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Climat

A quelles conditions la COP 21 sera-t-elle un succès ?

Publié le 31/08/2015 • Par Laurence Madoui • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

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WWF
« Good luck » : Laurent Fabius aime à rappeler les encouragements prodigués par ses collègues, quand la France a été désignée pays-hôte de la 21ème conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, lors de la COP19 de fin 2013, à Varsovie. Le ministre des Affaires étrangères chercherait-il à se donner du baume au cœur, avant la tenue de ce énième « rendez-vous de la dernière chance » - à l’organisation duquel Paris était seule candidate ?

EN PARTENARIAT AVEC sponsor du dossier A quelles conditions la COP 21 sera-t-elle un succès ?

Le sommet de l’ONU, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 au Bourget (Seine-Saint-Denis), doit parvenir à un consensus mondial sur les moyens de tenir « l’objectif des 2°C » : les engagements attendus des 196 parties (195 pays + l’Union européenne) devront contenir le réchauffement à moins de 2°C d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle.

 

Lire aussi : Pourquoi l’impératif des 2 degrés doit être tenu lors de la conférence climat

 

Cette trajectoire, que la COP15 de Copenhague n’était pas parvenue à tracer en 2009, doit cadrer l’action des Etats et des acteurs non-étatiques (en particulier des collectivités) après 2020, date à laquelle expirera la seconde période (2013-2020) du Protocole de Kyoto (signé en 1997 et courant de 2005 à 2012).

Le texte issu de Paris 2015 doit répondre à quatre critères.

1 – L’universalité

Les engagements climatiques ont jusqu’à présent été le fait des émetteurs « historiques », qui ont porté les première et deuxième révolutions industrielles.

Le Protocole de Kyoto de 1997 visait ainsi 55 pays industrialisés, auxquels étaient fixés des objectifs de réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) relativement modestes (moins 5 % à horizon 2008-12 par rapport à 1990), que seuls l’Union européenne a tenus, avec la Russie et ses anciens satellites (ces derniers pour cause d’effondrement industriel).

La conférence de Paris doit aboutir à un accord englobant, pour la première fois, pays développés et pays émergents, ces derniers rejetant aujourd’hui environ un tiers des GES – dont la Chine est devenue le premier émetteur mondial en 2010.

2 – La différentiation

Pour autant, les efforts demandés aux divers pays doivent tenir compte de leur responsabilité dans l’accumulation de GES dans l’atmosphère, de leur contribution aux émissions actuelles ainsi que de leur niveau de développement.

L’accord qui découlera de la COP21 mènera vers « une autoroute, comportant des voies plus ou moins rapides, selon Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Il s’agit d’une large autoroute, où certains emprunteront la voie rapide, d’autres la voie lente et d’autres encore évolueront entre les deux. Mais il n’y a qu’une seule autoroute menant vers la société décarbonée et à haute résilience. C’est une évolution irréversible », déclarait la diplomate costaricaine lors du sommet mondial Climat et territoires (Lyon, 1-2 juillet 2015).

3 – Les transferts Nord-Sud

Associer les pays émergents à la décrue des émissions de GES (avant la « neutralité carbone » visée pour la fin du siècle) impose d’honorer la promesse faite à Copenhague en 2009 de dégager 100 milliards de dollars par an, d’origine publique et privée, pour soutenir, à compter de 2020, l’atténuation du dérèglement climatique et l’adaptation à ses impacts, dans les pays dénués de responsabilité historique sur ce phénomène.

« Les pays donateurs seront aussi bénéficiaires puisque le CO2 pénalise tout le monde : 1 tonne économisée, à Gao ou à Rocamadour, limite l’effet de serre global », observe l’expert des questions climatiques Pierre Radanne.

Une partie des 100 milliards de dollars annuels proviendra du Fonds vert pour le climat, aujourd’hui doté d’une dizaine de milliards de dollars.

Paris défend par ailleurs le « verdissement » des politiques d’aide au développement : la moitié des soutiens de l’Agence française de développement concerne ainsi des projets « climat ».

En tant que présidente de la COP21, la France entend aussi promouvoir des outils « innovants », telle la taxe sur les transactions financières, dont la faisabilité à l’échelle européenne doit être clarifiée avant la conférence. La Commission européenne évalue à 35 milliards d’euros par an les recettes potentielles de cet outil, qui financerait en partie l’appui aux pays du Sud.

Les fonds mobilisés doivent bénéficier « en premier lieu aux zones les plus vulnérables pour financer l’adaptation aux impacts du changement climatique », déclarait le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, début juillet à Lyon. Où le président François Hollande assurait qu’une « partie de ces fonds (devait) être directement accessible (sans en passer par les Etats, ndlr) aux gouvernements locaux, aux collectivités territoriales, aux territoires ».

Plus encore que la question très politique des 100 milliards de dollars annuels, cruciale pour les pays en développement, se pose celle de la réorientation des investissements dans les infrastructures (environ 5 000 milliards de dollars par an au plan mondial) et des subventions aux énergies fossiles (quelque 500 milliards par an à l’échelle du globe) vers des projets et activités « climato-compatibles ».

Outre l’aide financière, sont attendus des transferts de technologie, auxquels l’Inde est particulièrement attachée.

4 – La force juridique

En théorie, l’accord issu de Paris 2015 doit être légalement contraignant. Ce qui, en pratique, serait clairement un facteur de blocage : un tel texte n’aurait aucune chance d’être ratifié par le Congrès des Etats-Unis, où domine un climato-scepticisme que la majorité républicaine partage avec bon nombre de démocrates. Raison pour laquelle le président Clinton ne lui avait pas soumis le protocole de Kyoto de 1997.

La retenue américaine entraînerait le repli de la Chine : de quoi vider de sa substance le futur texte, dès lors que ces deux pays totalisent près de la moitié des émissions mondiales de GES.

Laurent Fabius s’est d’ailleurs bien gardé de prononcer le terme de « légalement contraignant », début juillet, à Lyon. Pour Pierre Radanne, « il est nécessaire d’aboutir à un accord de cette nature mais ce n’est pas gagnable à Paris, où l’on peut juste viser la mise en place d’une comptabilité commune du carbone, afin de suivre les émissions des divers pays et vérifier le respect des engagements de baisse. C’est cette première étape qu’il faut franchir », estime l’ancien président de l’Ademe.

Le site du ministère des Affaires étrangères indique en effet que « les règles de mesure, de rapportage et de vérification constitueront le cœur de l’accord et devraient être contenues dans la partie juridiquement contraignante du texte ».

Les engagements des Etats sont en outre appelés à être révisés tous les cinq à dix ans. Pour Christiana Figueres, le rehaussement régulier des objectifs fournira une série « d’arrêts sur l’autoroute » vers un monde où le réchauffement n’excède pas 2°C.

Restera à faire adhérer à ce schéma la Chine, réticente à l’idée d’un contrôle international de ses résultats – que mesure aujourd’hui un appareil statistique suspecté d’être moyennement fiable.

Good luck.

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