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Disparition

Claude Pernès, maire et pionnier du Grand Paris

Publié le 25/05/2010 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Le patron de l’Association des maires d’Ile-de-France est décédé le 23 mai à l’âge de 66 ans.

Maire parmi les maires. Claude Pernès, président (Nouveau Centre) de l’Association des maires d’Ile-de-France ne faisait pas dans le genre collé-monté. A la tête de l’AMIF depuis 1995, cet ancien locataire des HLM (extra-muros) de la ville de Paris n’avait rien perdu de sa gouaille de « titi ». Le premier magistrat de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) connaissait le marigot du Grand Paris comme sa poche.
Conseiller général entre 1985 et 2004, conseiller régional de 2004 jusqu’en mars 2010, Claude Pernès avait assumé tous les mandats ou presque. Sa carrière avait démarré en 1983, date à laquelle il avait « arraché » sa cité aux communistes.

Militant de Paris Métropole
Les militants d’une métropole forte pouvaient compter sur son appui. A rebours de tant de ses amis de la droite et du centre, Claude Pernès avait pris part à l’aventure de Paris Métropole dès ses prémisses. La conférence métropolitaine – rassemblement de maires à l’origine du syndicat mixte – lui allait comme un gant.
Claude Pernès, proche un temps de Jacques Chirac, refusait de regarder la municipalité « Delanoë » en chien de faïence. Chez lui, assurait-il, l’esprit de coopération était une seconde nature. C’est dans le département de la Seine, au cours des années 20, qu’a été inventée l’intercommunalité avec la création du grand syndicat des eaux, rappelait-il dans nos colonnes début 2008. En 1987, Jacques Chirac, alors premier ministre et maire de Paris, avait évoqué l’idée d’un district urbain. Son successeur à Matignon, Michel Rocard s’était, lui aussi, montré favorable à cette idée. Mais aujourd’hui, les communes riches se marient entre elles et les pauvres peinent à trouver chaussure à leur pied. Pourtant, les problèmes de l’agglomération parisienne sont devenus ceux d’une véritable ville. Il convient d’en finir avec la méthode du consensus selon laquelle tout est bloqué dès qu’un maire manifeste son désaccord. Pour ce faire, il faudra instaurer une gouvernance démocratique du Grand Paris.
Je m’interroge sur l’existence du département confiait-il lors d’une table ronde montée en avril 2008 dans les murs de La Gazette. Affable et patelin, Claude Pernès refusait rarement une sollicitation.

Rosny avant tout
Peu porté dans ses discours sur l’esprit de clocher, l’ancien habitant de Montreuil-sous-Bois avait pourtant refusé l’an passé de rejoindre la communauté d’agglomération Est Ensemble, dominée par la nouvelle colonne vertébrale rose-verte du « 93 ».

Claude Pernès administrait sa ville d’une main de fer. Mes adversaires ont un projet. Moi, j’ai un bilan, répétait-il au fil de ses campagnes municipales. Son héritage, de l’école du cirque aux écoles de la deuxième chance, dont il fut l’instigateur, témoigne du volontarisme de cet homme qui savait que le redémarrage social passe d’abord par l’éducation de notre jeunesse, salue Claude Bartolone, président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis. Sa grande œuvre ? Le centre commercial Domus, le plus grand d’Europe dédié à l’univers de la maison (60 000 m2).

Figure totémique
La sécurité se trouvait en tête des priorités de cet « ami » de Patrick Balkany (UMP). Le président de la commission consultative des polices municipales avait cosigné en 2002 un ouvrage (« Violence : la démocratie en danger ») avec le très musclé Florent Montillot, adjoint au maire d’Orléans.
Lors du grand incendie de l’automne 2005, Claude Pernès avait été maintes fois pris à parti. Les insultes sont mon pain quotidien, confiait-il au printemps suivant à La Gazette. Le maire de Rosny n’en avait cure. Figure « totémique » comme on n’en fait plus, lointain cousin d’André Labarrère à Pau ou de Pierre Mauroy à Lille, l’édile faisait corps avec la moindre parcelle de bitume de sa commune d’adoption. Rosny était l’affaire de sa vie. Sa drogue à haute dose. Il en plaisantait volontiers : Quand je dîne avec des amis, je passe toujours un mauvais quart d’heure lorsque ma femme explique qu’elle ne me voit plus, que je ne suis plus qu’un courant d’air.
Longtemps, les vacances avaient été un étrange supplice pour ce père de quatre enfants. A l’heure de la baignade, il avalait les kilomètres de fax que lui envoyait son cabinet. Au moindre « petit pépin », il quittait la Côte d’Azur pour regagner en voiture sa mairie. Pendant son premier mandat, Claude Pernès était, de son propre aveu, incapable de décrocher.

Le sexagénaire avait mis un peu d’eau dans son vin. Mais les permanences assurées par ses adjoints avaient, à ses yeux, leurs limites : Il est important que je sois au courant d’un accident, que je puisse me rendre sur les lieux. Pour les habitants, la présence d’un adjoint c’est bien, celle du maire, c’est mieux.

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Commentaires

Claude Pernès, maire et pionnier du Grand Paris

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Merci

28/05/2010 03h41

Comme pour tant d’autres, ça aura été un grand honneur et un réel plaisir de travailler avec Claude Pernès. Quelle aventure humaine et professionelle! Il donnait facilement sa confiance et carte blanche parce qu’il savait qu’on lui était loyaux. Bizarre, non? Pour un homme politique… Quel homme d’exception! Un vrai lider humain et humaniste, qui savait où il allait et où il nous amenait, avec une réelle ambition pour ses concitoyens.
Merci Monsieur le Maire, de tout cet apprentissage. Au revoir.

Cybergirl

01/06/2010 08h00

Monsieur Pernès est un grand homme, il manquera à tous les rosnéens…
Rosnéenne depuis 1989, j’ai donc toujours connu ce Maire Exemplaire, au détriment de sa propre famille.
Je me suis un peu identifiée à lui car Montreuilloise de naissance, j’avais quelque point commun. Le projet du Grand Paris m’est à coeur…
Un grand bravo à cet homme, Claude Pernès, qui a su faire bouger le 93.
Tu nous manqueras beaucoup…
Au Revoir,

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