas possible », a-t-elle affirmé, tout en assurant qu’il n’y a « rien de pire qu’une baisse de dotations à gérer. Pourtant, je l’assume ».

« Plus de responsabilités, mais moins de moyens »

Dans la Creuse, « l’explication de la mutation institutionnelle et administrative » a été plutôt bien accueillie, assure le sénateur et ancien président du département, Jean-Jacques Lozach (PS), qui souligne que les dotations spécifiques des territoires ruraux, comme la DETR, ont augmenté, mais attend encore plus de « la mutation énergétique, la desserte énergétique, la réorientation de la PAC, ça tarde à venir. On a l’impression que la mutation de la société va plus vite que la décision publique ».
En revanche, le discours ne passe pas tout à fait dans les intercos rurales : « L’intercommunalité c’est la bonne échelle, mais on ne peut pas donner plus de responsabilités et moins de moyens ! On nous répond ‘agrandissez-vous’, mais chez nous, si on étend le périmètre, il y a moins de recettes. Il faut que l’Etat prenne en compte que ce n’est qu’une petite partie de la réponse pour augmenter nos moyens d’agir, ça ne suffit pas », martèle le président de la communauté d’agglomération du grand Guéret, Eric Correia.

« Il ne faut pas perdre de temps »

En tout cas, la refonte de la carte intercommunale, principal aspect de la loi Notre que Marylise Lebranchu venait défendre, va se mener et tambour battant. Les élus communautaires demandent plus de temps dans la mise en œuvre des fusions intercommunales ? « Cela fait des mois et des mois qu’on en parle, les élus ont eu le temps de réfléchir, les préfets ont été interrogés, ont fait des simulations. Si on prend trop de temps, pendant que vous fusionnez, ce sont des projets nouveaux qui ne sortent pas. Il faut gagner du temps sur la carte intercommunale. la France a besoin de se redresser et vite », martèle la ministre.
« Il ne faut pas rater la marche d’octobre », souligne-t-elle, concernant la première étape des schémas de coopération intercommunale, avec une question clé : « quelle est la bonne taille pour rectifier les périmètres ». Bref, un seul message pour les élus locaux en cette rentrée : à vos crayons !

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